Le Ministre de la Guerre galvanise les troupes et les populations : « La meilleure façon de se défendre, c’est d’attaquer ! »

En tournée dans plusieurs localités de la région de l’Est, le Ministre de la Guerre est allé au contact des forces engagées et des populations civiles, réaffirmant la détermination de l’État à restaurer pleinement l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale.

 

Dans une logique de proximité avec les forces engagées, le Ministre de la Guerre a effectué, en ce début d’année 2026, une sortie terrain dans la région de l’Est, notamment à Fada N’Gourma, Falangoutou, Ougarou, Diapaga et Kompienga.

Entre présentation des vœux du nouvel an, hommage à la résilience des populations et mobilisation des troupes, cette visite s’inscrit comme une séquence déterminante dans la reconquête progressive de l’intégrité territoriale.

Le temps fort de cette mission ministérielle a été consacré à la reconnaissance de l’engagement de ceux qui consentent d’importants sacrifices pour la nation. Le Ministre d’État a tenu à aller à la rencontre des hommes déployés sur les différents théâtres d’opérations, saluant leur bravoure et leurs efforts constants. En mettant en avant les avancées enregistrées sur le terrain, il a transmis un message sans équivoque du Chef de l’État : les forces combattantes bénéficient du soutien total de la Nation.

Au-delà des encouragements adressés aux troupes, le Ministre de la Guerre a exprimé sa solidarité à l’endroit des blessés, qu’ils soient atteints physiquement ou psychologiquement. En formulant des vœux de prompt rétablissement, il a rappelé que la patrie demeurera reconnaissante envers tous ceux qui ont payé le prix fort au nom de la sécurité collective.

La mission ne s’est pas limitée au seul volet militaire. Le Ministre a également tenu à rendre hommage aux populations civiles, hommes, femmes et enfants, dont il a salué la patience, la dignité et la résilience face aux épreuves imposées par la crise sécuritaire.

Il a, par ailleurs, invité les communautés locales à conserver une confiance ferme envers le gouvernement et le Chef de l’État, soulignant que chaque sacrifice consenti aujourd’hui constitue le socle de la paix durable et du développement futur.

La vision portée par les autorités repose sur un double objectif : asseoir une souveraineté effective et garantir une indépendance économique et sécuritaire pleine. Interrogé sur la nouvelle appellation de son département, désormais Ministère de la Guerre, le Ministre a apporté une clarification sans détour.

Selon lui, il ne s’agit plus uniquement d’une posture défensive, mais d’une lutte pour la survie nationale face à une agression marquée par des tentatives de conquête territoriale et de prédation des ressources.

Le Ministre a également alerté sur l’évolution du contexte géopolitique international, qui impose une préparation accrue face à d’éventuels conflits de plus grande ampleur. Dans cette optique, la notion de « Défense » implique que chaque citoyen soit prêt à répondre à l’appel lorsque l’existence même de la Nation est menacée.

L’option offensive est ainsi assumée comme un moyen de protection. « La meilleure façon de se défendre, c’est d’attaquer », a-t-il martelé. En 2026, le rapport de force change : l’État entend désormais imposer son tempo à l’adversaire.

En clôturant son adresse par des vœux pour l’année 2026, le Ministre d’État a annoncé une intensification des opérations. Le temps n’est plus à la gestion conjoncturelle, mais à l’objectif de victoire finale. Le message est clair : le salut du pays repose sur l’engagement de ses propres fils. L’indépendance ne s’octroie pas, elle se conquiert par la détermination et le sacrifice.

Autoroute Ouaga-Bobo : les travaux avancent à plus de 70 %

Sur le terrain, les engins tournent à plein régime. Ce dimanche 25 janvier 2026, journalistes et responsables techniques ont constaté l’avancée des travaux de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, un projet stratégique suivi de près par la présidence du Faso.

 

Le chantier de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso donne à voir une activité intense et continue. À l’initiative de la présidence du Faso, une sortie de terrain a permis aux journalistes et aux responsables techniques ce dimanche 25 Janvier, d’apprécier de visu l’état d’avancement des travaux sur deux tronçons clés du projet. La première escale de cette immersion s’est déroulée sur l’axe Tita-Boromo, un segment stratégique du tracé de l’autoroute Ouaga-Bobo.

À peine sur place, l’effervescence saute aux yeux. Bulldozers, niveleuses et camions-bennes évoluent sans interruption dans un épais nuage de poussière. Les équipes, déjà pleinement mobilisées, s’activent chacune à son poste. Sur ce chantier, aucune pause : les travaux se poursuivent dans une cadence soutenue, aussi bien de jour que de nuit.

Sur ce tronçon, les opérations en cours portent essentiellement sur le nettoyage et le dégagement de l’emprise, une phase déterminante avant le démarrage effectif des travaux de terrassement. Les équipes dégagent progressivement les arbustes et la végétation afin de libérer l’espace nécessaire à l’implantation de la future autoroute Ouaga-Bobo.

À la coordination de ces opérations, Moctar Désiré Tankoano, ingénieur de génie civil et chef d’équipe, suit de près l’évolution des travaux. Il détaille les activités en cours et met en avant la forte mobilisation des équipes.

« Nous sommes actuellement au point zéro de l’axe Tita–Boromo. Les travaux portent sur le dégagement de l’emprise en vue des terrassements. Les équipes sont mobilisées de jour comme de nuit », explique-t-il.

Sur le terrain, l’organisation est bien huilée. L’équipe technique assure le suivi opérationnel, l’équipe d’engagement veille à la sécurisation du chantier, tandis que les conducteurs d’engins et les équipes de maintenance garantissent la continuité des travaux. Une synergie indispensable, selon le chef d’équipe.

« Toutes les dispositions sont prises pour maintenir le rythme et avancer efficacement », rassure-t-il.

Cette première étape sur le site de Tita-Boromo permet ainsi de mesurer l’ampleur de la mobilisation engagée autour de l’autoroute Ouaga-Bobo. Après cette visite, la délégation met le cap sur le second site, Yimdi–Sabou. Le convoi y arrive à 12h53. Le décor reste identique : engins lourds en action, équipes concentrées et une atmosphère saturée de poussière. Le rythme soutenu du travail traduit la volonté d’accélérer sur l’ensemble du tracé.

Quelques instants après l’arrivée de la délégation, une brève pause est observée. Elle permet aux responsables du chantier d’échanger avec la presse et de faire le point sur l’état d’avancement global. Chargé de la supervision générale de l’autoroute Ouaga-Bobo, le capitaine Sayouba Sawadogo se montre confiant.

« Depuis le lancement du projet le 15 décembre dernier, les équipes travaillent sans relâche sur la première phase, consacrée au nettoyage de l’emprise », indique-t-il.

Les chiffres avancés sont jugés satisfaisants.

« À ce jour, le taux d’exécution dépasse 70 %. Sur les 332 kilomètres concernés, 232 kilomètres ont déjà été nettoyés. Quatre postes de travail ont été installés et un important effectif mobilisé pour aller vite et bien. Les travaux se déroulent jour et nuit, sept jours sur sept », précise le capitaine Sawadogo.

Le coordonnateur de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, le commandant Ahmed Sakandé, a pour sa part assuré que cette mobilisation restera constante afin de respecter les instructions du président Ibrahim Traoré.

« Cette progression rapide est le fruit d’un travail en parfaite coordination avec la SONATUR, les services de l’environnement et les autorités administratives des zones traversées », a-t-il souligné, saluant au passage l’implication des populations locales.

Malgré la poussière, le vacarme des machines et la pénibilité des conditions de travail, le constat est sans équivoque : le chantier avance. À travers cette sortie terrain, la présidence du Faso entend maintenir un suivi rapproché de ce projet structurant. La visite des sites de Tita–Boromo et Yimdi–Sabou offre une illustration concrète de l’engagement des équipes et de la dynamique enclenchée sur l’autoroute Ouaga-Bobo.

Conseil des ministres : plus de 110 milliards FCFA pour accélérer les initiatives présidentielles

Réuni sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté plusieurs décisions majeures, dont des investissements structurants dépassant 110 milliards FCFA pour l’année 2026.

 

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce jeudi 22 janvier 2026, la session ordinaire du Conseil des ministres du Gouvernement RIMTALBA 2, mis en place à l’issue du remaniement intervenu le 12 janvier dernier. Cette rencontre a permis l’examen et l’adoption de plusieurs dossiers majeurs, ainsi que la prise de décisions stratégiques visant à répondre aux attentes profondes des populations, a indiqué le ministre porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un décret portant création de l’Agence Faso Mêbo, issue de la mutation de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, cette nouvelle structure, érigée en établissement public de l’État, aura pour mission de reprendre l’ensemble des attributions actuellement dévolues à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. L’Agence Faso Mêbo disposera de moyens institutionnels, matériels et humains renforcés afin de concrétiser les ambitions infrastructurelles portées par le Chef de l’État.

Au niveau du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, le Conseil a validé un projet d’ordonnance définissant le nouveau régime juridique applicable aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). D’après le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, cette ordonnance vise à corriger les insuffisances du cadre juridique en vigueur. Le texte introduit plusieurs innovations majeures, notamment l’adaptation des modalités de recrutement et d’emploi des VDP à l’échelle régionale, la facilitation de leur mobilité selon les exigences opérationnelles, la sécurisation juridique en cas de disparition ou de captivité, ainsi que la prise en compte de leurs ayants droit.

Plus de 110 milliards FCFA d’investissements pour les Initiatives présidentielles

Pour le compte de la Présidence du Faso, le Conseil des ministres a également adopté un décret portant sur une série d’investissements structurants et prioritaires à exécuter au cours de l’année 2026, dans l’optique de renforcer et d’accélérer le développement économique et social du Burkina Faso. Selon le ministre porte-parole du Gouvernement, ces investissements s’inscrivent dans le cadre des différentes initiatives présidentielles.

Dans le domaine de l’éducation, à travers l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), il est prévu l’achèvement de la première phase de construction de 12 amphithéâtres de 500 et 1 000 places dans plusieurs villes, dont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Manga, Ouahigouya, Dédougou, Banfora, Kaya, Ziniaré, Fada N’Gourma et Gaoua. À cela s’ajoutent la construction de deux amphithéâtres de 1 000 places à Ouagadougou et Koudougou, ainsi que quatre amphithéâtres de 500 places à Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Fada N’Gourma et Tenkodogo. Quatre lycées techniques et professionnels seront également érigés à Bagré, Samandéni, Yako et Kaya.

S’agissant de l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), les autorités prévoient la réalisation de cinq services d’anesthésie-réanimation au CHR de Tenkodogo, à l’Hôpital militaire Capitaine Halassane-Coulibaly de Ouagadougou, au CHU régional de Dédougou, au CHU régional de Ouahigouya et au CHU de Bogodogo. Des équipements médicaux spécialisés seront aussi acquis au profit de centres médicaux communaux et des services de réanimation de plus de trente communes.

Il est par ailleurs programmé l’acquisition, l’installation et la maintenance de centrales de distribution d’oxygène et de réseaux de fluides médicaux au CHR de Tenkodogo, aux CHU régionaux de Dédougou et de Ouahigouya, au CHU de Bogodogo ainsi qu’à l’Hôpital militaire Capitaine Halassane-Coulibaly de Ouagadougou.

Dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-3A), plusieurs équipements sont annoncés, dont six foreuses de grande capacité entièrement équipées, cent tracteurs de 40 chevaux, quatre-vingts semoirs, cent vingt petites moissonneuses, cent vingt motoculteurs, deux cent cinquante motos, huit camions, quatre cents motopompes, deux tracteurs multifonctionnels, douze égraineuses et douze botteleuses.

Concernant l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire (IPDC), le Conseil prévoit l’acquisition d’outils et de petits matériels destinés à la mise en œuvre des activités communautaires.

Enfin, pour l’Initiative présidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive (IP-RELIS), l’année 2026 sera marquée par l’aménagement de l’esplanade du stade et des terrains d’entraînement du complexe footballistique de Bobo-Dioulasso.

Selon le ministre porte-parole du Gouvernement, l’ensemble de ces investissements est évalué à plus de 110 milliards de francs CFA, financés sur ressources propres, au bénéfice de l’ensemble des régions du pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Putsch déjoué : une reconnaissance d’un supposé domicile présidentiel au cœur de l’enquête

De nouveaux éléments accablants émergent dans l’enquête sur le putsch avorté du 3 janvier 2026, mettant en cause El Hadj Madi Sakandé dans une mission de reconnaissance ciblée.

 

Interpellé dans le cadre du putsch avorté du 3 janvier 2026, El Hadj Madi Sakandé est soupçonné d’avoir pris part activement aux préparatifs d’un projet d’attentat visant le Président du Faso. D’après des éléments d’enquête dévoilés dans une vidéo exclusive de l’Agence d’information du Burkina, il aurait effectué, plusieurs mois avant les faits, une mission de reconnaissance autour d’un site présenté comme une résidence présidentielle, en vue de faciliter l’intervention d’un commando.

Les investigations conduites dans le dossier de la tentative de coup d’État déjouée du 3 janvier 2026 continuent de mettre au jour des faits jugés particulièrement compromettants. El Hadj Madi Sakandé, identifié comme l’un des suspects clés, aurait procédé bien en amont à des repérages ciblant un lieu assimilé à un domicile du Président du Faso.

Selon des sources sécuritaires, cette opération de reconnaissance s’inscrivait dans une stratégie de préparation d’une attaque au moment de l’exécution du plan insurrectionnel. Le suspect aurait parcouru les abords du site afin de capter des images et de collecter des renseignements jugés sensibles, destinés au groupe chargé de mener l’assaut.

Une séquence vidéo récemment transmise à l’Agence d’information du Burkina montre El Hadj Madi Sakandé à bord d’un véhicule, décrivant avec minutie les lieux. Il y détaille les voies d’accès, l’environnement immédiat et certains points considérés comme névralgiques, dans une démarche visant manifestement à faciliter une opération armée coordonnée.

Pourtant, lors de son interpellation, l’intéressé avait rejeté toute implication directe dans la phase opérationnelle, affirmant s’être cantonné à un appui financier. Il reconnaissait néanmoins avoir participé à la mobilisation de ressources au profit de l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba, présenté par les autorités comme le principal instigateur du complot. Une version depuis battue en brèche par l’évolution de l’enquête.

Les investigations établissent également que Madi Sakandé n’aurait pas agi isolément. Le chauffeur du véhicule utilisé lors de la mission de reconnaissance serait le policier Moumini Soré, lui aussi interpellé. Ce dernier aurait déjà pris part, aux côtés de Madi Sakandé, à une opération de collecte de fonds estimée à 70 millions de francs CFA. En contrepartie, il devait bénéficier d’un positionnement stratégique au sein de l’appareil sécuritaire en cas de réussite du putsch.

L’aube d’une nouvelle ère. Comment la CAN 2025 est devenue l’une des plus remarquables de l’histoire

Le tournoi au Maroc restera longtemps gravé dans les mémoires : il a offert des matchs incroyables et a prouvé que le football africain a atteint une maturité tactique et s’inscrit dans les tendances mondiales. Les résultats de cette passionnante Coupe d’Afrique des nations 2025 sont résumés par le partenaire officiel de la CAF et du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international 1xBet.

Des réalisations à tire-larigot

Cette édition s’est révélée la plus prolifique depuis 2012 : en trois semaines, les équipes ont planté 121 buts, soit une moyenne de 2,33 buts par jeu.

La phase finale aurait pu être encore plus spectaculaire, mais à partir des demi-finales, le jeu est devenu plus prudent : seulement deux réalisations en quatre rencontres. Le prix de l’erreur était trop élevé et la pression s’est fait sentir. Mais les statistiques brutes ne sauraient occulter l’essentiel : ce tournoi a offert une multitude de buts magnifiques. Il suffit de se souvenir du spectaculaire ciseau d’Ayoub El Kaabi lors des matchs contre la Zambie et les Comores.

Les plus grandes stars ont renforcé leur crédit

La liste des meilleurs buteurs de la CAN 2025 comprend des stars actuelles et même des légendes du football africain. Mohamed Salah et Victor Osimhen ont enfoncé 4 pions chacun, tandis que Riyad Mahrez, Ademola Lookman et Amad Diallo ont fait trembler les filets à 3 reprises chacun.

Impossible de ne pas mentionner trois autres joueurs récompensés individuellement à l’issue du tournoi. Tout d’abord, le prix du meilleur gardien revient à Yassine Bounou : seulement 2 buts concédés en 7 matchs, un résultat à couper le souffle. Ensuite, le meilleur buteur, Brahim Díaz, avec 5 pions à son compteur. Certes, il n’a pas transformé le penalty décisif de la finale, mais il avait auparavant réalisé un parcours dingue qui méritait cette récompense.

Le titre de MVP de la Coupe d’Afrique des nations a été décerné au légendaire Sadio Mané. Deux buts et deux assists soulignent certes son influence sur le jeu de la sélection sénégalaise, mais ne révèlent pas pleinement la contribution de l’ancien joueur de Liverpool. La seconde est bien plus importante : c’est Mané qui s’est donné à fond et a mené les Lions de la Téranga à un deuxième triomphe sur les trois dernières éditions. En dernier carré, son but a offert la victoire face à l’Égypte, et dans le moment décisif de la finale, Sadio a su apaiser les tensions, convainquant ses coéquipiers de poursuivre le combat après deux décisions arbitrales controversées de suite, qui avaient provoqué une vive réaction du staff technique et des supporters sénégalais.

Un minimum de sensations comme un marqueur de la montée en gamme du tournoi

La composition des participants en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations a été qualifiée par de nombreux journalistes de l’une des plus relevées de toute l’histoire du tournoi. Toutes les équipes, à l’exception du Mali, ont participé à la phase finale des Coupes du monde au moins trois fois. Ceci témoigne du niveau du tournoi, auquel tous les favoris se sont présentés en excellente forme.

Le côté un peu plus désagréable d’une telle situation réside en un nombre inférieur de sensations possibles. Certes, il y a eu des surprises locales : la remontée du Burkina Faso avec deux buts contre la Guinée équatoriale aux 95ᵉ et 98ᵉ minutes, ainsi que la performance de la Tanzanie, qualifiée pour les barrages avec seulement deux unités. Mais cette fois-ci, aucune surprise d’envergure mondiale n’a marqué les esprits, comme la victoire de la Zambie en 2012 ou même la demi-finale de cette même équipe burkinabè en 2022.

Par ailleurs, les spectateurs ont pu constater que les meilleures équipes se sont battues jusqu’au bout, et à partir des quarts de finale, aucune ne s’est clairement démarquée. Le tournoi a démontré que le football africain a parcouru un sacré bout de chemin et propose désormais un produit unique et compétitif à l’échelle mondiale. Vous pouvez suivre les éditions à venir de la Coupe d’Afrique des nations et les performances des représentants africains à la Coupe du monde avec le partenaire officiel du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international : 1xBet ! Pariez sur le succès des sélections africaines au Mondial et soutenez les meilleurs représentants du continent !

Extradition de Damiba : l’ancien chef de la Transition livré à la justice Burkinabè

Extradé du Togo vers le Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba est désormais poursuivi pour de lourdes charges, dont des faits de corruption et une présumée tentative de déstabilisation du pouvoir en place.

 

L’ancien président de la Transition burkinabè, soupçonné d’avoir joué un rôle central dans la tentative d’élimination du capitaine Ibrahim Traoré, a été extradé du Togo. Il doit désormais répondre de lourdes accusations devant la justice burkinabè. Le ministre burkinabè de la Justice a confirmé, mercredi, l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba depuis le Togo vers le Burkina Faso. L’ex-chef de l’État, évincé du pouvoir en septembre 2022, a été remis aux autorités judiciaires de Ouagadougou le 17 janvier dernier.

Les autorités togolaises avaient indiqué, la veille, avoir exécuté cette extradition à la suite d’une requête introduite le 12 janvier 2026 par la justice burkinabè. Cette démarche est intervenue quelques jours après l’annonce officielle du démantèlement d’un projet de déstabilisation.

D’après un communiqué du ministère burkinabè de la Justice, signé par Me Edasso Rodrigue Bayala, une information judiciaire a été ouverte le 6 janvier 2026 contre Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il est poursuivi pour plusieurs infractions graves, dont le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite à caractère criminel, la corruption, l’incitation à la commission de crimes et délits, le recel aggravé et le blanchiment de capitaux.

L’ancien lieutenant-colonel, qui a dirigé le Burkina Faso de janvier à septembre 2022 avant d’être renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, est également accusé d’avoir participé à la planification d’une tentative d’assassinat du président en exercice.

Le 6 janvier 2026, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamoudou Sana, avait annoncé à la télévision nationale qu’un projet de déstabilisation, prévu pour le 3 janvier, avait été neutralisé par les services de renseignement. Selon les autorités, ce plan prévoyait l’élimination du chef de l’État, suivie de la neutralisation de la base de drones, avant une intervention militaire terrestre menée avec l’appui de forces extérieures. Les autorités burkinabè ont désigné Paul-Henri Damiba comme le principal instigateur de ce complot. Il aurait été chargé de concevoir la stratégie, de mobiliser les financements, de recruter des civils et des militaires et de coordonner les actions.

Toujours selon le ministre Sana, une part importante du financement aurait transité par la Côte d’Ivoire. La dernière opération financière évoquée porterait sur un montant estimé à 70 millions de francs CFA.

La procédure d’extradition a été enclenchée après le dépôt, le 5 janvier 2026, d’une dénonciation auprès du parquet du Tribunal de grande instance Ouaga I. Un mandat d’arrêt international a été émis le 6 janvier, avant la saisine officielle des autorités judiciaires togolaises. Paul-Henri Damiba a été interpellé le 16 janvier 2026 à Lomé, en exécution de ce mandat. Le même jour, la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a rendu l’arrêt n°013/2026 autorisant son extradition vers le Burkina Faso, à l’issue d’une audience publique.

Cette décision repose notamment sur les engagements pris par les autorités burkinabè concernant le respect de l’intégrité physique et morale du prévenu, la garantie d’un procès équitable et l’absence de peine capitale. Elle s’appuie également sur les accords internationaux liant les deux États et sur le principe de réciprocité.

Les faits reprochés à l’ancien chef de la Transition sont prévus et sanctionnés par plusieurs dispositions du code pénal burkinabè, ainsi que par la loi n°046-2024/ALT du 30 décembre 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Dans son communiqué, le ministre de la Justice a salué la coopération des autorités togolaises, qualifiée d’illustration des relations fraternelles et de la collaboration judiciaire entre les deux pays.

Selon un communiqué officiel du gouvernement togolais, daté du 19 janvier 2026 à Lomé, l’ancien dirigeant a été effectivement remis aux autorités burkinabè le 17 janvier. Ce dossier n’est pas inédit. Le 23 septembre 2024, le ministre de la Sécurité avait déjà annoncé le démantèlement d’un réseau de déstabilisation impliquant Paul-Henri Damiba.

L’ancien président de la Transition avait été radié des Forces armées nationales par décret présidentiel le 30 octobre 2024. Cette décision faisait suite à des faits qualifiés de particulièrement graves, portant atteinte à la dignité militaire et à l’image de l’armée burkinabè, en lien avec des accusations de collusion avec des forces étrangères et des groupes armés.

Les autorités burkinabè assurent que les enquêtes se poursuivent. Elles promettent que toutes les personnes impliquées seront traduites devant la justice et que la loi sera appliquée avec rigueur.

Burkina Faso : l’ALT adopte une révision majeure de la Constitution de 1991

L’Assemblée législative de transition a adopté une révision majeure de la Constitution de 1991, redessinant plusieurs institutions clés de l’État burkinabè.

 

Réunie en séance plénière ce mardi 20 janvier 2026, l’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté le projet de loi portant révision de la Constitution du 2 juin 1991. Portée par le Gouvernement, cette réforme engage une restructuration profonde des institutions républicaines du Burkina Faso.

Les travaux se sont déroulés sous la présidence du Dr Ousmane Bougouma, président de l’ALT, en présence du ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala. Les députés ont validé plusieurs modifications majeures, présentées comme nécessaires pour renforcer la souveraineté et l’efficacité de l’État.

Parmi les principales innovations figure la création d’un organe unique de régulation. Cette nouvelle entité résulte de la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

Ce nouvel organe aura un champ d’action élargi. Il sera chargé de la régulation des médias classiques, de la protection des données à caractère personnel et de l’encadrement des contenus numériques. L’objectif affiché est de mieux répondre aux défis liés à l’essor rapide des réseaux sociaux et des médias en ligne.

La révision constitutionnelle introduit également une évolution majeure concernant l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Si le principe de l’existence d’un organe de lutte contre la corruption est maintenu dans la Constitution, sa dénomination spécifique est supprimée.

Les articles 160.5 et 160.6 révisés renvoient désormais à une loi organique le soin de définir le nom, les missions et le fonctionnement de cette institution. Cette option vise à renforcer la stabilité institutionnelle, tout en offrant une plus grande souplesse d’adaptation aux réalités du terrain.

Pour le ministre de la Justice, cette réforme dépasse le cadre technique. Elle répond à une urgence politique et institutionnelle.

« Les révisions de la Constitution présentées par le Gouvernement visent à recadrer et accompagner la dynamique actuelle de l’action gouvernementale et la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », a déclaré Edasso Rodrigue Bayala.

Cette relecture de la Loi fondamentale de 1991 marque une étape importante dans le processus de refondation de l’État burkinabè. À travers ces changements structurels, les autorités entendent rompre avec les lourdeurs institutionnelles héritées du passé.

L’ambition affichée est claire : instaurer une gouvernance de rupture, fondée sur la modernité, l’agilité institutionnelle et une action publique plus efficace au service des citoyens.

Académie de police : la 11e promotion officiellement présentée au drapeau

Après 94 jours de formation militaire de base, les élèves commissaires et officiers de la 11e promotion de l’Académie de police ont été présentés au drapeau à Ouagadougou.

 

Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a présidé, mardi 20 janvier 2026, la cérémonie de présentation au drapeau et de port d’attributs des élèves commissaires et officiers de police de la 11e promotion de l’Académie de police, à Ouagadougou.

L’Académie de police a accueilli la 11e promotion le 18 octobre 2025, à l’issue des concours directs et professionnels de recrutement, session 2025. Après 94 jours de formation militaire de base, marqués par des exercices intensifs et rigoureux, l’institution a officiellement présenté les 106 stagiaires au drapeau, consacrant leur appartenance pleine et entière.

La cérémonie s’est tenue dans l’enceinte de l’Académie, sous la présidence du directeur général de la Police nationale. Elle marque la fin de la phase militaire initiale et l’entrée des élèves dans une nouvelle étape de leur formation.

S’adressant aux stagiaires, le chef de division de service, le commissaire divisionnaire de police Émile Kadiogo, a rappelé la portée symbolique du drapeau national. « Le drapeau est le patrimoine de sueur et de sang légué par les ancêtres », a-t-il déclaré. Il a précisé que le drapeau incarne l’autorité, le commandement et permet aux policiers de prendre part aux prises d’armes officielles.

Prenant la parole, le directeur général de la Police nationale a autorisé les stagiaires à porter les attributs des élèves officiers de police. Il a souligné le caractère solennel de la présentation au drapeau, qui consacre la fin de la formation militaire de base et de l’aguerrissement physique.

« Le drapeau symbolise l’unité nationale et cristallise les valeurs fondamentales attendues de chaque Burkinabè », a insisté Thierry Dofizouho Tuina. Il a invité les élèves commissaires et officiers à s’engager pleinement dans la phase suivante de leur parcours.

Désormais, les stagiaires entrent dans la phase de l’aguerrissement intellectuel. Le directeur général les a exhortés à faire preuve d’assiduité, de discipline et de rigueur, afin de répondre aux exigences du métier et aux attentes de la Nation.

Burkina Faso : Damiba a arrêté et expulsé du Togo et rapatrié au Faso

L’ancien président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été arrêté au Togo puis expulsé vers le Burkina Faso. Une opération qui interviendrait dans un contexte de soupçons de complot et de déstabilisation du gouvernement burkinabè.

 

Les contours de la tentative de coup d’État survenue au Burkina Faso le 3 janvier dernier continuent de susciter de nombreuses interrogations. L’ancien président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été interpellé au Togo avant d’être expulsé de Lomé, où il résidait depuis octobre 2022.

Selon plusieurs sources concordantes, l’arrestation de l’ex-chef de l’État a eu lieu le vendredi 16 janvier. Une source proche de Paul-Henri Damiba, citée par RFI, indique qu’il aurait été conduit depuis son domicile dans le quartier « Lomé 2 » jusqu’à la Cour d’appel, où un magistrat aurait donné suite à une demande d’extradition formulée par les autorités burkinabè.

Le lendemain, samedi 17 janvier, le lieutenant-colonel Damiba aurait été escorté par des militaires jusqu’à l’aéroport de Lomé avant d’être embarqué vers une destination qui n’a, pour l’instant, pas été officiellement révélée.

Renversé en septembre 2022 par le capitaine Ibrahim Traoré, actuel président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba est régulièrement accusé par les autorités de Ouagadougou de nourrir des velléités de déstabilisation du régime en place. Son expulsion survient alors que de nouvelles accusations de complot ont été formulées à son encontre à la suite des événements du 3 janvier.

Pour l’heure, ni le Togo ni le Burkina Faso n’ont publié de communiqué officiel concernant cette opération, ni sur la destination finale de l’ancien président de la transition.

Tougan : le Festival Toa Yaka célèbre la culture et la transmission des valeurs

Tougan accueille, les 30 et 31 janvier 2026, la troisième édition du Festival Toa Yaka, une initiative culturelle portée par l’APCS pour valoriser les traditions et renforcer le dialogue entre générations.

 

La ville de Tougan se prépare à vibrer au rythme de la troisième édition du Festival Toa Yaka, prévue les 30 et 31 janvier 2026. Initiée par l’Association pour la Promotion de la Culture du Sourou (APCS), cette manifestation se présente comme un acte de sauvegarde culturelle et un trait d’union entre les générations.

Dans la province du Sourou, l’attente est palpable. Le Festival Toa Yaka, dont l’appellation traduit à la fois l’identité de Tougan et l’esprit festif, revient cette année avec une édition placée sous le sceau de la transmission des valeurs culturelles.

Pour Assimi Drabo, promoteur du festival, la création de cette initiative répond à un constat préoccupant. « Nous avons remarqué un éloignement progressif de la jeunesse vis-à-vis de la culture. Aujourd’hui, certains pans de notre patrimoine deviennent méconnaissables », a-t-il confié.

Pilier central du Festival Toa Yaka, la lutte traditionnelle mobilise, à chaque édition, les meilleurs lutteurs de la région du Sourou et constitue un temps fort de la programmation.

Si la lutte traditionnelle et les concerts demeurent au cœur de l’événement, cette troisième édition innove avec l’introduction de soirées de contes. En réhabilitant l’oralité, les organisateurs entendent faire du festival un véritable cadre d’apprentissage et de transmission.

« Dans nos sociétés africaines, le conte occupe une place essentielle. Il permet de transmettre des enseignements et des valeurs à la communauté », a rappelé Assimi Drabo. Des sages de la région seront ainsi associés aux échanges avec les jeunes, favorisant un dialogue intergénérationnel, gage de cohésion sociale.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et logistiques, l’organisation d’un tel événement reste un pari audacieux. L’APCS assure travailler en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité afin de garantir le bon déroulement des festivités.

L’inclusion demeure également au centre de cette édition. Le festival entend rendre hommage à ceux qui œuvrent pour la paix, en associant notamment les forces de sécurité aux activités sociales. « C’est une manière de leur témoigner notre soutien », a souligné le promoteur.

Au-delà des deux journées prévues au CELFAC de Tougan, les ambitions de l’APCS s’inscrivent dans une vision à long terme. S’inspirant de références culturelles comme le Festival sur le Niger de Ségou ou le MASA, les initiateurs nourrissent l’ambition de faire du Sourou une destination culturelle d’envergure internationale.

Malgré les contraintes économiques et sécuritaires, le message porté reste résolument tourné vers l’espoir. « Nous devons rester unis et montrer au monde que nous sommes toujours debout », a conclu Assimi Drabo.

Entre compétitions de lutte, rue marchande et récits ancestraux, Tougan s’apprête ainsi à accueillir la troisième édition du Festival Toa Yaka. Lancée en 2021 autour de la promotion de la lutte traditionnelle, l’initiative s’est progressivement consolidée avant de signer son retour les 30 et 31 janvier 2026 au CELPAC de Tougan.