Mali : l’armée dément toute libération de terroristes et rejette des “informations médiatiques”

L’armée malienne a fermement contesté des informations évoquant la libération de détenus liés à des groupes armés. Elle assure n’avoir conclu aucun accord.

L’armée malienne a formellement rejeté, lundi 30 mars 2026 à Bamako, les informations faisant état d’une libération de centaines de détenus liés à des groupes armés. Face à la presse, le colonel-major Souleymane Dembélé, directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a assuré qu’aucun accord n’a été conclu avec des groupes qualifiés de terroristes.

« Notre pays ne s’inscrit dans aucun compromis avec les terroristes », a-t-il déclaré, rejetant sans ambiguïté toute idée de négociation. Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme médiatique organisé », accusant certains médias étrangers de diffuser des informations susceptibles d’influencer négativement l’opinion publique.

Cette mise au point intervient après la publication d’articles évoquant de possibles arrangements locaux entre les autorités maliennes et des groupes armés. Le média TV5Monde avait notamment rapporté, le 22 mars, la libération de plus d’une centaine de détenus présumés liés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement en carburant à Bamako.

Selon ces informations, cette mesure aurait visé à faciliter la circulation de convois de carburant vers la capitale, confrontée à des perturbations logistiques persistantes. Le média évoquait davantage une démarche ponctuelle de désescalade qu’un accord formel entre les parties.

Une interprétation que les autorités maliennes rejettent catégoriquement. Pour la DIRPA, ces récits relèvent d’une tentative de fragilisation de la perception de la situation sécuritaire au Mali.

À ce stade, aucune reconnaissance officielle d’une libération négociée ou d’un arrangement avec des groupes armés n’a été faite par les autorités.

Au-delà de ce démenti, l’armée assure conserver la maîtrise des opérations sur le terrain. Elle affirme adapter en permanence ses stratégies face aux modes d’action des groupes armés, notamment sur les axes logistiques.

Ces déclarations interviennent alors que l’approvisionnement de Bamako, en particulier en carburant, a été perturbé ces derniers mois en raison d’attaques ciblant des convois et certaines routes stratégiques.

Dans ce contexte, les autorités entendent rassurer sur leur capacité à sécuriser le territoire et à maintenir la pression sur les groupes armés.

CAF : Véron Mosengo-Omba quitte ses fonctions de secrétaire général

Le secrétaire général de la CAF a annoncé sa démission. Un départ qui intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de la CAN 2025.

 

Le secrétaire général de la Confédération africaine de football, Véron Mosengo-Omba, a annoncé sa démission officielle le dimanche 29 mars 2026 au Caire.

Après plus de trois décennies de carrière à l’international, il a choisi de se retirer pour se consacrer à des projets personnels. Dans son communiqué, il affirme quitter ses fonctions avec sérénité, estimant avoir levé les soupçons qui pesaient sur lui.

Dans son message, il dresse un bilan qu’il juge positif, évoquant une institution aujourd’hui plus solide et mieux structurée. Il a également exprimé sa reconnaissance envers le président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs.

Durant son mandat, Véron Mosengo-Omba s’est imposé comme un acteur majeur des réformes engagées au sein de l’instance dirigeante du football africain. Depuis sa nomination en 2021, il a contribué à la modernisation de la gouvernance et au renforcement de l’administration de la CAF.

À la suite de cette démission, le Nigérian Samson Adamu a été désigné secrétaire général par intérim. Il assure désormais la gestion administrative de l’organisation.

Ce départ intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la CAF. La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, a été marquée par une vive controverse, notamment autour de la finale impliquant le Sénégal.

À l’issue de cette rencontre, des incidents ont suscité de nombreuses réactions à travers le continent. La Fédération sénégalaise de football a ainsi saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester la décision de la CAF ayant attribué la victoire au Maroc sur tapis vert.

Depuis, le dossier reste en cours d’examen, et la décision du TAS est très attendue. Elle pourrait avoir des conséquences importantes sur cette affaire qui continue de susciter de vives tensions dans le football africain.

Burkina Faso : une Charte de la Révolution adoptée pour refonder le cadre institutionnel

Les députés burkinabè ont adopté à l’unanimité une nouvelle Charte de la Révolution. Ce texte remplace la Charte de la transition et redéfinit les bases politiques et institutionnelles du pays.

L’Assemblée législative du peuple a adopté, à l’unanimité, le projet de loi portant Charte de la Révolution, lors d’une séance plénière tenue le vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou.

Avec cette adoption, la Charte de la transition cesse d’être en vigueur au Burkina Faso. Elle est désormais remplacée par un nouveau texte que les autorités présentent comme un cadre institutionnel renforcé, adapté aux évolutions politiques en cours.

Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, cette réforme s’imposait afin de doter le pays d’un instrument juridique solide, capable d’intégrer les transformations politiques, administratives et institutionnelles engagées, tout en répondant aux attentes des populations.

Le ministre a notamment évoqué la dissolution des partis et formations politiques. Cette décision entraîne la suppression de leur représentation au sein de l’organe législatif. En conséquence, les sièges précédemment attribués à ces entités ont été redistribués afin de maintenir l’équilibre institutionnel et éviter une réduction du nombre de députés.

Par ailleurs, la réorganisation territoriale, marquée par la création de quatre nouvelles régions, a été intégrée dans cette nouvelle architecture institutionnelle. Ces entités disposeront désormais de représentants au sein de la composante des personnalités issues des forces vives régionales.

Autre élément central de cette réforme, la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP), qui consacre une nouvelle orientation politique. Celle-ci repose sur des principes de défense nationale, d’engagement patriotique et de rupture avec les modèles jugés impérialistes et néocoloniaux.

La Charte de la Révolution entérine ainsi la RPP comme socle politique du dispositif institutionnel. Elle introduit également des changements symboliques dans l’organisation des institutions, avec la nouvelle appellation de « Gouvernement du peuple » et « Assemblée législative du peuple », en remplacement des anciennes dénominations liées à la transition.

Les députés estiment que ce texte permettra de consolider le cadre institutionnel du pays, en assurant à la fois la cohérence des réformes engagées et la stabilité politique dans un contexte de transformation profonde.

Adoptée à l’unanimité des 70 votants, la Charte de la Révolution marque une nouvelle étape dans la redéfinition de l’organisation politique du Burkina Faso.

Affaire Yé Yaké Camille : lourdes condamnations dans un dossier de détournement de fonds publics

La justice burkinabè a rendu son verdict dans l’affaire Yé Yaké Camille et autres. Plusieurs prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme, dont l’ancienne ministre Laure Zongo Hien, dans un dossier de détournement présumé de deniers publics.

La justice burkinabè a livré son verdict, vendredi, dans le dossier dit « Yé Yaké Camille et autres », une affaire emblématique de détournement présumé de deniers publics.

Au terme de onze jours de procès, le tribunal a reconnu plusieurs accusés coupables de faits liés notamment au détournement de fonds, à la complicité, à l’enrichissement illicite et au blanchiment de capitaux. Le montant en jeu est estimé à 115 millions de francs CFA.

Parmi les condamnés, l’ancienne ministre Laure Zongo Hien a écopé de cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA. Un mandat d’arrêt a également été émis contre elle, alors qu’elle est hospitalisée depuis le 24 mars, selon des sources judiciaires.

Principal mis en cause dans ce dossier, Yé Yaké Camille a été condamné à la peine la plus lourde. Il devra purger 11 ans de prison ferme et payer une amende de 462,8 millions de francs CFA. Le tribunal a ordonné son placement sous mandat de dépôt, tout comme Issiaka Sangaré, condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 67,5 millions de francs CFA.

De son côté, Pasco Billa a été condamné à 15 mois de prison avec sursis et à une amende ferme de 5 millions de francs CFA.

En revanche, plusieurs prévenus ont été relaxés. Lydie Bonkoungou, Kouka Dimanche Yaméogo et Billy Zongo ont été déclarés non coupables pour insuffisance de preuves, notamment en ce qui concerne la complicité de détournement et le blanchiment de capitaux. L’homme d’affaires Ismaël Ouédraogo a également bénéficié d’une relaxe pour les faits d’enrichissement illicite et de blanchiment.

Tout au long des audiences, les accusés ont rejeté les faits qui leur étaient reprochés, plaidant non coupable. Le parquet, de son côté, avait estimé les charges suffisamment établies et requis des peines pouvant aller jusqu’à 11 ans de prison ferme, assorties de lourdes amendes.

Ce dossier est lié à une autre affaire impliquant Amidou Tiegnan, portant sur un présumé détournement de plus de 3 milliards de francs CFA, illustrant l’ampleur des enquêtes en cours dans la lutte contre la délinquance économique au Burkina Faso.

Très attendu, ce verdict intervient dans un contexte marqué par un renforcement des actions judiciaires contre la corruption et les crimes économiques dans le pays.

Assurance vie au Burkina : UAB Vie reprend la tête du marché

Le marché de l’assurance vie poursuit sa progression au Burkina Faso. En 2025, UAB Vie s’impose à nouveau comme leader, portée par une stratégie de croissance et d’innovation.

 

Le secteur de l’assurance vie au Burkina Faso confirme sa progression en 2025. D’après des données provisoires, les compagnies ont généré un chiffre d’affaires global de 74,15 milliards FCFA, contre 72,78 milliards FCFA en 2024, soit une hausse de 1,62 %. Une évolution qui traduit le rôle croissant de ce segment dans la mobilisation de l’épargne et la sécurisation financière des ménages et des entreprises.

Dans ce marché animé par huit compagnies, UAB Vie s’impose désormais comme le principal acteur. La société affiche un chiffre d’affaires de 18,1 milliards FCFA en 2025, contre 15,9 milliards FCFA un an plus tôt, soit une progression de 14 %, la plus importante parmi les leaders du secteur.

Un retour au sommet après plusieurs années d’ajustement

Le parcours de UAB Vie illustre une évolution stratégique marquée par une phase de repli suivie d’un redressement. Leader en 2015 avec plus de 33 % de parts de marché, la compagnie avait progressivement perdu du terrain face à une concurrence renforcée.

Entre 2016 et 2023, le marché a connu des mutations importantes, notamment avec l’arrivée de nouveaux acteurs et des opérations de fusion. Dans ce contexte, la part de marché de l’entreprise est passée de 29 % en 2016 à 20 % en 2023.

À partir de 2024, la tendance s’inverse. La compagnie retrouve progressivement des parts de marché pour atteindre 24,4 % en 2025, retrouvant ainsi sa position de leader près d’une décennie après.

Une croissance soutenue sur le long terme

Sur les dix dernières années, UAB Vie a enregistré une progression notable de ses performances. Son chiffre d’affaires est passé de 6,4 milliards FCFA en 2015 à 18,1 milliards FCFA en 2025, soit un quasi-triplement de son activité.

La rentabilité suit la même dynamique, avec un retour sur fonds propres (ROE) estimé à 46,4 % à fin 2025. Cette performance repose notamment sur une stratégie de diversification des produits, incluant des offres adaptées aux particuliers et aux entreprises.

Parmi ces produits figurent des solutions d’épargne, de prévoyance ou encore des offres dédiées à la diaspora, qui ont contribué à élargir la base clientèle dans un environnement concurrentiel exigeant.

Un marché concentré autour de quelques leaders

Le marché de l’assurance vie au Burkina Faso reste dominé par un nombre limité d’acteurs majeurs. Derrière UAB Vie, Sunu Vie occupe la deuxième place avec 17,8 milliards FCFA de chiffre d’affaires, suivie de Sonar Vie avec 17,03 milliards FCFA.

Les autres compagnies affichent des volumes plus modestes, notamment CIF Vie, GA Vie et Yelen Assurance Vie.

UAB Vie, moteur du secteur assurantiel

La performance enregistrée en 2025 consacre le retour de UAB Vie au premier plan. Elle illustre une stratégie de croissance maîtrisée et une capacité à s’adapter à un marché en mutation.

Dans un contexte où l’assurance vie joue un rôle de plus en plus important dans le financement de l’économie, la compagnie apparaît désormais comme un acteur clé du développement du secteur au Burkina Faso.

Une progression globale du groupe UAB Assurances

Au-delà de la branche vie, UAB Assurances enregistre également une croissance notable sur l’ensemble du marché des assurances.

Sa branche IARDT (incendie, accidents, risques divers et transport) a généré un chiffre d’affaires de 12,07 milliards FCFA en 2025, contre 10,49 milliards FCFA en 2024, soit une hausse de 15,06 %. Cette performance permet au groupe de se positionner au quatrième rang sur ce segment.

Au total, en combinant les activités vie et IARDT, le groupe affiche un chiffre d’affaires global de 30,17 milliards FCFA en 2025. Il se classe ainsi au deuxième rang du marché burkinabè de l’assurance, confirmant sa montée en puissance dans le paysage national.

Burkina Faso : création de l’ABIPEX pour booster investissements et exportations

Le gouvernement burkinabè a franchi une nouvelle étape dans la réforme de son appareil économique avec la création de l’ABIPEX. Cette agence vise à renforcer l’attractivité du pays et soutenir les entreprises à l’international.

Le Conseil des ministres du jeudi 26 mars 2026 a validé un décret instituant l’Agence burkinabè de l’investissement et de promotion des exportations (ABIPEX).

Cette nouvelle structure publique, à vocation économique, aura pour mission d’assurer une meilleure articulation entre les politiques d’attraction des investissements et celles dédiées à la promotion des exportations. L’objectif poursuivi est de dynamiser la croissance économique tout en contribuant à l’amélioration de la balance commerciale du Burkina Faso.

La mise en place de l’ABIPEX s’inscrit dans une volonté de rationalisation de l’action publique. Elle résulte de la fusion de deux structures existantes : l’Agence burkinabè des investissements (ABI) et l’Agence de promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina).

À travers cette restructuration, les autorités entendent optimiser l’utilisation des ressources, limiter les chevauchements de compétences et renforcer l’efficacité des interventions publiques dans les domaines de l’investissement et de l’exportation.

Avec l’ABIPEX, le gouvernement ambitionne de se doter d’un dispositif unique capable d’attirer davantage de capitaux étrangers, tout en accompagnant les entreprises locales dans leur conquête des marchés internationaux.

L’adoption de ce décret marque ainsi une avancée notable dans la modernisation de l’écosystème économique burkinabè, en conformité avec les règles encadrant les établissements publics à caractère économique.

Mobile-first comme une nouvelle norme : pourquoi les applications définissent-elles l’avenir du betting en Afrique ?

Les progrès technologiques rapides ont jeté les bases du développement futur de l’industrie de l’iGaming. Les plateformes de bureau appartenant désormais au passé, l’année 2026 marquera la transition définitive des utilisateurs vers les applications mobiles. Plus de 70 % des paris en Afrique sont effectués sur smartphones et tablettes.

Loin d’être une tendance passagère, mobile-first est une nouvelle logique pour le marché de l’iGaming

Plus de 94 % des utilisateurs parient depuis un smartphone, et les principaux opérateurs ont intégré cette tendance comme principe fondamental de l’industrie et adapté leurs produits en conséquence. La société 1xBet a été parmi les pionnières du développement des paris mobiles, proposant aux utilisateurs une version adaptée de son site web officiel et des applications mobiles optimisées pour les appareils iOS et Android. Ces applications permettent de parier en mobilité et de rester connecté au jeu en permanence. La popularité croissante des technologies mobiles ouvre la voie à de nouvelles approches et génère des profits considérables : la niche des jeux en ligne en Afrique traverse une période de pleine expansion et a déjà dépassé les 17,6 Md $. Dans de nombreux pays du continent, les smartphones sont devenus le principal canal d’accès aux paris. Par conséquent, une plateforme mobile performante est indispensable pour tout opérateur.

L’optimisation technique du produit est cruciale, notamment en cas de connexion Internet instable et de diversité d’appareils. Par exemple, l’app 1xBet privilégie une faible consommation de données et un fonctionnement stable, même avec des ressources limitées.

Grâce au développement des technologies mobiles, le secteur africain des jeux en ligne connaît une croissance non seulement financière, mais aussi en termes d’activité des utilisateurs. Il compte aujourd’hui plus de 440 millions de joueurs actifs, et ce nombre ne cesse d’augmenter.

La localisation : un facteur clé de succès

Le secteur africain de l’iGaming est un marché à plusieurs niveaux qui regroupe différents pays, chacun présentant ses spécificités. 1xBet allie avec brio expérience internationale et flexibilité régionale, offrant aux utilisateurs une interface conviviale et adaptée à leur localisation, ainsi qu’un large choix de solutions de paiement, y compris les services d’opérateurs spécialisés.

En Afrique, les transactions en espèces via des agents de paiement, ainsi que les services mobiles de dépôt et de retrait, sont très répandus. 1xBet a su intégrer ces solutions à sa plateforme mobile. Dans de nombreux pays, les portefeuilles mobiles sont devenus le principal instrument financier pour les paris, renforçant ainsi le rôle des applications mobiles comme point d’interaction privilégié avec l’utilisateur.

Aujourd’hui, les utilisateurs choisissent un opérateur en fonction de son expérience et de ses performances, plutôt que des avantages concurrentiels mis en avant dans les publicités. 1xBet mobile allie rapidité, stabilité et simplicité d’utilisation pour créer un environnement de jeu optimal.

1xBet est au cœur de la création d’une nouvelle infrastructure iGaming en Afrique

L’entreprise 1xBet ne se contente pas de suivre les tendances du secteur, mais élabore une nouvelle logique de marché fondée sur le principe du « mobile first ». La plateforme mobile de la marque répond à tous les besoins des joueurs et s’adapte parfaitement à leurs habitudes mobile-first. Parallèlement, l’optimisation du produit et l’intégration de nouvelles idées sont des processus continus.

Grâce à cette approche, 1xBet a conquis la reconnaissance des utilisateurs et des experts du secteur, en s’offrant le prix « Best on Mobile 2026 » au sommet SiGMA Africa 2026. Le produit de l’entreprise est devenu l’incarnation de la nouvelle réalité des paris mobiles et a renforcé sa position dans une région stratégique.

En 2026, le betting mobile ne concurrence plus celui de bureau : il l’a totalement remplacé. Et ce sont des produits comme 1xBet mobile qui définissent la nouvelle norme de ce créneau.

Niger : Tiani défend le bilan de la refondation

Un an après le lancement du Programme de Refondation, le président nigérien met en avant des avancées politiques, sécuritaires et sociales, tout en appelant à poursuivre les efforts.

Le président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a dressé, mercredi, le bilan de la première année de mise en œuvre du Programme de Refondation 2025-2029, à l’occasion de l’anniversaire de la Charte de la Refondation.

Dans un message adressé à la nation, le chef de l’État a mis en avant des réalisations qu’il qualifie d’importantes. Selon lui, les mesures engagées traduisent une volonté de transformation profonde de la gouvernance et de redéfinition des priorités de développement du pays.

« Ces décisions, par leur portée, ouvrent une nouvelle trajectoire vers la souveraineté et le progrès », a-t-il déclaré, estimant que le Niger s’inscrit désormais dans une dynamique de changement durable.

Sur le plan politique et institutionnel, le président Tiani a affirmé que la situation du pays a été stabilisée. Il a notamment évoqué la mise en place des institutions prévues par la Charte, ainsi que le renforcement de l’État de droit dans la conduite des affaires publiques.

Concernant la sécurité, le chef de l’État a indiqué que les forces de défense et de sécurité ont repris l’initiative sur le terrain. Malgré des attaques récentes, il assure que la situation reste sous contrôle, tout en dénonçant des campagnes de désinformation visant le pays.

« Nos forces agissent librement, sans pression extérieure, et enregistrent des résultats encourageants », a-t-il soutenu.

Dans le domaine des infrastructures, le président a fait état de plusieurs chantiers en cours, notamment la construction d’écoles, de centres de santé, de routes et d’aménagements hydrauliques. Des projets qu’il juge essentiels dans un contexte économique contraint.

Il a également insisté sur les efforts engagés dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Parmi les actions évoquées figurent la création d’établissements scientifiques, le renforcement des équipements médicaux et l’amélioration de la formation des personnels.

Le chef de l’État a par ailleurs annoncé le recrutement en cours de plus de 11 000 contractuels dans l’éducation, ainsi que l’engagement prévu de 6 000 agents de santé.

D’autres recrutements sont envisagés dans la fonction publique, a-t-il précisé, avec pour objectif de répondre aux attentes de la jeunesse et d’améliorer la qualité des services publics.

Malgré les contraintes financières, le président Tiani a assuré que les autorités entendent poursuivre les réformes engagées afin de consolider les acquis et répondre aux besoins des populations.

Air Burkina : un nouveau directeur général pour relancer la compagnie

Le gouvernement burkinabè confie la direction de Air Burkina à Wendkuni Serge Frédéric Zombré, dans un contexte de restructuration du secteur aérien.

La gouvernance de la compagnie nationale burkinabè connaît un nouveau tournant. À l’issue du Conseil des ministres du 12 mars 2026, les autorités ont officialisé la nomination de Wendkuni Serge Frédéric Zombré au poste de directeur général de Air Burkina, dans un contexte marqué par une dynamique de restructuration du transport aérien national.

Spécialiste du transport et de la logistique aérienne, il remplace Azakaria Traoré, en fonction depuis mars 2024.

Cette nomination intervient à un moment stratégique pour la compagnie, confrontée depuis plusieurs années à des difficultés structurelles et engagée dans une phase de redressement sous l’impulsion de l’État.

Diplômé de l’Institut des sciences de l’entreprise et du management de Montpellier, en France, Wendkuni Serge Frédéric Zombré justifie d’une expérience notable dans le secteur du transport aérien et du tourisme. Il a notamment occupé des fonctions de chef d’agence au sein de ASKY Airlines entre 2010 et 2015.

Par la suite, il s’est orienté vers l’entrepreneuriat et le conseil, en dirigeant notamment l’agence Speed Travel. Il a également été impliqué dans la gestion d’activités de restauration, tout en poursuivant une carrière de consultant dans le secteur aérien.

Depuis juillet 2023, il occupait le poste de directeur général de la compagnie privée Kangala Air Express. Il intervient par ailleurs depuis 2012 comme consultant auprès de l’Association internationale du transport aérien.

Son arrivée à la tête de Air Burkina s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par les autorités pour redresser une entreprise jugée stratégique pour la connectivité du pays.

Ces dernières années, la compagnie a traversé une crise marquée par une dégradation de sa situation financière, des tensions de trésorerie et un recul de ses activités commerciales.

Face à cette situation, l’État burkinabè a engagé un processus de reprise en main. Le 24 septembre 2024, il a racheté, pour un franc symbolique, les parts d’un actionnaire privé, devenant ainsi l’unique détenteur du capital de la société.

Cette évolution a été consolidée par un décret adopté en Conseil des ministres le 29 janvier 2026, érigeant la compagnie en société d’État. Ce nouveau statut permet désormais aux autorités de contrôler pleinement sa gouvernance et ses orientations stratégiques.

Au-delà de cette réorganisation, le Burkina Faso affiche l’ambition de repositionner sa compagnie nationale sur le marché régional. Dans cette optique, un avion de type Embraer 190 a été intégré à la flotte le 30 octobre 2025 à Ouagadougou.

D’une capacité d’environ 98 passagers, cet appareil s’inscrit dans une stratégie de relance progressive des opérations commerciales et de reconquête des liaisons régionales.

La nomination de Wendkuni Serge Frédéric Zombré marque ainsi une nouvelle étape dans la recomposition de la gouvernance de Air Burkina, appelée à jouer un rôle clé dans la mobilité et l’intégration économique sous-régionale.

Sécurité régionale : Lomé alerte sur les risques de fragmentation

Le Togo appelle à préserver la cohésion sécuritaire en Afrique de l’Ouest, alors que les efforts diplomatiques se multiplient autour du Sahel.

 

Le Togo a mis en garde contre les risques d’une fragmentation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives diplomatiques pour maintenir le dialogue entre la CEDEAO, l’Union africaine et les États sahéliens.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a appelé mercredi à préserver la stabilité de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a averti qu’une fragilisation de ce bloc pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble de la région.

« Pour le Togo, la paix et la sécurité régionales ne peuvent être fragmentées. Si l’AES vacille aujourd’hui, c’est toute la région qui sera menacée », a-t-il déclaré dans un message publié sur sa page Facebook.

Cette prise de position intervient alors que les initiatives diplomatiques se renforcent pour maintenir un dialogue sécuritaire au Sahel.

Quelques jours après une visite au siège de la CEDEAO à Abuja, le représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a été reçu le 10 mars à Freetown par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO.

À l’issue de cette rencontre qualifiée de productive, ce dernier a réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue constructif sur les enjeux sécuritaires au Sahel.

Cette visite s’inscrit dans une tournée diplomatique entamée début mars. Le 6 mars, Mamadou Tangara s’était déjà entretenu à Abuja avec le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, autour du renforcement de la coordination entre l’Union africaine et l’organisation sous-régionale.

Ces démarches font suite à une mission effectuée à Bamako fin janvier, où il avait rencontré le président de la transition malienne, Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, pour échanger sur les priorités sécuritaires et le maintien du dialogue.

Ces efforts interviennent dans un contexte marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en janvier 2025, suivi de la création de l’Alliance des États du Sahel.

Malgré cette rupture, certaines coopérations techniques demeurent, notamment au sein du GIABA et de la BIDC, où ces pays conservent un statut particulier.

Dans ce contexte de recomposition institutionnelle, l’appel du Togo à une sécurité régionale indivisible reflète la nécessité de préserver les mécanismes de coopération face aux défis sécuritaires persistants dans le Sahel.