Assainissement des ministères : l’État intensifie la modernisation des administrations

Le Ministère de l’Économie et des Finances a lancé une vaste opération d’assainissement des ministères et institutions publiques. L’initiative, pilotée par la DGAIE, vise à sécuriser les espaces de travail et optimiser la gestion des biens de l’État.

 

Dans le cadre d’une initiative de modernisation et de réorganisation des administrations publiques, le Ministère de l’Économie et des Finances, par l’entremise de la Direction Générale des Affaires Immobilières et de l’Équipement de l’État (DGAIE), a lancé une opération spéciale d’assainissement des ministères et institutions publiques.

Cette opération vise à retirer les matériels et objets stockés dans les couloirs, halls et autres espaces impropres, pour les transférer vers le magasin central. L’objectif est double : offrir des espaces de travail assainis, sécurisés et fonctionnels, tout en améliorant la gestion du patrimoine mobilier de l’État.

Le jeudi 12 février 2026, une équipe de la DGAIE, conduite par le Directeur Général Djakaridja Barro, accompagné du Directeur de la Comptabilité des Matières, Honoré Zongo, a effectué une tournée sur le terrain. Cette visite avait pour but de mesurer l’avancement des travaux et d’encourager le personnel engagé dans cette opération de grande ampleur.

Satisfait des résultats, le Directeur Général a félicité les équipes et salué le Service national du développement pour son appui en ressources humaines, qui a contribué à la réussite de l’opération. Concernant le sort des biens collectés, Djakaridja Barro a précisé : « Selon leur état, ils seront soit recyclés et réaffectés à d’autres structures, soit vendus aux enchères publiques, soit incinérés ».

D’après Salifou Nabaloum, agent chargé de la conduite de l’opération, à ce jour, huit ministères et deux institutions centrales ont déjà été assainis. Il s’agit notamment du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, ainsi que des ministères en charge de l’Énergie, du Commerce, de la Culture, de l’Agriculture, de la Famille, de l’Enseignement de base, des Sports et des Serviteurs du peuple.

L’objectif à terme est de couvrir l’ensemble des ministères et institutions publiques du pays. À la fin de l’opération, chaque structure devra maintenir un cadre assaini en veillant à transférer tout matériel non utilisé vers le magasin central, contribuant ainsi à une gestion rationnelle, durable et responsable des biens de l’État.

Modernisation de l’administration : le gouvernement burkinabè dresse un bilan encourageant

Avec un taux d’exécution des réformes passé de 31 % à 72 % en un an, le gouvernement burkinabè affiche sa volonté d’ancrer la modernisation et la transparence au cœur de l’administration publique.

 

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé le 2 septembre 2025 à Ouagadougou la première session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG). Cette rencontre a permis de faire le point sur la Stratégie nationale de modernisation de l’administration publique (SN-MAP). Selon le rapport 2024, le taux d’exécution des activités est passé de 31,86 % en 2023 à 72,89 % en 2024. Le gouvernement y voit un signe des avancées réalisées dans les réformes visant à rendre l’administration plus performante, transparente et accessible.

En ouvrant les travaux, le Premier ministre a rappelé que la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, est de bâtir une administration souveraine et au service des citoyens. Il a insisté sur la nécessité de tourner la page de la lourdeur bureaucratique et de l’opacité, pour instaurer une gouvernance efficace. Le Chef du gouvernement a fixé de nouvelles priorités : renforcer la digitalisation, rationaliser les structures administratives et promouvoir la redevabilité. À partir de 2026, ces réformes devraient se traduire par une nouvelle stratégie nationale intégrant une gestion optimisée des ressources humaines, la mise en place d’un guichet virtuel unique et la publication d’un livre blanc sur les valeurs du service public.

De son côté, le ministre de la Fonction publique, Mathias Traoré, a souligné l’urgence d’accélérer les réformes institutionnelles et de développer l’administration électronique grâce à la simplification des procédures.