Burkina Faso : la Police nationale lance son premier commissariat mobile à Ouagadougou

La Police nationale innove. Pour la première fois au Burkina Faso, un commissariat mobile a été mis en service ce mardi 2 septembre 2025. L’initiative vise à rapprocher les services de sécurité des citoyens.

 

Un commissariat qui se déplace vers les citoyens

Le dispositif a été présenté par l’inspecteur général de police, Thierry Tuina, premier responsable de l’institution. Il s’agit d’un camion spécialement aménagé, équipé pour offrir les mêmes services qu’un commissariat traditionnel. Ce sont en effet, des courants : l’établissement de cartes nationales d’identité ; la légalisation de documents ; la patrouilles motorisées ; l’assistance aux victimes ; la collecte de renseignements ; l’actions de sensibilisation.

« Nous avons conçu ce concept pour atteindre les populations et répondre aux questions d’insécurité urbaine », a expliqué Thierry Tuina.

Répondre à un contexte sécuritaire complexe

Le directeur général de la Police nationale a rappelé que la criminalité s’accroît dans un monde instable. Selon lui, il faut adapter en permanence l’écosystème sécuritaire aux réalités locales.

« Nos concitoyens ont besoin de sécurité, socle basique de tout développement humain durable », a-t-il souligné.

Une innovation appelée à se développer

Le commissariat mobile restera d’abord actif dans la commune de Ouagadougou. Mais la Police nationale envisage déjà l’acquisition d’autres véhicules pour déployer ce concept à travers le pays. Une stratégie qui s’inscrit dans la vision de police de proximité et de sécurité au quotidien.

Une initiative saluée par les populations

La cérémonie de lancement a eu lieu dans l’arrondissement n°7, à Nagrin. Les autorités locales et coutumières ont salué une réponse concrète aux besoins de sécurité. Elles voient dans ce projet une avancée pour leur communauté et pour tous les Burkinabè.

Burkina Faso : une nouvelle loi criminalise l’homosexualité et modifie le code de la famille

L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté un code criminalisant l’homosexualité à Ouagadougou, le 1er septembre 2025, afin d’affirmer la souveraineté et redéfinir les règles sociales et familiales du pays.

 

Depuis le 1er septembre 2025, le Burkina Faso dispose d’une loi qui interdit et criminalise l’homosexualité. L’Assemblée législative de transition a adopté à l’unanimité un nouveau code de la personne et de la famille. Le président Ibrahim Traoré doit promulguer ce texte, qui introduit pour la première fois des sanctions contre les pratiques homosexuelles.

Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, les peines prévues vont de deux à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’amendes. Il précise que les ressortissants étrangers reconnus coupables ne seront pas incarcérés, mais expulsés du territoire burkinabè. Jusqu’ici, aucune loi ne ciblait directement les personnes homosexuelles, qui vivaient dans la discrétion.

Cette décision marque donc un tournant juridique et sociétal dans le pays. Au-delà de la question de l’homosexualité, le nouveau code introduit d’autres changements importants. Il modifie notamment les conditions d’accès à la nationalité burkinabè par le mariage et reconnaît désormais les unions religieuses et coutumières.

Pour les autorités, ce texte illustre la volonté du Burkina Faso de réaffirmer son indépendance culturelle et politique. Il reflète également un choix de société ancré dans les traditions locales et distinct des influences extérieures.

 

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Le ministre des Affaires étrangères reçoit les représentants de la Suisse et du Canada

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu ce 1er septembre 2025 la nouvelle Cheffe de la coopération suisse et l’ambassadeur du Canada pour renforcer les liens bilatéraux et préparer de futurs programmes de coopération alignés sur les priorités du Burkina Faso.

 

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu ce lundi 1er septembre 2025 l’ambassadeur du Canada, Tina Guthrie, ainsi que la nouvelle Cheffe du Bureau de la Coopération suisse, Stefanie Burri.

Lors de son audience avec Mme Burri, le ministre a évoqué le futur programme de coopération Burkina Faso–Suisse pour la période 2026-2029, qui s’alignera sur les priorités nationales. La diplomate suisse a souligné son intention de renforcer les initiatives conjointes dans divers domaines en respectant les principes de dialogue, d’écoute et de non-ingérence. Karamoko Jean Marie Traoré a, pour sa part, salué la coopération bilatérale, vieille d’une cinquantaine d’années, et ses résultats satisfaisants au profit des deux peuples. Il a insisté sur la volonté des deux parties de consolider ces liens historiques.

Dans une autre rencontre, le ministre a échangé avec l’ambassadeur du Canada, Tina Guthrie, sur les perspectives de la coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines diplomatique et académique. Ces audiences confirment l’engagement du Burkina Faso à entretenir et développer ses relations internationales.

Burkina Faso : le DGPN reçoit l’Ambassadeur de Chine pour renforcer la coopération sécuritaire

Dans la soirée du 19 août 2025, l’Inspecteur Général de Police Thierry Dofizouho TUINA, Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), a accueilli en audience l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Burkina Faso, ZHAO Deyong, accompagné du chef de chancellerie, M. GU Zhen, et du Directeur Politique, M. TANG Ran.

Selon l’Ambassadeur ZHAO, cette visite s’inscrit dans le cadre du septième anniversaire de la reprise des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine. Elle a permis de réaffirmer l’engagement de la Chine à soutenir le Burkina Faso dans ses efforts de développement, de lutte contre le terrorisme et de consolidation de sa souveraineté.

Le DGPN, se réjouissant de cette visite, a salué la qualité des relations entre les deux pays et a remercié la Chine pour son soutien constant à la Police Nationale, notamment sur les plans logistique, matériel et humain, avec un accent particulier sur le renforcement des capacités et le partage d’expérience.

Cette rencontre, qui a pris des allures de réunion de travail, a également donné l’occasion au DGPN de présenter les progrès réalisés dans la pacification du pays, notamment la reconquête de la quasi-totalité du territoire national, assurant ainsi un environnement sûr pour les investisseurs.

Enfin, la séance a permis de dégager des perspectives de coopération et de soutien futur entre la Police Nationale et les autorités chinoises, avec la participation des directeurs techniques et du Chef de la Division de la Coopération.

La Police Nationale, fidèle à sa mission, confirme ainsi son engagement au service des citoyens et de la sécurité nationale.

Indépendance du Burkina Faso : l’Iran réaffirme son amitié et propose un renforcement des liens

À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, la République islamique d’Iran a renouvelé ses félicitations et exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale.

 

Le 5 août 2025, le Burkina Faso célébrait le 65e anniversaire de sa proclamation d’indépendance. Dans ce cadre symbolique, la République islamique d’Iran a adressé un message officiel de félicitations, saluant le peuple burkinabè et réaffirmant son attachement à des relations solides entre les deux pays.

Une amitié réaffirmée sur la scène diplomatique

« Le ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran présente ses plus sincères félicitations au noble peuple et au gouvernement du Burkina Faso à l’occasion de la fête de son indépendance, et souhaite une plus grande expansion de la coopération entre les deux Nations », a indiqué la diplomatie iranienne dans une publication sur le réseau social X (ex-Twitter).

Ce message s’inscrit dans une dynamique de rapprochement croissant entre Téhéran et Ouagadougou, amorcée depuis l’arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré en 2022. Les deux pays partagent désormais une volonté commune de diversification de leurs partenariats stratégiques, dans un contexte géopolitique régional en recomposition.

Conférence des pays sans littoral : le Burkina Faso appelle à un nouvel ordre économique mondial

À Awaza, la délégation burkinabè appelle à un renforcement des partenariats et à une meilleure inclusion des pays sans littoral dans les circuits économiques mondiaux.

 

Du 5 au 8 août 2025, la ville d’Awaza, au Turkménistan, accueille la 3e Conférence des pays en développement sans littoral (PDSL). Initiée par les Nations unies, cette rencontre vise à élaborer un programme de coopération renouvelé autour du thème « Progresser grâce aux partenariats ».

Le Burkina Faso y est représenté par une délégation de haut niveau, conduite par le ministre d’État, Emile Zerbo, et le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Ces représentants participent activement aux débats, tables rondes et sessions techniques, aux côtés de 31 autres pays sans accès direct à la mer.

Lutter contre une marginalisation structurelle

À l’ouverture, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé un fait marquant : les PDSL représentent 7 % de la population mondiale, mais à peine 1 % du PIB global. Une situation qu’il qualifie de « conséquence d’un système économique mondial inadapté, plutôt que d’une fatalité géographique ».

Les PDSL, dont 15 sont situés en Afrique, doivent relever de nombreux défis. En effet, ils supportent des coûts de transport élevés, dépendent fortement des infrastructures des pays de transit et disposent d’un accès limité aux marchés mondiaux. Le Burkina Faso, en proie à une insécurité persistante, s’efforce malgré tout de maintenir une diplomatie économique active et d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat.

Le Burkina Faso au cœur des réflexions

Dans une déclaration prononcée au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), Emile Zerbo a insisté sur la nécessité d’un changement profond. « Nos pays, en dépit de leur position enclavée, sont porteurs d’innovations et de dynamiques sociales qu’il faut mieux intégrer dans les politiques internationales de développement », a-t-il affirmé.

Le ministre burkinabè a appelé à une plus grande solidarité internationale en faveur des PDSL, soulignant l’importance d’un accès équitable au financement climatique, à l’investissement dans les infrastructures logistiques et à la diversification des économies locales.

Lancement du Programme d’actions d’Awaza

L’un des enjeux majeurs de cette conférence est le lancement du Programme d’actions d’Awaza, une feuille de route ambitieuse qui guidera les politiques de soutien aux PDSL pour la prochaine décennie. Ce programme repose sur quatre priorités :

  1. Renforcer le commerce, le transit et la connectivité régionale ;

  2. Accélérer la transformation structurelle et la diversification économique ;

  3. Appuyer l’action climatique et la résilience aux chocs environnementaux ;

  4. Mobiliser davantage de financements et de partenariats internationaux.

Par ailleurs, ils envisagent de nouer des partenariats avec des organisations comme la Banque mondiale, l’Union africaine ou la BAD pour accompagner les réformes structurelles

Une voix africaine unie pour plus d’équité

La participation des délégations africaines, notamment celles du Burkina Faso, du Niger, du Mali, de l’Éthiopie et de l’Ouganda, a permis de porter une voix continentale commune. Plusieurs représentants ont plaidé pour que les règles du commerce international soient adaptées aux réalités spécifiques des pays sans littoral.

Les discussions se poursuivent jusqu’au 8 août. D’ici là, le Burkina Faso entend renforcer ses alliances et faire entendre sa vision d’un développement fondé sur l’endogénéité, la résilience et la coopération entre pays confrontés aux mêmes défis géographiques.

Burkina Faso : Les intérêts sur les emprunts obligataires UEMOA désormais imposables à partir du 1er août 2025

À compter de ce Vendredi, les intérêts générés par les emprunts obligataires émis dans l’espace UEMOA seront soumis à l’impôt sur les bénéfices au Burkina Faso. Cette réforme marque la fin de l’exonération systématique qui était jusque-là appliquée de fait, sans ancrage légal clair.

 

La décision a été officialisée par une circulaire du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, signée le 23 juin 2025. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre de la Directive n°01/2008/CM/UEMOA, qui prévoit l’exonération des intérêts des emprunts obligataires émis par les États membres. Toutefois, cette disposition n’avait jamais été formellement transposée dans le droit fiscal burkinabè. Résultat : une exonération pratiquée dans les faits, mais juridiquement fragile, ayant généré un manque à gagner fiscal pour le Budget national. Ce qui change à partir du 1er août 2025.

Désormais, les intérêts perçus sur les nouveaux emprunts contractés à partir du 1er août 2025, émis par d’autres États de l’UEMOA (Côte d’Ivoire, Sénégal, Niger, etc.) ou leurs collectivités territoriales, seront imposables au Burkina Faso. En revanche, les titres émis par l’État burkinabè ou ses démembrements (collectivités locales, établissements publics, etc.) restent exonérés.

 Autrement dit : Si vous prêtez à l’État burkinabè, vous restez exonéré d’impôt sur les intérêts. Si vous prêtez à un autre État de l’UEMOA, vous serez imposé sur les intérêts générés. Il faut noter que cette mesure ne s’applique pas rétroactivement : les emprunts contractés avant le 1er août 2025 restent soumis à l’ancien régime.

Santé : Première transplantation rénale réussie au Burkina Faso

Le Burkina Faso a franchi une étape majeure dans son histoire médicale. C 29 juillet 2025, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo a réalisé avec succès la toute première transplantation rénale. L’annonce a été faite ce mercredi par le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, lors d’une conférence de presse.

 

En effet, la rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadeur de Türkiye, de nombreux professionnels de santé et de journalistes. Cette prouesse médicale survient dans une dynamique impulsée par les hautes autorités sanitaires, avec le soutien du chef de l’État. L’objectif est de renforcer durablement le système de santé burkinabè. Mais aussi, d’améliorer la prise en charge des insuffisances rénales chroniques, et réduire les évacuations sanitaires vers l’étranger. Dr Robert Kargougou a salué cette réussite comme un tournant décisif. Pour lui, cette première transplantation rénale marque un pas concret vers la souveraineté sanitaire. Elle illustre également les fruits d’une coopération étroite entre les équipes médicales burkinabè et turques.

« C’est une avancée majeure pour notre système de santé. Cette opération ouvre la voie à d’autres interventions spécialisées au niveau national », a déclaré le ministre.

Le directeur général du CHU de Tengandogo, Lin Somda, a exprimé sa fierté de voir ce projet aboutir après seulement 13 mois de préparation. De ce fait,  il a souligné l’importance du soutien de la Fondation turque de don d’organes. En effet, celle-ci a largement contribué au renforcement des capacités du personnel et à l’aménagement des infrastructures nécessaires. Ali Özer, chef de la délégation médicale turque, à lui, salué l’excellence de la coopération avec les professionnels burkinabè. Il a précisé que la donneuse a été opérée par voie laparoscopique, sans aucune complication. Et le rein greffé fonctionne parfaitement.

Boureima Ouédraogo, urologue au CHU de Tengandogo, a expliqué que cette opération est le résultat de deux années de travail. Il a confirmé que la transplantation s’est déroulée dans des conditions optimales. Avec une donneuse et une receveuse en bonne santé. Pour le Pr Gérard Coulibaly, néphrologue et coordonnateur du Programme national de transplantation, il s’agit d’un véritable soulagement pour les malades. Il a rappelé que ce programme encadre l’ensemble des processus liés au don et à la greffe d’organes, tissus et cellules humaines au Burkina Faso.

En conclusion, le ministre de la Santé a exprimé sa reconnaissance au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour son appui constant. Il a également salué l’engagement des équipes médicales nationales et la coopération fructueuse avec la Türkiye, qui a permis un transfert de compétences bénéfique pour les jeunes médecins burkinabè.

Élection au HCR : la Suisse cherche l’appui du Burkina Faso pour sa candidature

Le Burkina Faso a reçu, le 23 juillet 2025, la candidate suisse au poste de haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés. Une rencontre diplomatique stratégique, dans un contexte marqué par de lourds défis humanitaires au Sahel.

 

Une candidature diplomatique en quête de soutien africain

Le mercredi 23 juillet 2025, la candidate suisse au poste de haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Christine Schraner Burgener, a été reçue à Ouagadougou par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Cette audience s’inscrit dans le cadre d’une tournée visant à solliciter l’appui du Burkina Faso à sa candidature.

Lors de cette rencontre, les deux diplomates ont échangé sur les grands enjeux humanitaires auxquels fait face le pays des Hommes intègres, en particulier la question des déplacés internes, victimes du conflit sécuritaire. Le ministre burkinabè a insisté sur la nécessité de changer de regard sur ces populations. Selon lui, « il faut cesser de voir les déplacés uniquement comme une charge, mais aussi comme des acteurs potentiels du développement ».

Christine Schraner Burgener a salué cette approche, qu’elle a dit partager, affirmant que « l’autonomie des réfugiés et déplacés est essentielle pour construire des solutions durables ». Avant son audience, elle s’était rendue à Kaya pour rencontrer directement des déplacés internes et observer leurs conditions de vie.

Au-delà du simple soutien électoral, cette visite a aussi permis de faire entendre la voix du Burkina Faso sur la scène diplomatique. Le ministre burkinabè a exprimé un souhait clair à la candidate suisse au poste de Haut-Commissaire. Il souhaite qu’elle défende la cause des déplacés internes sahéliens une fois élue au HCR. Il a insisté sur la situation critique au Burkina Faso, au Mali et au Niger, membres de l’AES.

Ce geste de la Suisse illustre l’importance croissante des pays africains dans les élections des grandes institutions internationales. Pour le Burkina Faso, c’est également l’occasion de renforcer ses liens diplomatiques tout en mettant à l’agenda mondial la crise humanitaire qui secoue son territoire.

Burkina Faso : 43 % de la population a moins de 15 ans

Avec 43 % de sa population âgée de moins de 15 ans, le Burkina Faso fait face à une pression démographique qui bouleverse ses équilibres économiques et sociaux. Cette pyramide des âges, révélée par l’INSD en 2019, dessine le portrait d’un pays jeune, mais confronté à de lourds défis structurels.

 

Une dépendance économique élevée

Cette jeunesse, bien que porteuse d’avenir, engendre un taux de dépendance économique élevé. Une large partie de la population n’est pas encore en âge de produire des richesses. Les actifs supportent donc seuls le coût de l’éducation, de la santé et de la protection sociale de millions d’enfants. Ce déséquilibre freine l’épargne des ménages et limite les investissements à long terme.

 

Des services sociaux sous pression

Le poids des jeunes pousse les infrastructures de base à leurs limites. Les écoles, centres de santé et programmes sociaux peinent à répondre à la demande croissante. Chaque année, des milliers d’enfants naissent dans un système qui peine à les accompagner correctement vers l’âge adulte. Faute d’accès équitable à l’éducation et à la santé, ces enfants risquent de devenir une génération sacrifiée.

 

Un dividende démographique à construire

Pourtant, cette jeunesse représente un potentiel économique considérable, à condition de l’intégrer pleinement au marché du travail. Cela suppose des politiques ambitieuses : réforme de l’éducation, création d’emplois décents, soutien à l’entrepreneuriat jeune et accès au financement. Sans cela, le pays pourrait voir naître une instabilité sociale liée au chômage massif des jeunes.

 

Une nécessité de planification

À court terme, l’État devrait renforcer la planification familiale et investir davantage dans la santé reproductive. À moyen terme, il faudrait accélérer l’industrialisation, renforcer les filets sociaux et développer les filières agricoles pour absorber cette main-d’œuvre future.

Le Burkina Faso vit une transition démographique inachevée, où le potentiel cohabite avec le risque. La jeunesse massive du pays appelle une réponse stratégique, volontariste et coordonnée. Sans cela, le poids démographique actuel pourrait devenir un frein au développement durable.

 

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Apres La république Arabe d’Égypte : Le Haut Conseil économique arabe s’engage aux côtés du Burkina Faso

Le « pays des hommes Intègre » continue d’attirer des nation amis. Apres un forum économique entre hommes d’affaires égyptiens et burkinabè ; et la signature d’un mémorandum d’entente en matière de consultations politiques et diplomatiques avec la république Arabe d’Égypte, le Haut Conseil économique arabe a affirmé, ce 22 juillet 2025, son soutien au Burkina Faso à travers une coopération renforcée, marquée par un don de vivres, un appui humanitaire ciblé et l’ouverture prochaine d’un bureau national.

Le Burkina Faso, confronté à une crise humanitaire persistante aggravée par les déplacements internes massifs, vient de bénéficier d’un appui stratégique de la part du Haut Conseil économique arabe. Cette structure, affiliée au système des Nations Unies, s’est engagée à accompagner les autorités burkinabè dans la mobilisation rapide de ressources et dans la promotion de leur cause auprès des instances internationales.

La ministre de l’Action humanitaire, le commandant Passowendé Pélagie Kaboré, a accueilli une délégation du Conseil. Le président du Conseil, Hassan Abuzaid Hani M., conduisait cette délégation en visite officielle. Les deux parties ont échangé sur l’urgence humanitaire et les besoins des populations déplacées. À l’issue de la rencontre, un geste concret a marqué l’engagement du Conseil. La délégation a annoncé la remise de 10 tonnes de vivres. Ces vivres iront aux personnes déplacées internes et aux communautés hôtes les plus vulnérables.

 

Un appui en phase avec les priorités humanitaires nationales

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte d’urgence humanitaire au Burkina Faso, où plus de 2 millions de personnes déplacées ont été recensées depuis le début de la crise sécuritaire. La ministre Kaboré a salué ce soutien comme un signal fort de solidarité arabe, tout en présentant les priorités de son département. Celles-ci reposent sur le Plan national de réponse humanitaire (PNRH) et la Stratégie nationale de relèvement, deux cadres d’intervention axés sur l’autonomisation des bénéficiaires et la réduction de leur dépendance à l’aide d’urgence.

Selon la ministre, le partenariat avec le Haut Conseil ne se limite pas à l’aide ponctuelle. Il vise à renforcer l’impact structurel de l’action humanitaire à travers des mécanismes de financement durables, des projets d’infrastructure communautaire, et des conseils stratégiques aux États membres. Cet engagement s’inscrit dans une dynamique régionale de coopération Sud-Sud.

 

En marche vers l’installation d’un bureau national

L’une des retombées majeures de cette visite est l’annonce de l’ouverture prochaine d’un bureau du Haut Conseil économique arabe à Ouagadougou. Ce bureau servira de relais local pour coordonner les projets de développement, faciliter l’accès aux financements et accompagner la mise en œuvre des initiatives communes.

D’après Hassan Abuzaid Hani M., le Burkina Faso bénéficie aujourd’hui d’une attention particulière en raison de son rôle central dans la zone sahélienne, mais aussi en raison de la résilience affichée par sa population face aux défis sécuritaires et économiques.

 

Une coopération multidimensionnelle

Outre le volet humanitaire, les échanges ont permis d’identifier plusieurs domaines de coopération potentielle : sécurité alimentaire, relèvement économique, infrastructures, autonomisation des femmes, accompagnement des jeunes, transformation locale des ressources, ou encore amélioration des capacités institutionnelles.

Cette approche globale témoigne d’une volonté de passer d’une aide d’urgence à une solidarité structurante, en ligne avec la vision du Burkina Faso pour un développement souverain et inclusif. La présence d’acteurs non étatiques comme le Haut Conseil économique arabe dans la scène humanitaire marque un tournant dans la diversification des partenaires du pays.

 

Une dynamique à suivre

L’engagement du Haut Conseil économique arabe ouvre une nouvelle phase de coopération internationale pour le Burkina Faso, centrée sur la dignité des populations vulnérables et l’efficacité de l’aide. Ce partenariat, encore à ses débuts, sera scruté dans les mois à venir pour en évaluer les impacts concrets sur le terrain.

Quand l’acte se joint à la parole : Un nouveau mémorandum pour intensifier la coopération entre le Caire et Ouaga

Le Burkina Faso et la République arabe d’Égypte ont franchi un nouveau cap diplomatique ce 23 juillet 2025, avec la signature d’un mémorandum d’entente en matière de consultations politiques et diplomatiques. Ce jalon s’inscrit dans la dynamique d’approfondissement des relations entre Ouagadougou et Le Caire.

 

Cette signature intervient dans le cadre de la visite officielle du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Ahmed Mohamed Abdellaty, accompagné d’une importante délégation diplomatique et économique. Accueilli par son homologue burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé l’engagement de son pays à renforcer les liens stratégiques avec le Burkina Faso, sur fond de convergence panafricaine.

Le mémorandum signé vise à institutionnaliser un dialogue régulier entre les deux ministères des Affaires étrangères, avec pour ambition de consolider les axes de coopération. Les domaines ciblés sont vastes : sécurité, énergie, agriculture, infrastructures, transformation alimentaire et pharmaceutique, culture, mais aussi tolérance religieuse et lutte contre l’extrémisme violent.

Cette initiative diplomatique s’accompagne d’un volet économique notable. En effet, plus d’une trentaine d’hommes d’affaires égyptiens ont fait le déplacement à Ouagadougou, illustrant la volonté des deux États d’ancrer cette coopération dans des actions concrètes. Une rencontre économique bilatérale a d’ailleurs eu lieu en parallèle, à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.

Pour le ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, ce rapprochement entre Le Caire et Ouagadougou traduit une vision commune entre les présidents Ibrahim Traoré et Abdel Fattah Al-Sissi, tournée vers une Afrique forte, solidaire et autosuffisante. Il a également souligné que ce partenariat s’inscrit pleinement dans la logique de coopération Sud-Sud portée par la Confédération des États du Sahel (AES).

Ce nouvel accord ouvre ainsi la voie à une coopération stratégique multisectorielle, au service du développement, de la sécurité et de la stabilité des deux pays.

La Russie offre 700 tonnes de vivres au Burkina Faso

La Fédération de Russie a remis officiellement ce 22 Juillet, plus de 700 tonnes de pois cassés jaunes au Programme alimentaire mondial au Burkina Faso. D’une valeur de 2,5 millions de dollars, cette aide alimentaire vise à soutenir les populations vulnérables affectées par la crise sécuritaire. La cérémonie de remise s’est tenue dans les locaux du PAM à Ouagadougou. Elle a vu la présence du Chargé d’Affaires a.i. de Russie et du Directeur pays du PAM. L’aide sera acheminée vers les zones les plus touchées par l’insécurité alimentaire.

 

Rappelons que cette contribution s’inscrit dans les efforts conjoints de la Russie et du PAM pour renforcer la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Mais aussi, elle tend à répondre à l’ urgence humanitaire provoquée par la crise sécuritaire et les déplacements internes.

Lors de la cérémonie, les deux parties ont salué cette collaboration. En effet, le représentant de la Russie a insisté sur le caractère solidaire de ce don, qu’il a qualifié de “geste d’amitié envers le peuple burkinabè”. Il a également rappelé que la Russie reste attachée à la coopération internationale dans le domaine humanitaire, en particulier en Afrique.

Le représentant du PAM a, quant à lui, exprimé la gratitude de l’institution pour cet appui jugé crucial, soulignant que cette cargaison permettra de “nourrir des milliers de personnes vulnérables dans les zones les plus touchées par la faim”.

Ce nouveau soutien russe intervient également dans un contexte géopolitique où la Russie renforce progressivement ses relations bilatérales avec plusieurs pays africains, notamment par le biais de la diplomatie humanitaire. Pour le Burkina Faso, ce type de partenariat apparaît comme un levier important de résilience face aux chocs multiformes qui affectent le pays.

À 70 ans, il parcourt 110 km à vélo pour soutenir Faso Mêbo

À 70 ans, Boureima Kagambèga a pédalé de Manga à Ouagadougou. Objectif : offrir deux sacs de ciment au programme Faso Mêbo. Un geste de foi en l’avenir du Burkina.

 

Un vieux vélo, deux sacs de ciment, 110 kilomètres d’engagement

Mardi 15 juillet 2025. Le soleil s’est levé tôt sur Kalamtoèga, un village de la commune de Manga. À 70 ans, Boureima Kagambèga s’élance sur sa bicyclette, le regard droit, la volonté chevillée au corps. Son but : rallier Ouagadougou, distant de 110 kilomètres, pour soutenir le programme présidentiel Faso Mêbo. Dans son sac, pas de vivres, pas de vêtements. Seulement l’espoir et l’argent pour deux sacs de ciment.

 

Un citoyen qui croit à la reconstruction nationale

« Depuis le lancement de Faso Mêbo, je cherchais un moyen de contribuer », confie-t-il avant le départ.

« J’ai vendu quelques chèvres, économisé sur mes récoltes. Et j’ai réuni de quoi acheter deux sacs de ciment. »

Boureima ne veut pas envoyer l’argent par Mobile Money. Il veut remettre le ciment en mains propres. Pour lui, ce périple est plus qu’un effort physique. C’est une déclaration d’amour à son pays. C’est aussi une manière de répondre, à sa façon, à l’appel lancé par le Capitaine Ibrahim Traoré.

 

Une traversée symbolique

Son vélo est usé, mais solide. À coups de pédales, Boureima traverse les pistes poussiéreuses, les villages encore endormis. Des enfants le saluent. Des commerçants l’encouragent. Quelques jeunes veulent même le suivre. Mais il continue seul. Chaque coup de pédale est un acte de résistance silencieuse, un cri contre le découragement

 

« Je veux faire ma part »

À chaque pause, il raconte son projet avec simplicité.

« Je n’ai pas beaucoup. Mais j’ai le cœur. Si chacun fait sa part, on va bâtir ce pays. »

Ces mots touchent les passants. Certains filment. D’autres offrent un peu d’eau, une banane, un sourire. Le message passe. L’acte inspire. L’engagement populaire prend ici la forme d’un vieil homme, d’un vélo, et de deux sacs de ciment.

 

À l’arrivée, l’émotion

Son visage est marqué par la fatigue, mais son regard brille d’une fierté immense. À l’entrée de Ouagadougou, Boureima est accueilli par des riverains émus. Des photos, des applaudissements, des accolades. Il achète les deux sacs de ciment comme promis. Il demande à les déposer dans un point de collecte officiel.

 

Une action, mille symboles

Ce geste, aussi modeste soit-il, incarne une forme radicale de patriotisme. Loin des discours, il dit tout du lien qui unit les Burkinabè à leur terre. Dans une période difficile, où les défis sont immenses, des hommes comme Boureima rallument l’espérance. Son initiative rejoint celles de milliers d’anonymes qui participent à Faso Mêbo.

 

Faso Mêbo : bien plus qu’un programme

Faso Mêbo est né d’une volonté de reconstruire le Burkina Faso avec ses propres forces. Il mobilise l’État, les collectivités, mais surtout le peuple. Chaque don, chaque chantier, chaque engagement citoyen est un maillon de cette chaîne nationale. Boureima Kagambèga en est désormais un symbole vivant.

 

Quand l’engagement populaire devient contagieux

Depuis la diffusion de l’histoire sur les réseaux sociaux, de nombreux Burkinabè annoncent vouloir faire de même. Des dons de ciment, des collectes communautaires, des actions spontanées voient le jour. L’engagement populaire se propage, s’organise, et devient une véritable force de transformation. Le gouvernement salue ces élans et prévoit de recenser toutes les initiatives individuelles liées à Faso Mêbo.

 

Le pouvoir du geste ordinair

Ce n’est pas la valeur marchande des deux sacs qui émeut. C’est le symbole. Celui d’un homme qui, malgré son âge, refuse l’inaction. Celui d’un citoyen qui croit que l’avenir du Faso repose sur l’action collective, et non sur la plainte. L’engagement populaire, dans sa forme la plus pure, s’est incarné ce 15 juillet entre Manga et Ouaga.

 

Burkina Faso : cinq médailles au Championnat du Monde de MMA GAMMA

Le Ministre des Sports, Roland Somda, a reçu ce jeudi la délégation burkinabè de retour du Championnat du Monde de MMA GAMMA, tenu à São Paulo du 16 au 22 juin 2025.

Conduite par Abraham Mano, président de l’AB MMA, l’équipe a décroché cinq médailles : deux en argent pour Israël Mano, et trois en bronze pour Hamza Kambou, Amadou Traoré et Ben Ali Toé.

Le Burkina Faso accueillera le Championnat du Monde de  MMA GAMMA en juin 2026. Le président mondial de la MMA GAMMA sera en visite en terre burkinabè en août 2025.

Par ailleurs, Dr Gérald Ouédraogo a rejoint la communauté médicale internationale de GAMMA, renforçant la représentation burkinabè dans ce sport en pleine ascension.

Le ministre a salué ces performances et réaffirmé son appui au développement du MMA au Burkina.

FAO : Le Burkina Faso élu au Conseil lors de la 44e session à Rome

Le Burkina Faso a été élu au Conseil de la FAO, lors de la 44e session tenue à Rome. Une avancée diplomatique pour la souveraineté alimentaire.

Une session stratégique pour la souveraineté alimentaire mondiale

Du 28 juin au 4 juillet 2025, la capitale italienne Rome a accueilli la 44e session de la Conférence de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Le Burkina Faso, représenté par Son Excellence Cyrille GANOU/BADOLO, Ambassadeur et Représentante permanente à Rome, a pris une part active aux travaux.

 

Une élection conjointe Burkina-Niger au Conseil de la FAO

Moment fort de cette session : l’élection du Burkina Faso et du Niger au Conseil de la FAO. Les deux pays membres de la Confédération des États du Sahel (CES) ont présenté une candidature conjointe. Celle-ci a été validée pour un mandat de trois ans.

Selon le calendrier adopté, le Niger siègera au Conseil du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2026. Le Burkina Faso prendra le relais du 1er janvier 2027 au 30 juin 2028.

Une participation marquée par un plaidoyer fort

Dans son intervention, l’Ambassadrice Cyrille GANOU/BADOLO a salué les efforts engagés par le Burkina Faso pour atteindre la souveraineté alimentaire. Elle a mis en avant les résultats des initiatives impulsées par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Elle a également lancé un appel à un changement de paradigme dans les partenariats multilatéraux, appelant à plus de justice, de respect mutuel et de solidarité dans la coopération internationale.

 

Des réformes majeures au menu des travaux

Outre les élections, la session a examiné plusieurs points stratégiques :

  • Deux propositions d’amendement des textes fondamentaux de la FAO ;

  • Le Plan à moyen terme 2026-2029 ;

  • Le Programme de travail et le budget 2026-2027 ;

  • Le Cadre stratégique révisé 2022-2031 ;

  • La situation globale de l’alimentation et de l’agriculture.

L’élection d’un nouveau Président indépendant du Conseil a également eu lieu, dans un contexte de redéfinition des priorités mondiales en matière de sécurité alimentaire.

Une reconnaissance pour le Burkina Faso

L’élection du Burkina Faso au sein du Conseil de la FAO représente une avancée diplomatique majeure. Elle vient reconnaître les efforts fournis sur le terrain, mais aussi la volonté du pays de participer activement à la gouvernance internationale des systèmes alimentaires.

Banque mondiale : croissance, inflation et pauvreté en baisse au Burkina Faso

La Banque mondiale a présenté son rapport sur la situation économique du Burkina Faso. L’édition d’avril 2025 met en lumière des signes encourageants de reprise malgré un contexte difficile. Le Burkina Faso, bien que sous contexte sécuritaire difficile, observe de bons résultats.

Une croissance économique portée par les services

Selon la Banque mondiale, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est passée de 3 % en 2023 à 4,9 % en 2024. Cette amélioration est attribuée principalement au secteur des services, qui contribue à 3,1 points de pourcentage (PP). L’agriculture, soutenue par une amélioration progressive de la sécurité, a ajouté 1,9 PP.

Inflation en hausse, mais contenue

Le taux d’inflation est passé de 0,7 % en 2023 à 4,2 % en 2024, sous l’effet de l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de l’énergie. Ce taux reste supérieur à la moyenne régionale de l’UEMOA, qui s’établit à 3,6 %.

La Banque mondiale prévoit cependant une baisse à 3 % en 2025, à mesure que les contraintes d’approvisionnement s’estompent.

La pauvreté en net recul, surtout en milieu rural

Malgré la hausse des prix, le taux d’extrême pauvreté est en diminution. Il est passé à 23,2 %, avec une baisse plus marquée en zone rurale (-3,5 PP) qu’en zone urbaine (-1,6 PP).

Déficit budgétaire maîtrisé, dette en baisse d’ici 2027

Le déficit budgétaire s’est réduit, passant de 6,5 % à 5,6 % du PIB entre 2023 et 2024. Cette amélioration est due à la baisse des dépenses publiques, notamment de la masse salariale et des subventions, ainsi qu’à une meilleure mobilisation des recettes.

La Banque mondiale recommande de poursuivre cet effort pour ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici à 2027, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA.

L’accès à l’électricité, principal défi structurel

En 2023, seulement 26 % des ménages burkinabè avaient accès à l’électricité. En milieu rural, ce chiffre tombe à 7 %. Pourtant, le potentiel solaire du pays est immense, estimé à 96 GWc, soit 129 fois la capacité actuelle de production (738,5 MW).

La Banque mondiale préconise des réformes et investissements massifs dans tous les segments du secteur électrique pour améliorer l’accès.

 

Des perspectives positives à l’horizon 2027

Le rapport prévoit que la croissance économique atteindra 5 % d’ici 2027, tandis que l’inflation devrait se stabiliser à 3 %. La pauvreté, quant à elle, continuerait de baisser à un rythme d’environ 1 point de pourcentage par an.

Le rapport de la Banque mondiale met en évidence une résilience économique croissante du Burkina Faso. Toutefois, des efforts restent nécessaires, notamment dans le secteur énergétique et dans la réduction des inégalités sociales.

 

 

 

 

Médaille de Bronze en Poche: les badistes burkinabè créent la surprise à l’Air Badminton africain

Sur les plages du Ghana, où le sable brûle autant que les regards des compétiteurs, les athlètes burkinabè ont fait vibrer l’Afrique de l’Ouest. Du 1er au 6 juillet 2025, sans expérience du jeu sur plage, ils ont pourtant décroché une médaille de bronze historique à l’issue du Championnat d’Afrique d’air Badminton de la zone 2

 

Une première participation et déjà une place sur le podium

Au bord de la mer, les raquettes burkinabè ont frappé plus fort que les préjugés. Face à des adversaires plus aguerris à l’air Badminton, les représentants du Faso ont résisté au vent, au sable, à la chaleur… et à tous les pronostics.

« Sans plage, personne ne croyait vraiment en nos chances », glisse l’un des encadreurs.

« Et pourtant, nous avons hissé notre drapeau sur le podium. »

L’équipe s’est d’abord confrontée aux géants de la sous-région : Nigeria, Ghana, Sierra Leone. Des confrontations intenses, rythmées par la poussière et les cris des supporters, avec pour seul décor, l’océan. Les Burkinabè ne se sont pas contentés de figurer : ils ont brillé. En remportant plusieurs matchs clés, ils s’ouvrent la voie de la demi-finale.

Malgré une courte défaite à ce stade, les badistes du Burkina Faso rebondissent lors du match de classement pour arracher une troisième place, inattendue mais méritée. L’euphorie était totale. Les cris de joie, les accolades, les drapeaux agités… tout rappelait une victoire finale.

 

Plus de 100 athlètes venus de 11 pays

Ils s’étaient tous donné rendez-vous pour cette compétition inédite. Dans cette marée humaine d’ambition et de sueur, la délégation burkinabè s’est taillée une place parmi les meilleurs. Ce bronze vaut de l’or, car il symbolise une percée dans une discipline encore jeune au pays.

« Cette médaille, c’est la preuve qu’avec de la volonté, du cœur et un peu de sable, on peut tout accomplir », commente un joueur, les pieds encore pleins de sel et l’âme fière.

L’air Badminton, version outdoor du badminton classique, se pratique sur des terrains non conventionnels, notamment des plages. Un défi logistique pour le Burkina Faso, pays sans façade maritime. Pourtant, l’équipe nationale a su s’adapter, s’entraîner sur des terrains sablonneux improvisés, parfois à la lisière de Ouagadougou.

Ce parcours inspirant nourrit déjà les rêves. À peine rentrés, les joueurs évoquent de nouvelles ambitions : un camp d’entraînement permanent, des tournois locaux, la préparation de la prochaine édition. Le Burkina veut désormais s’ancrer durablement dans la discipline.

Emploi des jeunes : le Burkina Faso veut renforcer sa coopération avec l’OIT

En vue de renforcer les politiques d’emploi et d’entrepreneuriat des jeunes. Le Directeur de Cabinet du Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi (MSJE). Monsieur Evariste Metuole Dabiré, a accordé une audience à Madame Ndeye Coumba Diop. La directrice du Bureau de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Abidjan. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique d’un Partenariat OIT Burkina, en vue d’une collaboration entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers pour la promotion d’un développement économique inclusif.

 

Trois axes majeurs de coopération

La responsable régionale de l’OIT, dont le bureau couvre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), la Côte d’Ivoire et le Bénin, a exprimé la volonté ferme de son institution d’accompagner le ministère Burkinabè en charge de l’emploi dans la mise en œuvre de son agenda stratégique.

Les échanges ont porté principalement sur trois domaines prioritaires :

  • La création d’emplois décents pour les jeunes,
  • La formalisation de l’économie informelle,
  • Le renforcement de l’entrepreneuriat.

À ce titre, Madame Diop a évoqué plusieurs leviers d’action. Ce partenariat OIT Burkina pourrait mobiliser un soutien aux efforts du gouvernement burkinabè, notamment l’organisation d’un Salon national de l’Emploi. Ce cadre permettrait un dialogue structuré entre les institutions, les employeurs, les jeunes chercheurs d’emploi et les partenaires au développement autour des défis du marché du travail.

 

Une coopération en phase avec les priorités nationales

Pour sa part, Monsieur Evariste Metuole Dabiré a salué l’intérêt manifeste de l’OIT. Il a souligné la cohérence de cette coopération avec les ambitions nationales en matière d’autonomisation des jeunes. Aussi a t-il rappelé que le département ministériel accorde une place centrale à la lutte contre le chômage. En particulier dans les zones vulnérables, et que toute initiative structurante visant à améliorer l’accès des jeunes à des activités génératrices de revenus est la bienvenue.

Ce partenariat OIT Burkina ouvre ainsi la voie à une coopération renforcé entre le MSJE et l’OIT, dans un contexte où la jeunesse burkinabè représente un levier stratégique pour la résilience économique et sociale du pays.

 

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Terrorisme : « J’ai été enrôlé dans le terrorisme » : le cri d’alerte d’un jeune repenti du groupe Nousra

C’est avec le regard droit, la voix tremblante mais assurée, que Daouda, 18 ans, un repenti du terrorisme a choisi de parler. Ancien membre du groupe terroriste Nousra, il a décidé de raconter son histoire. Pour prévenir, alerter et  éviter que d’autres jeunes ne tombent, comme lui, dans ce qu’il appelle aujourd’hui un piège mortel.

« Je m’appelle Daouda. J’ai été enrôlé dans le terrorisme. Aujourd’hui, je veux mettre en garde mes frères. »

Il n’avait que 16 ans lorsqu’il a rejoint les rangs de Nousra. Une décision prise sous l’influence d’un ancien camarade de classe, revenu au village avec de l’argent, une moto, et des discours bien rôdés.

« Ils envoient souvent des jeunes comme moi, qu’on connaît. Ils promettent l’argent, une formation, parfois même des femmes. »

Séduit, Daouda accepte. Il part, convaincu qu’un avenir meilleur l’attend. Mais très vite, la réalité le frappe de plein fouet.

« Là-bas, c’était la misère. On dormait dehors. On manquait de tout. Si les chefs ne réussissaient pas à voler ou à piller, c’était à nous de vendre nos propres affaires pour financer le groupe. »

Pas de salaire. Pas de formation. Juste la peur, les ordres, les punitions. Et l’angoisse permanente d’être tué lors des affrontements.

C’est grâce à une opération des Forces de défense et de sécurité (FDS) qu’il parvient à s’échapper. Depuis, il vit caché, aidé par les autorités. Il a décidé de témoigner, convaincu qu’il peut encore sauver d’autres jeunes.

« Ne croyez pas à leurs mensonges. Vous n’y trouverez rien d’autre que la souffrance. Restez avec vos familles. Travaillez. Dénoncez ceux qui veulent vous enrôler. »

Son message est clair. Et les autorités l’appuient. Les FDS et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) intensifient leurs opérations. Elles appellent tous les combattants à déposer les armes.

« Sinon, ils seront traqués, éliminés, et ne serviront que de repas aux charognards », préviennent les forces armées.

Ces derniers mois, plusieurs groupes de terroristes, affaiblis, ont choisi de se rendre. Les offensives les repoussent chaque jour un peu plus loin dans les brousses et forêts.

Quant à ce repenti du terrorisme, il espère tourner la page. Il veut se reconstruire, aider les autres, et témoigner aussi souvent que nécessaire.

« J’ai survécu. Et maintenant, je veux aider les autres à ne pas sombrer. »

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Burkina : le président de transition appelle au « calme » et à la « prudence »

Le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba prône l’apaisement alors que la situation sécuritaire reste confuse à Ouagadougou où des tirs nourris sont entendus depuis la nuit de jeudi.Les vieux démons se réveillent encore au Burkina Faso.

Le pays des hommes intègres, dirigé par une junte après le renversement du président Roch Marc Christian Kaboré, est actuellement secoué par « un mouvement d’humeur de certains éléments des Forces armées nationales » de l’aveu des autorités de transition.

Au regard de la situation, pour le moins confuse, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, le président du Faso, a invité « les populations à observer la plus grande prudence et à rester calme face à certaines informations qui circulent notamment sur les réseaux sociaux » dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence de la République.

Poursuivant, l’actuel homme fort de Ouagadougou indique que « des pourparlers sont en cours pour ramener le calme et la sérénité ». Jusque-là, « aucun membre du gouvernement n’a été arrêté. C’est une crise interne à l’armée et les échanges se poursuivent au sein de la grande muette pour un dénouement sans écueils », a précisé le porte-parole du gouvernement, Wendkouni Lionel Bilgo, à la télévision privée BF1.

Arrivé au pouvoir en janvier dernier, le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba avait promis de relever le défi de la guerre contre les groupes jihadistes responsables de la déstabilisation du Nord du pays. Pourtant, après neuf mois de transition, le chef de l’État burkinabè ne semble pas en mesure de mettre fin à l’insurrection jihadiste qui continue même à gagner du terrain.

Ces dernières semaines, plusieurs incidents liés à l’activité des insurgés islamistes affiliés à Al Qaïda ou à l’État islamique ont été enregistrés dans la région du Sahel, au Nord du pays. C’est le principal foyer jihadiste au Burkina.

Les deux dernières attaques meurtrières visant des convois d’approvisionnement sous escorte militaires à Djibo, à plus de 200 kilomètres au Nord de Ouagadougou, illustrent la détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays du Sahel.

Burkina Faso : Blaise Compaoré de retour, huit ans après sa chute

Exilé depuis octobre 2014 en Côte d’Ivoire, l’ancien chef de l’Etat est arrivé jeudi en début d’après-midi dans la capitale burkinabé.Annoncé à 12 heures 30, l’avion transportant l’ancien président burkinabé arrivé a atterri à la base militaire de Ouagadougou, peu avant 14 heures.

Blaise Compaoré est accompagné de son épouse Chantal Terrasson de Fourgès Compaoré et du ministre ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur.

En exil en Côte d’ivoire depuis 2014 après son départ du pouvoir précipité par un soulèvement populaire, Blaise Compaoré va participer vendredi 8 juillet à une rencontre qui doit réunir les anciens chefs de l’Etat burkinabé et le président de la transition, le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba.

Cette rencontre de « haut niveau » s’inscrit dans le cadre de la réconciliation nationale, un thème cher à la junte au pouvoir à la recherche de solutions contre l’insécurité dans le Nord et l’Est du pays liée à l’activité de groupes jihadistes affiliés à l’Etat islamique ou à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Mais le retour temporaire de Blaise Compaoré n’est pas du goût d’une partie des burkinabé. Les avocats des ayant-droits de Thomas Sankara et de ses douze compagnons assassinés le 15 octobre 1987 ont demandé son arrestation à sa descente d’avion.

Blaise Compaoré qui a régné sur le Burkina Faso pendant 27 ans, a été condamné à la perpétuité par le tribunal militaire de Ouagadougou pour l’assassinat de Thomas Sankara. A la suite de ce verdict, un mandat d’arrêt avait été décerné à son encontre.

Mercredi 6 juillet, le gouvernement burkinabé a précisé dans un communiqué que la rencontre prévue demain « n’entrave pas les poursuites judiciaires engagées contre certains ».

Procès Sankara au Burkina Faso : l’ex-président Blaise Compaoré condamné à la perpétuité

L’ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a été condamné à la perpétuité dans le cadre du procès Sankara, a annoncé mercredi le tribunal judiciaire de Ouagadougou.

Le tribunal militaire de Ouagadougou a rendu son jugement, mercredi 6 avril, dans l’affaire des assassins présumés de l’ancien président burkinabè Thomas Sankara. Quatorze accusés comparaissaient dans ce procès, notamment l’ancien chef d’État Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando, son chef de la sécurité. Blaise Compaoré a été condamné à la perpétuité.

Le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987.

Le général Diendéré purge déjà une peine de 20 ans de prison pour sa participation à une tentative de coup d’État en 2015, un an après la chute de Blaise Compaoré suite à une insurrection populaire.

Les trois hommes sont condamnés pour « attentat à la sûreté de l’État ». Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont également reconnus coupables de « complicité d’assassinat » et Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir mené le commando qui a tué Thomas Sankara, d' »assassinat ». Ils ont quinze jours pour faire appel de ces lourdes sentences.

Les juges sont allés au-delà des réquisitions du Parquet militaire, qui avait demandé 30 ans de prison contre Blaise Compaoré et Kafando, et 20 ans contre Gilbert Diendéré.

Huit autres accusés ont été condamnés à des peines allant de trois ans à vingt ans de prison. Trois accusés, enfin, ont été acquittés.

Source : France 24