Burkina Faso : 74 % du territoire désormais sous contrôle de l’État

Le gouvernement burkinabè annonce une avancée majeure dans la lutte sécuritaire, avec 74 % du territoire national reconquis en 2025.

 

La dynamique de reconquête du territoire burkinabè s’intensifie. 74 % de l’espace national est désormais sous contrôle des autorités, selon les chiffres communiqués vendredi par le Premier ministre devant l’Assemblée législative de transition.

Présentant son exposé sur la situation de la Nation, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que l’année 2025 a été marquée par une avancée significative des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’insurrection jihadiste.

Ce taux de 74 % traduit une progression de plus de trois points comparativement aux 72,70 % annoncés en août 2025 par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général Célestin Simporé. Il confirme la poursuite de la dynamique engagée par les autorités de la transition.

En août dernier, le général Simporé avait déjà relevé une amélioration constante, avec 70,89 % du territoire sécurisé en décembre 2024, puis 71 % sur l’ensemble de l’année 2024, contre 69 % en 2023.

Dans le détail, le chef du gouvernement a fait état de résultats tangibles sur le terrain : 442 villages libérés, 73 préfectures et mairies rouvertes, plus de 600 établissements scolaires et 38 structures sanitaires remis en service.

Ces progrès font suite aux succès militaires évoqués en juin 2025 par le ministre de la Défense, notamment la reconquête de la vallée du Sourou, la stabilisation de Diapaga et de Djibo, le redémarrage de la mine de Boungou, ainsi que le retour progressif de l’administration dans des zones longtemps hors de contrôle.

Pour soutenir cet effort, Jean Emmanuel Ouédraogo a souligné un renforcement significatif des effectifs, avec le recrutement de 16 000 militaires, 2 000 policiers et près de 15 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Le Fonds de soutien patriotique a, quant à lui, mobilisé 222 milliards de francs CFA en 2025.

Pour les autorités burkinabè, cette progression territoriale constitue un indicateur clé de redressement face à l’insurrection jihadiste qui affecte le pays depuis 2015, entraînant des milliers de morts, des déplacements massifs de populations et deux coups d’État en 2022.

Burkina Faso : le gouvernement adopte le Plan RELANCE 2026-2030

Le Conseil des ministres burkinabè a validé le Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement évalué à 36 000 milliards FCFA, axé sur la sécurité, la gouvernance et la transformation économique.

 

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi la session hebdomadaire du Conseil des ministres. À l’issue de la rencontre, le ministre porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que plusieurs rapports ont été examinés et d’importantes décisions arrêtées en vue d’assurer le bon fonctionnement de l’État et d’améliorer les conditions de vie des populations, conformément aux orientations de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté plusieurs projets de décrets, dont celui portant validation du Plan RELANCE, nouveau cadre national de développement couvrant la période 2026-2030. Présentant le document, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a précisé que ce plan est estimé à 36 000 milliards de francs CFA, dont près des deux tiers devraient être mobilisés à partir de ressources souveraines.

Selon Dr Nacanabo, le Plan RELANCE repose sur quatre axes stratégiques majeurs, à savoir :

– le renforcement de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix ;

– la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ;

– le développement du capital humain ;

– le développement des infrastructures et la transformation structurelle de l’économie.

À travers la mise en œuvre de ce nouveau référentiel, les autorités burkinabè ambitionnent notamment la reconquête intégrale du territoire national, la réduction du taux de pauvreté de 42 % à 35 %, l’augmentation de l’espérance de vie de 61 à 68 ans, ainsi que le triplement de la capacité énergétique, qui devrait passer de 685 mégawatts à plus de 2 500 mégawatts.

« Ce plan doit être perçu comme celui de l’ensemble des Burkinabè. Sa réussite repose sur une forte mobilisation communautaire et des mécanismes d’évaluation annuels rigoureux », a souligné le ministre de l’Économie et des Finances.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le gouvernement du Burkina Faso a dissous tous les partis politiques.

Le gouvernement burkinabè a acté la dissolution de l’ensemble des partis politiques, une décision présentée comme un acte fort de refondation de l’État.

Le Conseil des ministres burkinabè a adopté, ce jeudi, un décret actant la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays, ainsi qu’un projet de loi mettant fin aux textes régissant leur fonctionnement. Présentée comme une mesure de refondation de l’État, cette décision vise, selon les autorités, à préserver l’unité nationale face aux dérives du système partisan.

Le Burkina Faso amorce ainsi un virage décisif de son organisation politique. Réuni sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a entériné la dissolution de tous les partis et formations politiques légalement reconnus.

D’après le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette décision s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) et du processus de refondation engagé par les autorités de la Transition.

Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a expliqué que cette mesure découle « d’un diagnostic approfondi du système partisan », lequel a mis en évidence « de nombreuses dérives dans l’application du cadre juridique régissant les partis et formations politiques ».

Pour le gouvernement, la prolifération des partis a favorisé des clivages profonds au sein de la société, contribuant à la fragilisation du tissu social. À travers cette décision, les autorités entendent renforcer l’unité nationale, améliorer la cohérence de l’action publique et préparer une réforme en profondeur de la gouvernance politique.

Le décret adopté prévoit que les biens et le patrimoine des partis dissous soient transférés à l’État. En parallèle, un projet de loi abrogeant les textes relatifs au fonctionnement et au financement des partis politiques, ainsi que le statut du chef de file de l’opposition politique, sera soumis à l’Assemblée législative de transition « dans les meilleurs délais », a assuré Émile Zerbo.

Cette décision constitue un tournant majeur dans la vie politique burkinabè, dont les implications institutionnelles et démocratiques restent à apprécier.

Niamey : Tiani pointe du doigt des « sponsors » après l’attaque de la base.

Après l’attaque contre la base aérienne 101 de Niamey, le président Abdourahamane Tiani a adressé un avertissement ferme aux soutiens présumés des assaillants.

 

En visite sur le site de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le président nigérien Abdourahamane Tiani a salué la réaction rapide des forces de défense et de sécurité après l’attaque armée ayant visé la base aérienne 101. Il a, dans le même temps, adressé un avertissement ferme aux États et personnalités qu’il accuse d’avoir soutenu les assaillants.

Le chef de l’État s’est rendu jeudi sur les lieux de l’attaque survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier. Face aux forces de défense et de sécurité, il a tenu un discours offensif, mettant en cause ce qu’il qualifie de sponsors extérieurs de cette tentative d’infiltration armée.

« La base aérienne, qui abrite également l’aéroport international, a fait l’objet d’une tentative d’infiltration par des mercenaires téléguidés. Il était important pour nous de venir saluer l’ensemble des forces de défense et de sécurité, ainsi que nos partenaires russes, pour leur prompte réaction », a déclaré Abdourahamane Tiani.

Selon le président nigérien, la riposte rapide a permis de contenir l’attaque en moins de vingt minutes. « L’ennemi a été totalement mis en déroute. Certains ont été neutralisés sur le champ, d’autres l’ont été dans leur fuite et leur panique », a-t-il affirmé.

Le chef de l’État a félicité « l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour la coordination de leur action », tout en saluant « le professionnalisme des partenaires russes chargés de la sécurisation de leur secteur ».

Dans un ton particulièrement ferme, Abdourahamane Tiani a directement mis en cause plusieurs dirigeants étrangers, qu’il accuse d’avoir soutenu les assaillants. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment écoutés aboyer et qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à nous écouter rugir », a-t-il lancé.

Cette sortie intervient au lendemain d’une attaque repoussée par les forces de défense nigériennes. Selon le ministère de la Défense, vingt assaillants ont été neutralisés et onze autres interpellés.

Lors de la fuite des assaillants, trois avions civils stationnés sur le tarmac ont été touchés par des tirs, dont un Airbus A319 d’Air Côte d’Ivoire. Aucun passager ni membre d’équipage n’a toutefois été blessé.

Le président nigérien a conclu son intervention en réaffirmant la vigilance du Niger face à toute tentative d’ingérence extérieure. Il a également appelé la population à soutenir les forces de sécurité et à signaler tout comportement suspect.

Détonations nocturnes près de l’aéroport de Niamey, zones militaires ciblées

Des explosions et des échanges de tirs ont été signalés dans la nuit de mercredi à jeudi près de l’aéroport international Diori Hamani.

Dans la nuit du mercredi au jeudi 29 janvier 2026, entre minuit et une heure du matin, de violentes détonations suivies d’échanges de tirs ont retenti aux abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Plusieurs vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont montré le ciel de la capitale nigérienne brièvement illuminé par des explosions.

D’après des sources concordantes, des tirs de projectiles assimilés à des mortiers auraient visé un périmètre sensible abritant notamment la base aérienne 101 de l’armée nigérienne ainsi que l’état-major de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (FU-AES).

Le secteur concerné comprend également un site de stockage d’uranium destiné à l’exportation, actuellement au centre d’un différend opposant l’État du Niger au groupe français Orano. Face à la situation, les forces de défense et de sécurité sont intervenues rapidement afin de sécuriser la zone et rétablir l’ordre.

À ce stade, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités nigériennes sur la nature exacte des faits ni sur un éventuel bilan humain. Les circonstances de l’incident restent à clarifier et plusieurs pistes sont encore examinées.

Si l’hypothèse d’une attaque terroriste circule dans certains milieux, en raison de rumeurs persistantes, celle d’un incident d’une autre nature n’est pas formellement écartée. Des interpellations auraient été opérées, selon des témoignages de riverains. Le calme est toutefois revenu dans la capitale nigérienne.

Maréchal Déby attendu à Paris pour redéfinir les relations Tchad-France

Deux mois après la fin de l’accord de défense, le président tchadien Maréchal Déby Itno est à Paris pour renforcer la coopération bilatérale avec la France.

 

Le président tchadien, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, est à Paris ce mardi 28 janvier 2026 pour une visite officielle, à l’invitation du président français Emmanuel Macron. Cette rencontre intervient deux mois après la résiliation par N’Djamena de l’accord de défense signé avec la France en 2019.

Selon la présidence tchadienne, la visite a pour objectif de consolider les liens bilatéraux et de revisiter la coopération entre les deux pays, dans un esprit de dialogue et de respect mutuel. Au programme, un entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État pour discuter de questions d’intérêt commun sur les plans bilatéral, régional et international.

À son départ de N’Djamena, le président Déby Itno a été salué par le Premier ministre, l’ambassadeur Allah-Maye Halina, le général Yangmargue Beh Félix, chef d’État-Major général des armées, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et responsables de la présidence.

Cette visite intervient plus d’un an après l’annonce par le Tchad de la résiliation de l’accord de coopération en matière de défense avec Paris, une décision présentée à l’époque comme un « tournant historique » par le gouvernement tchadien, visant à renforcer sa souveraineté et à redéfinir ses partenariats stratégiques.

Il s’agit du deuxième déplacement officiel du Maréchal Déby en France depuis son investiture en mai 2024, après sa participation au Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre 2024. Le Tchad demeure un partenaire clé de la France dans le Sahel, notamment dans les domaines de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme.

Transport urbain : 375 nouveaux bus pour renforcer la mobilité à Ouagadougou

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a remis 375 bus à la SOTRACO, portant à 530 le nombre total de véhicules acquis par l’État pour améliorer durablement le transport urbain.

 

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, mardi 27 janvier 2026 à Ouagadougou, à la remise officielle de 375 bus à la Société de transport en commun (SOTRACO). Le parc automobile de la Société de transport en commun (SOTRACO) connaît un nouveau renforcement avec la mise à disposition de 375 bus supplémentaires. Cette dotation vient s’ajouter à un premier lot de 155 bus réceptionné en août 2025, portant ainsi à 530 le nombre total de bus mis à la disposition de la SOTRACO par les autorités burkinabè. La cérémonie de remise des clés des 375 véhicules a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ce mardi 27 janvier 2026, dans la capitale burkinabè.

« Faites-en un usage responsable, avec rigueur et professionnalisme, afin que ce lot historique de 530 bus puisse renforcer durablement le parc de la SOTRACO », a exhorté le chef du gouvernement à l’issue de la cérémonie. Il a indiqué que cette dotation vise à améliorer significativement la mobilité des populations burkinabè, en particulier celle des élèves et des étudiants.

Pour le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, la réception de ces nouveaux engins constitue une source de satisfaction majeure. Il a rappelé que la question de la mobilité des populations est un enjeu essentiel du développement et une priorité pour le Président du Faso. « La SOTRACO a déjà engagé des mesures pour garantir un bon usage des bus et nous l’encourageons à poursuivre dans cette dynamique », a-t-il rassuré. Estimant que l’État a joué pleinement son rôle, il a appelé les usagers à faire preuve de civisme afin de préserver le matériel. « Les bus ne doivent pas devenir des lieux d’incivisme », a-t-il averti.

S’agissant de la répartition des bus, le ministre a précisé que les régions disposant d’universités sont prioritaires. Le directeur général de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, a pour sa part indiqué que des études ont été menées dans l’ensemble des villes universitaires afin d’évaluer les besoins réels. En plus du réseau Ouagadougou–Koudougou–Bobo-Dioulasso–Ouahigouya–Dédougou, un nouveau réseau reliant Kaya, Fada et Tenkodogo, ainsi que Koupéla et Banfora, est en cours de mise en place. « Les études pour les axes Gaoua et Manga sont en voie d’achèvement », a-t-il précisé.

Concernant la sécurisation et l’entretien des bus, le directeur général a assuré que plusieurs actions sont en cours. « Des parkings sont en cours d’aménagement, des équipements de lavage automatique seront installés et le système de maintenance sera renforcé », a-t-il souligné. Prenant la parole, le président de Vista Group Holding, Simon Tiemtoré, a réaffirmé l’engagement de sa structure à accompagner l’État dans la mise en œuvre des grands projets structurants. « Nous remercions le gouvernement pour la confiance placée en notre institution en tant que partenaire stratégique dans cette réalisation », a-t-il conclu.

Ouagadougou : Mikaïlou Sidibé au front pour accélérer les grands chantiers urbains

En visite sur plusieurs chantiers structurants de Ouagadougou, le Ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a évalué l’avancement des travaux, levé des contraintes techniques et réaffirmé l’engagement du gouvernement à livrer des infrastructures modernes dans les délais.

 

Le Ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a conduit ce mardi 27 janvier 2026 une visite de terrain sur plusieurs chantiers majeurs de la ville de Ouagadougou. De Silmiougou à Zafara Plaza, en passant par le site de Cissin 2020, cette sortie visait à apprécier le niveau d’exécution des travaux et à apporter des solutions aux contraintes techniques constatées.

La tournée a démarré à Silmiougou, localité située dans l’arrondissement 8, au nord-ouest de la capitale burkinabè. Sur place, la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) conduit d’importants travaux de voirie et d’assainissement. Le taux d’avancement global du chantier est estimé à près de 70 %.

Le Ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, s’est félicité de la matérialisation progressive des caniveaux et des différentes couches de base du bitume. Il a également salué les actions sociales entreprises en faveur des populations riveraines, notamment la réalisation d’un forage et de latrines au profit de l’école primaire publique de Silmiougou.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue sur la voie d’accès de Rimkieta, longue de 6,8 km, ainsi que sur un programme comprenant 50 km de routes en terre et des infrastructures sociales. Si la première phase du projet affiche un taux d’exécution de 83 %, la seconde est confrontée à des difficultés liées aux remontées d’eau et au déplacement des réseaux de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

« Un calendrier d’achèvement nous a été transmis, indiquant une fin des travaux prévue pour la fin du mois d’avril », a expliqué Parfait Kondia, chef de la mission de contrôle de Global Ingénierie et Expertise (GiE), en charge du suivi des travaux de bitumage. Face à ces contraintes, le Ministre a instruit les équipes techniques afin que ces obstacles ne ralentissent plus l’évolution du chantier.

À Cissin 2020, la SONATUR déploie le projet de construction de 38 triplex écologiques. Au-delà de la simple commercialisation de parcelles, la société s’inscrit désormais dans une dynamique de livraison de logements modernes. Sur le site, le Ministre a constaté un chantier en pleine activité.

« Le chantier est très dynamique. L’entreprise nous a assuré qu’elle va réduire de moitié le délai d’exécution afin de permettre une livraison rapide des villas », a déclaré Mikaïlou Sidibé.

La visite a pris fin à Zafara Plaza, à Ouaga 2000. Ce complexe moderne, issu d’un partenariat public-privé, abritera le futur siège de la SONATUR ainsi qu’une tour de 20 étages dont les fondations sont déjà visibles. « Ce que nous avons vu est rassurant. Le siège de la SONATUR sera livré d’ici la fin de l’année », a assuré le Ministre en charge de la Construction.

Au terme de cette tournée, le premier responsable du département a exprimé une satisfaction d’ensemble, tout en appelant à la rigueur et à la vigilance pour le respect des délais annoncés.

Sécurité au Burkina Faso : les chasseurs traditionnels « dozos » s’engagement aux côtés des FDS

Face à la crise sécuritaire, les chasseurs traditionnels dozos réaffirment leur détermination à accompagner les autorités burkinabè et les Forces de défense et de sécurité. À Bobo-Dioulasso, leur président, Aly Konaté, a insisté sur l’engagement spirituel, patriotique et désintéressé de la confrérie.

 

Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 23 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, le président de l’Union nationale des dozos du Burkina, Aly Konaté, a délivré un message empreint de tradition, de spiritualité et de patriotisme.

L’Union nationale des dozos du Burkina Faso a réaffirmé sa disponibilité à accompagner l’État dans la lutte contre l’insécurité. Cette position a été clairement exprimée par son président, Aly Konaté, lors de son échange avec les journalistes à Bobo-Dioulasso. Dans son propos, il a insisté sur l’ancrage historique et spirituel des dozos, présentés comme des acteurs de longue date dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale.

Cette rencontre avec la presse avait également pour objectif d’annoncer la tenue de la 13ᵉ édition du Djibon, cérémonie rituelle annuelle des chasseurs traditionnels dozos. L’événement, prévu du 28 au 31 janvier 2026, se déroulera autour du thème : « FDS et dozos, main dans la main pour la consolidation et la sauvegarde des acquis ». Pour Aly Konaté, le Djibon constitue un moment de recueillement et d’échanges réunissant sages, autorités coutumières et forces vives, afin de réfléchir ensemble aux mécanismes de renforcement durable de la paix et de la sécurité.

Le président de l’Union nationale des dozos a tenu à rappeler que ces chasseurs traditionnels n’ont pas attendu la crise actuelle pour s’engager dans la protection des populations. Bien avant l’apparition de l’insécurité, les dozos assuraient déjà la défense des communautés et des territoires. « Avant d’intégrer la confrérie, le dozo prête serment de défendre sa communauté, son pays et sa patrie, au péril de sa vie », a-t-il rappelé. Selon lui, cet engagement repose sur un devoir moral et un esprit de sacrifice, sans quête de reconnaissance ni d’avantages matériels.

S’adressant directement aux populations, Aly Konaté a voulu se montrer rassurant. « Fils et filles du pays, vous pouvez dormir paisiblement. Nous menons le combat sur le terrain pour vous, au péril de nos vies », a-t-il déclaré. Il a rendu hommage aux dozos tombés au combat et a sollicité les bénédictions des ancêtres et des sages pour ceux encore engagés sur le terrain. Il a également souligné l’importance de la dimension spirituelle dans cette lutte, évoquant l’organisation prochaine d’une séance de sacrifices pour implorer protection et victoire.

Évoquant l’évolution de la situation sécuritaire nationale, le président de l’Union nationale des dozos a estimé que « la guerre est presque terminée, mais pas totalement ». Pour lui, la victoire définitive nécessite l’implication de tous les Burkinabè, à travers les prières, le soutien moral et la solidarité envers les forces engagées. Il a rappelé que l’ouest du pays fut l’un des premiers foyers des attaques, mais que la résistance locale, fondée sur la cohésion sociale et la fraternité, a permis de repousser la menace. « S’ils ont quitté notre zone, c’est parce qu’ils ont compris qu’il y avait ici des hommes prêts à mourir pour leur pays », a-t-il affirmé.

Aly Konaté a également mis en lumière le rôle discret mais essentiel des dozos dans la sécurisation des zones rurales. « Ce qui se passe en brousse, ce sont nous seuls qui le savons », a-t-il confié, soulignant leur collaboration étroite avec les autorités administratives et sécuritaires dans la protection des villages. Il a par ailleurs salué le travail des professionnels des médias, qu’il considère comme des partenaires clés dans la sensibilisation des populations et l’accompagnement de l’effort de paix.

Réaffirmant le caractère désintéressé de leur engagement, le président de l’Union nationale des dozos a insisté sur le fait que ses membres ne recherchent ni la gloire ni l’argent. « Nous ne sommes pas dans cette lutte pour le nom ou pour l’argent. Nous préférons mourir que de vivre dans l’esclavage », a-t-il déclaré. Selon lui, la mort ne constitue pas une honte pour le dozo, mais un sacrifice ultime pour préserver l’honneur et la dignité de la patrie. « Nous dormons avec nos armes et nous nous réveillons avec nos armes », a-t-il ajouté.

Grâce à cette mobilisation continue, plusieurs localités autrefois en proie à l’insécurité connaissent aujourd’hui une accalmie progressive. « Dans de nombreux villages, les populations ne pouvaient plus cultiver. Aujourd’hui, avec l’appui des autorités, les dozos ont contribué au retour de la paix », a-t-il indiqué. Dans certaines zones, a-t-il précisé, l’absence des FDS est compensée par la présence des dozos, permettant aux habitants de reprendre leurs activités quotidiennes.

Aly Konaté a enfin adressé un message de soutien au chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, à qui il a réaffirmé l’accompagnement sans faille des dozos. « Nous prions pour lui et réitérons notre engagement à l’accompagner dans sa mission, aux côtés des FDS », a-t-il déclaré. Il s’est félicité de l’amélioration de la situation sécuritaire dans l’ouest du Burkina Faso, qu’il estime sécurisé à 90 %. « Les villages cultivent à nouveau, les déplacés rentrent chez eux et plusieurs écoles ont rouvert », a-t-il souligné.

Selon le président de l’Union nationale des dozos, des cadres comme le Djibon permettront de tirer les enseignements du passé, de demander pardon pour les erreurs commises et de mieux préparer l’avenir. Objectif affiché : un retour durable de la paix et de la sécurité. « Nous disons à nos autorités que notre engagement reste intact depuis le début de cette crise. Nous sommes plus que jamais déterminés à libérer notre pays », a-t-il conclu.

Le gouvernement sur le terrain pour embellir le boulevard Thomas-Sankara

À Ouagadougou, les membres du gouvernement, conduits par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont participé à la pose de pavés sur le boulevard Thomas-Sankara, réaffirmant leur engagement aux côtés de l’Agence Faso Mêbo pour l’embellissement urbain et la construction nationale.

 

Les membres du gouvernement, sous la conduite du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont participé, samedi 24 janvier 2026 à Ouagadougou, à une opération de pose de pavés le long du mur de l’université Joseph-Ki-Zerbo, dans le cadre des travaux d’embellissement des abords du boulevard Thomas-Sankara.

La journée du samedi 24 janvier 2026 a été particulièrement active pour l’Exécutif burkinabè. Vêtus de gilets de l’Agence Faso Mêbo et munis de gants, les membres du gouvernement, avec à leur tête le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont pris part à la pose de pavés sur les abords du boulevard Thomas-Sankara. Aux côtés du personnel de l’Agence Faso Mêbo, les ministres, dans une atmosphère conviviale, ont ainsi contribué à l’embellissement de cet axe majeur de la capitale. Long de quatre kilomètres pour une largeur de trente mètres, le boulevard Thomas-Sankara fait l’objet de travaux d’aménagement depuis juillet 2025. Le chantier, qui comprend la pose de pavés, l’engazonnement et le curage des caniveaux, affiche actuellement un taux d’exécution de 33 %.

Pour cette mobilisation matinale des membres du gouvernement, une superficie de plus de 150 m² a été pavée en moins de deux heures. « Ce n’est pas la première fois que le gouvernement se mobilise sur les chantiers de l’Agence Faso Mêbo. Notre présence vise à réaffirmer l’adhésion totale de l’Exécutif aux chantiers de Faso Mêbo et à la dynamique impulsée par le Président du Faso », a déclaré le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Selon lui, cette action illustre un engagement concret en faveur de la construction nationale. « Nous avons travaillé avec détermination et, en un peu plus d’une heure trente minutes, une surface appréciable a été pavée », s’est félicité le chef du gouvernement. Il a indiqué qu’au-delà de cette initiative, l’objectif est de lancer un appel à l’ensemble des citoyens burkinabè afin qu’ils s’impliquent activement dans la construction de la patrie. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a ainsi invité chaque citoyen à consacrer une partie de son temps de repos à l’accompagnement des chantiers ouverts par l’Agence Faso Mêbo.

Disposer d’un monument à la hauteur des ambitions

Le Premier ministre a salué la mobilisation observée autour de cette initiative, tout en exhortant les Burkinabè à maintenir cet élan, rappelant que Faso Mêbo est un chantier porté par le peuple burkinabè. « Toutes les contributions sont à saluer, mais il existe également un besoin important en main-d’œuvre », a-t-il souligné. Selon lui, la plus grande fierté pour chaque Burkinabè réside dans la possibilité de revendiquer, de manière légitime, sa contribution à l’édification nationale. Il a, par ailleurs, annoncé un appui du gouvernement à l’Agence Faso Mêbo à travers la mise à disposition de plus de 102 tonnes de ciment. Après cette activité sur le boulevard Thomas-Sankara, le Premier ministre s’est rendu au monument des Héros nationaux, où sont en cours des travaux de réfection, de réhabilitation et de réaménagement du site.

Les membres du gouvernement ont ainsi réaffirmé leur volonté de travailler aux côtés des équipes de l’Agence Faso Mêbo. Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné du ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo, a effectué une visite du chantier destiné à offrir un nouveau visage au monument. « Nous repartons satisfaits de ce que nous avons constaté. Les travaux avancent à un très bon rythme et certaines parties sont déjà achevées. L’ensemble dégage une réelle impression de travail bien exécuté », s’est réjoui le Premier ministre. Il a encouragé les équipes de l’entreprise Prestige Multi Service, en charge des travaux, à redoubler d’efforts afin de respecter les délais fixés et de livrer un site à la hauteur des attentes du peuple burkinabè.

« Ce site accueillait de nombreuses personnes pour des activités sportives et de loisirs. Les travaux en cours doivent permettre d’offrir de meilleures conditions d’utilisation », a-t-il souhaité. Il a rappelé que le gouvernement nourrit une ambition forte pour ce monument et que l’objectif fixé doit être pleinement atteint. Il a insisté sur la nécessité d’exécuter les travaux avec professionnalisme afin de disposer, à terme, d’un monument à la hauteur des ambitions nationales.

La livraison prévue en fin février

Le directeur technique de Prestige Multi Service, Paul Zabré, a salué la visite des autorités venues constater l’état d’avancement des travaux. Selon lui, les opérations de rénovation portent notamment sur le décapage et la reprise de la peinture du monument, ainsi que sur la réalisation d’équipements de sécurité permettant l’utilisation du balcon de type R+1. « Nous procédons également à la réfection complète du carrelage des escaliers de secours. Étant donné qu’un seul ascenseur est fonctionnel, ces escaliers devront être pleinement exploitables », a-t-il expliqué.

Il a également annoncé la construction d’un observatoire offrant une visibilité d’environ 55 mètres sur la ville de Ouagadougou. Le directeur technique a par ailleurs évoqué l’amélioration du mât du monument afin de rendre les couleurs nationales plus visibles, dans un contexte de Révolution progressiste populaire. Malgré l’ajout de nouvelles tâches, il a assuré que les travaux progressent normalement. « Nous avons reçu des instructions claires pour libérer le monument au plus tard à la fin du mois de février 2026 », a-t-il précisé. Le taux d’exécution est actuellement estimé à 75 %, avec des équipes pleinement mobilisées pour respecter le délai. « Le premier niveau est déjà libéré. Il reste le carrelage et les aménagements de la stèle. Le nettoyage final est prévu sur une période de sept jours », a conclu Paul Zabré.