Tentative de coup d’état : le capitaine Coulidiati Prospère brise le silence et détaille le complot

La série de déclarations des personnes impliquées dans la tentative de déstabilisation se poursuit. Ce jeudi 8 janvier 2026, c’était au tour du capitaine Coulidiati Prospère, alors en poste à l’État-major de l’armée de l’air. Nous vous livrons ici son témoignage.

 

 Je suis le capitaine Coulidiati Prospère, issu de la 17e promotion de l’Académie militaire Georges Namoano de Pô et en service à l’État-major de l’armée de l’air. Les autorités m’ont interpellé le 2 janvier 2026 dans le cadre d’une tentative de déstabilisation. Environ deux semaines plus tôt, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba m’avait contacté depuis un numéro togolais. Après plusieurs appels manqués, j’ai fini par décrocher. Il s’est identifié et m’a demandé d’installer l’application Zangui, ce que j’ai fait. Par la suite, il me contactait occasionnellement sur Zangui pour prendre de mes nouvelles, sans autre précision. Je précise que le colonel Damiba détenait déjà mon numéro depuis longtemps. Un jour, il m’a également demandé si j’utilisais l’application Signal.

J’ai répondu par l’affirmative. Il m’a alors informé qu’une personne allait me contacter via Signal. C’est ainsi qu’un individu, se présentant comme le roi David, m’a écrit au nom du colonel Damiba. Le roi David est en réalité le capitaine Ouédraogo David, de la 14e promotion, actuellement basé au Ghana. Avant la soirée du 31 décembre, David et moi échangions régulièrement. De son côté, le colonel Damiba me contactait par messages et appels codés.

Il utilisait un langage allusif, parlant du moral des troupes, sans évoquer explicitement un quelconque projet au départ. Je précise aussi que, sur Signal, le capitaine Ouédraogo avait recommandé d’activer la suppression automatique des messages après 30 secondes. De plus, lorsque le colonel Damiba m’écrivait sur Zangui et que je ne lisais pas dans les dix minutes, il effaçait ses messages.

Dans la soirée du 31 décembre, le colonel Damiba m’a averti que le roi David me contacterait sur Signal pour un colis, sans préciser sa nature. Le roi David m’a effectivement transmis deux numéros : celui auprès duquel je devais récupérer le colis et celui à qui il devait être remis. C’est dans ce cadre que j’ai sollicité mon frère, Sawadogo Robert.

Robert a pris contact avec la personne concernée et récupéré le colis. Je précise qu’il n’a fait que la course pour moi. Avant qu’il ne procède à la remise, j’ai ouvert le paquet. Il contenait de l’argent, précisément huit millions de francs CFA. J’ai volontairement prélevé trois millions avant de faire remettre les cinq millions restants à la personne désignée, par l’intermédiaire de Robert. Le colonel Damiba m’a ensuite écrit pour m’indiquer qu’il m’appellerait le 2 janvier au soir afin de me confier une mission.

Comme prévu, le 2 janvier au soir, il m’a appelé pour m’informer que l’argent devait être partagé entre David et moi. Il m’a ensuite confié la mission d’éliminer le pasteur. Je précise que le pasteur désigne le capitaine Passeré, commandant de la base de drones de Saponé. Selon le colonel Damiba, son élimination devait rendre les drones inopérants et permettre aux unités d’agir, la base de Saponé constituant l’obstacle principal.

Depuis sa position, le colonel Damiba avait mis en place un poste de commandement à partir duquel il communiquait avec des acteurs dont lui seul connaissait l’identité et les rôles. L’ensemble des exécutants devait passer à l’action le 3 janvier 2026 à 23 heures, selon son calendrier. Je demande la clémence de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, de la population et de toute la hiérarchie militaire. »

Burkina Faso : un soldat décoré pour sa bravoure exceptionnelle à Gomboro

Le soldat Tiéka Yaro, du 52e Régiment d’Infanterie Commando, a été promu Caporal et décoré de la Croix du Combattant avec agrafe « BRAVOURE » pour avoir sauvé des civils en septembre 2025.

 

Lors des violentes attaques survenues les 25, 26 et 27 septembre 2025 à Gomboro, un jeune Soldat de 2e Classe, Tiéka Yaro, du 52e Régiment d’Infanterie Commando basé à Tougan, a fait preuve d’un courage exceptionnel.

Alors que ses camarades avaient été exfiltrés vers une position amie, Tiéka Yaro a choisi de rester sur place, au péril de sa vie, afin de protéger les populations civiles. Grâce à sa parfaite connaissance du terrain et à son sang-froid, il a organisé seul l’évacuation et la sécurisation du chef du village ainsi qu’une dizaine de civils, les mettant à l’abri dans une zone sécurisée.

En reconnaissance de cet acte de bravoure rare, le jeune soldat a été promu Caporal à titre exceptionnel. Le mercredi 7 janvier 2026, il a reçu la Croix du Combattant avec agrafe « BRAVOURE », récompensant son engagement sans faille et son sens du sacrifice pour la Patrie.

Le Chef d’État-Major Général des Armées, ainsi que l’ensemble des Forces Armées Nationales, ont salué ce héros discret, symbole vivant de l’honneur et du dévouement des soldats burkinabè sur le front.

CAN 2025 : pariez sur les quarts de finale du tournoi !

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Mali – Sénégal, 9 janvier

En première mi-temps de leur huitième de finale contre la Tunisie, les Maliens, menés au score, ont su se ressaisir en défense et survivre jusqu’à la séance de tirs au but. Le héros de la soirée fut Djigui Diarra, auteur de deux arrêts décisifs. À noter également la performance du remplaçant Gaoussou Diakité. Ayant constamment pressé le camp adverse, il permettait ainsi à ses coéquipiers de reprendre le souffle, et son sourire après le penalty transformé lors de la séance de tirs au but a sans doute soulagé le groupe d’une tension inutile.

Le Sénégal a inscrit 10 buts lors de cette édition et progresse avec assurance dans le tournoi. L’équipe de Pape Thiaw a concédé le premier but lors de son dernier match contre le Soudan, avant d’en marquer trois et de se hisser au tour suivant. En phase de groupes, les « Lions de la Téranga » ont rencontré des difficultés face à la RD Congo (1-1). Les Maliens pratiquent un style de jeu similaire et peuvent se montrer dangereux en jouant en tant que numéro 2.

V1 – 6,72, X – 3,655, V2 – 1,671

Cameroun – Maroc, 9 janvier

Non qualifié pour la Coupe du monde 2026, le Cameroun entend bien prouver que ce n’était qu’un hasard. La formation de David Pagou joue avec pragmatisme et a un plan de jeu précis pour chaque match. En huitièmes de finale, les « Lions Indomptables » sont venus à bout de l’Afrique du Sud au terme d’un match difficile : dominés par leur adversaire sur de nombreux indicateurs, ils ont néanmoins fait preuve d’une meilleure réalisation.

Le Maroc est considéré comme le principal prétendant au titre. Lors du match précédent, l’équipe de Walid Regragui a battu la Tanzanie 1-0 grâce à un autre but de Brahim Díaz. Les Lions de l’Atlas ont tous les atouts en main pour remporter le championnat, mais la pression qui pèse sur eux est un véritable défi. Cela s’est particulièrement fait sentir en seconde période face à la Tanzanie, alors que le score était de 0-0. Qu’en aurait-il été si Feisal Salum avait réussi son occasion ?

V1 – 6,41, X – 3,655, V2 – 1,692

Algérie – Nigeria, 10 janvier

Les deux équipes ont gagné tous leurs matchs de poule et il était peu probable qu’elles soient éliminées dès les quarts de finale.

L’équipe nationale nigériane a inscrit 12 buts en 4 matchs, et la complémentarité de Victor Osimhen et Ademola Lookman fait passer des sueurs froides à ses adversaires. L’Algérie possède la meilleure défense du tournoi : l’équipe de Vladimir Petkovic n’a encaissé qu’un seul but, alors qu’elle menait déjà 3-0 face à la Guinée équatoriale. Le leader des « Fennecs », Riyad Mahrez, a planté 3 pions en deux premiers matchs et représente une menace sérieuse pour le Nigeria.

Il y a sept ans, l’Algérie s’était défaite du Nigeria en demi-finale de la CAN grâce à un penalty transformé par Mahrez (2-1). Les « Super Eagles » tenteront de prendre leur revanche et d’offrir un nouveau spectacle à leurs supporters.

V1 – 3,235, X – 3,035, V2 – 2,617

Égypte – Côte d’Ivoire, 10 janvier

Mohamed Salah et Cie peinent à convaincre avec leur jeu : victoires sur la plus petite des marges face au Zimbabwe et à l’Afrique du Sud, match nul contre l’Angola et rencontre difficile face au Bénin en huitièmes de finale. Cependant, les statistiques des confrontations directes face à la Côte d’Ivoire sont à l’avantage des Pharaons : ils ont battu l’adversaire lors de leurs 5 derniers matchs de barrage de la CAN, y compris la finale de 2006.

Les Ivoiriens tenteront de mettre fin à leur mauvaise passe et compteront sur Amad Diallo, élu meilleur joueur du match à trois reprises lors de cette compétition. Il a inscrit les buts de la victoire contre le Mozambique et le Burkina Faso, et a également permis à son équipe d’arracher le match nul face au Cameroun grâce à une frappe précise.

Le champion d’Afrique en titre souhaite défendre sa couronne, et l’Égypte, bien que n’étant pas au sommet de sa forme, n’est certainement pas un adversaire insurmontable.

V1 – 3,4, X – 2,919, V2 – 2,604

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Burkina Faso : le général Célestin Simporé reçoit officiellement ses galons à Koulouba

Promu général de division par décret présidentiel, le ministre burkinabè de la Défense a reçu ses attributs militaires des mains du chef de l’État ce 8 janvier 2026.

L’officier général des Forces armées nationales (FAN), Célestin Simporé, a officiellement reçu les insignes de son nouveau grade ce jeudi 8 janvier 2026, au palais présidentiel de Koulouba. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État et Chef suprême des Forces armées nationales, qui a lui-même procédé à la pose des épaulettes et à la remise du béret frappé de trois étoiles au nouvel officier général.

Dans une brève allocution, le général de division Célestin Simporé a exprimé sa gratitude au Chef de l’État, qualifiant cette promotion à la fois de « preuve de confiance renouvelée » et de « rappel à encore mieux faire » dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées.

Issu du génie militaire, le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), a occupé plusieurs fonctions de haut niveau dans la hiérarchie militaire burkinabè. De février 2022 à mars 2023, il a été chef d’État-major général des armées adjoint, cumulant dès décembre 2022 cette fonction avec celle de commandant des opérations du théâtre national (COTN). Le 31 mars 2023, il est nommé chef d’État-major général des armées, avant d’être appelé au gouvernement comme ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants le 8 décembre 2024.

Le général de division Célestin Simporé a également été élevé au rang de commandeur de l’Ordre de l’Étalon en décembre 2025, une distinction qui consacre son engagement au service de la Nation.

Nouvel an : 963 détenus au Burkina Faso bénéficient d’une grâce présidentielle

Le président du Burkina Faso a accordé des mesures de clémence à 963 détenus à l’occasion du 1er janvier 2026, dans le cadre de l’exercice de son droit constitutionnel de grâce, a annoncé le Conseil des ministres.

 

Le décret présidentiel entérinant ces remises de peine, adopté en Conseil des ministres, repose sur l’article 54 de la Constitution du 2 juin 1991, qui confère au Chef de l’État le pouvoir de grâce, tel que précisé par la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso. Les décisions concernent des personnes définitivement condamnées à des peines privatives de liberté. Dans le détail, 372 détenus bénéficient d’une remise totale du reliquat de leur peine, 590 autres d’une réduction partielle comprise entre trois et douze mois, tandis qu’un détenu condamné à la réclusion à perpétuité voit sa peine commuée.

Les bénéficiaires ont été retenus sur la base de plusieurs critères, notamment l’âge, la minorité pénale, l’état de santé jugé fragile ou la participation aux activités productives telles que les unités agricoles, les ateliers et les travaux communautaires. Une attention particulière a également été accordée aux condamnés ayant introduit une demande de conversion de peine en Travail d’intérêt général (TIG). Selon les autorités, ces mesures s’inscrivent dans une approche humanitaire visant à favoriser la réinsertion sociale des détenus ayant démontré des efforts réels de réhabilitation.

La liste exhaustive des 963 bénéficiaires sera publiée prochainement dans le Journal officiel du Burkina Faso.

Crise Vénézuélienne : l’AES condamne fermement l’intervention américaine

La Confédération des États du Sahel (AES) a adopté, ce jeudi, une position particulièrement ferme sur la situation au Venezuela, qualifiant l’intervention militaire américaine d’« acte d’agression » et appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à se prononcer clairement sur cette opération.

 

Dans un communiqué publié ce 8 janvier à Ouagadougou et signé par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de l’AES, l’organisation sahélienne dénonce une opération assimilée à un « enlèvement illégal » du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, qu’elle considère comme une « ingérence inacceptable » dans les affaires internes d’un État souverain.

L’AES interpelle directement le Conseil de sécurité de l’ONU, l’exhortant à « assumer pleinement sa mission au regard de la Charte des Nations Unies, en condamnant sans ambiguïté l’intervention militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale ». Le texte souligne que cette action, menée par un membre permanent du Conseil, porte atteinte à l’ordre international et comporte de « graves conséquences pour la stabilité mondiale ».

Le communiqué rappelle que « l’usage de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue un acte d’agression », condamnant « fermement cet acte grave et contraire au droit international », en violation des principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations Unies.

Le bloc sahélien fustige le « recours unilatéral à la force » et exprime son « profond regret face à cette violation manifeste du droit international par un membre permanent du Conseil de sécurité ».

Trois exigences majeures sont formulées par l’AES : la condamnation explicite de l’action militaire américaine par le Conseil de sécurité et le rétablissement de la légalité internationale ; la réaffirmation d’un ordre mondial fondé sur l’égalité souveraine des États et le respect strict de la Charte des Nations Unies ; et l’expression de solidarité envers le peuple vénézuélien « dont la souveraineté a été gravement bafouée ».

Cette prise de position intervient après celle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui s’était limitée à exprimer sa « préoccupation » face aux récents événements, tout en rappelant « le droit des États à lutter contre les crimes internationaux, notamment le terrorisme et le trafic de drogue ».

La déclaration de l’AES survient également dans un contexte marqué par l’annonce du président américain Donald Trump du transfert de 30 à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien vers les États-Unis, sous contrôle des autorités américaines. Selon les autorités vénézuéliennes, l’opération militaire menée le 3 janvier à Caracas aurait causé la mort de 55 personnes parmi les forces vénézuéliennes et cubaines.

Réagissant à ces événements, Delcy Rodríguez, désignée présidente par intérim, a affirmé avec fermeté : « Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre. Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela ».

Sur le continent africain, la position de l’AES rejoint celle du Ghana, qui a dénoncé une « invasion unilatérale » aux relents « coloniaux », du Tchad, qui a réaffirmé son « attachement strict au respect du droit international », ainsi que de l’Afrique du Sud et de l’Union africaine, qui ont exprimé leur « vive préoccupation » et appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

Le communiqué souligne enfin que la crise vénézuélienne dépasse le cadre régional sud-américain et constitue un véritable test pour l’ordre international et le respect du droit. L’AES réaffirme son « attachement au multilatéralisme et au respect rigoureux du droit international », revendiquant ainsi sa place comme voix africaine autonome et affirmée sur la scène géopolitique mondiale.

Il est également rappelé que l’AES a récemment appliqué le principe de réciprocité aux restrictions américaines en matière de délivrance de visas à ses ressortissants.

Le Venezuela affiche sa volonté de rapprochement avec le Burkina Faso

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères a reçu le Chargé d’Affaires du Venezuela pour évoquer le renforcement de la coopération bilatérale et l’actualité internationale.

 

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, accompagné de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, a accordé une audience, ce mercredi 7 janvier, au Chargé d’Affaires de l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela au Burkina Faso.

Fraîchement arrivé à Ouagadougou, le diplomate vénézuélien, Daniel Salvador Gomis Muños, est venu effectuer une visite de courtoisie auprès des premiers responsables du département en charge de la diplomatie burkinabè. À cette occasion, il a transmis un message officiel des autorités de son pays portant sur la coopération Burkina Venezuela. Ce message réaffirme la volonté de Caracas de consolider les relations d’amitié et de coopération avec le Burkina Faso, mais également avec l’ensemble des pays du Sahel.

Comme attendu, l’actualité internationale a également été au centre des échanges, notamment celle relative à l’enlèvement du président Nicolás Maduro, attribué aux États-Unis. Selon le diplomate vénézuélien, cette opération aurait fait au moins 80 morts, parmi lesquels de nombreux civils.

Une information jugée particulièrement préoccupante par le chef de la diplomatie burkinabè, qui a déploré le silence observé autour des victimes civiles vénézuéliennes dans les prises de parole internationales. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères a exprimé la solidarité du Burkina Faso envers le peuple vénézuélien, tout en dénonçant un acte qu’il qualifie de « dangereux » pour la paix et la stabilité mondiales.

« Ce sont des personnes innocentes qui ont perdu la vie dans cette attaque injustifiée. C’est un mauvais signal envoyé au monde par un pays qui se réclame du respect des droits de l’Homme. On ne saurait rester indifférent face à une telle situation », a déclaré SEM Karamoko Jean Marie Traoré.

En attendant, le nouveau Chargé d’Affaires a exprimé sa reconnaissance aux autorités burkinabè, saluant les facilités accordées pour son installation au Burkina Faso. Il a rappelé qu’il est chargé de préparer l’ouverture d’une ambassade de la République bolivarienne du Venezuela à Ouagadougou, actuellement couverte par la représentation diplomatique vénézuélienne au Mali, dans le cadre du renforcement de la coopération Burkina Venezuela.

Tentative de coup d’État au Burkina Faso : le témoignage glaçant d’un commerçant à la RTB

La RTB a diffusé le témoignage d’El hadj Madi Sakandé, commerçant, impliqué dans l’affaire de tentative de déstabilisation des institutions burkinabè.

La Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) a diffusé le témoignage d’El hadj Madi Sakandé, commerçant, dans le cadre des enquêtes relatives à une tentative déstabilisation Burkina Faso. Devant les caméras de la télévision publique, l’intéressé a livré une narration détaillée des faits qu’il affirme avoir vécus, évoquant des rencontres, des échanges et des transferts financiers liés à un projet de coup d’État. Ces déclarations ont été rendues publiques le mardi 6 janvier 2026.

Dès le début de son intervention, le témoin décline son identité et précise le contexte. « Je m’appelle El hadj Madi Sakandé. Je suis commerçant », déclare-t-il. Il affirme s’être rendu une première fois en 2023, puis une seconde fois en 2025, au domicile de l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba. Selon son récit, c’est au cours de cette deuxième visite que l’ancien chef de l’État lui aurait fait part de son intention de reprendre le pouvoir par un coup d’État, en lui demandant d’explorer les moyens d’y parvenir.

Des intermédiaires civils évoqués dans le récit

À la suite de cette rencontre, El hadj Madi Sakandé indique s’être rendu à Ziniaré pour rencontrer un autre commerçant. Ce dernier lui aurait parlé de son petit-fils, prénommé Salif, présenté comme travaillant auprès du président du Faso et impliqué, selon le témoignage, dans des activités de déstabilisation. Il lui aurait affirmé que « avec Salif dans l’équipe, l’objectif pourrait être atteint ».

Toujours selon le récit livré à la RTB, les coordonnées de Madi Sakandé auraient ensuite été communiquées à Salif, qui l’aurait contacté. Une rencontre se serait tenue entre les deux hommes, au cours de laquelle Salif aurait manifesté sa disponibilité à agir.

Des propos particulièrement graves rapportés

El hadj Madi Sakandé affirme avoir suggéré à Salif d’entrer directement en contact avec l’ancien président Damiba, estimant que « entre militaires, ils sauront comment faire ». Il indique avoir lui-même passé l’appel avant de remettre le téléphone à Salif. Selon son témoignage, Paul-Henri Sandaogo Damiba aurait alors interrogé Salif sur ce qu’il pouvait entreprendre, compte tenu de sa position, dans le cadre d’un coup d’État.

Les propos attribués à Salif sont d’une extrême gravité. D’après le témoin, Salif aurait assuré pouvoir assassiner le président Ibrahim Traoré, affirmant qu’il le côtoyait quotidiennement. Il aurait également évoqué la possibilité de poser des explosifs sur des sites fréquentés par des chefs militaires à Ouaga 2000. El hadj Madi Sakandé précise qu’un second échange téléphonique aurait ensuite eu lieu entre Salif et l’ancien président Damiba.

Un financement obtenu en Côte d’Ivoire

Poursuivant son témoignage, Madi Sakandé affirme s’être rendu en Côte d’Ivoire pour y récupérer une somme de 70 millions de francs CFA dans le cadre de la tentative déstabilisation Burkina Faso. À son retour, dit-il, l’ancien président Damiba l’aurait informé que « deux femmes et un homme » viendraient récupérer les fonds, avec un rendez-vous fixé dans une gare d’une compagnie de transport.

« Il m’a indiqué qu’il leur avait donné rendez-vous à la gare de TSR. À mon arrivée, une femme m’a fait signe. Je lui ai remis de l’argent. Une seconde femme est ensuite arrivée et je lui ai également remis de l’argent. Elles m’ont ensuite montré un homme adossé à un véhicule 4×4 double cabine, à qui j’ai aussi remis de l’argent », a-t-il relaté. Selon lui, la somme totale remise aux trois personnes s’élevait à 40 millions de francs CFA.

Arrestation et éléments évoqués au moment de l’interpellation

Après cette remise de fonds, El hadj Madi Sakandé explique être retourné chez le commerçant de Ziniaré pour discuter de la suite et du partage de l’argent. « C’est pendant que nous échangions qu’ils sont venus nous arrêter », affirme-t-il. Il évoque également l’arrivée d’un véhicule contenant des armes, conduit par le petit-fils d’El hadj Winèga, ajoutant avoir refusé de s’en approcher, précisant qu’il n’est pas militaire.

Le regret de ses actes

Dans la dernière partie de son témoignage, El hadj Madi Sakandé exprime des regrets et présente des excuses publiques. « Nous demandons pardon au président Ibrahim Traoré et au peuple burkinabè », déclare-t-il, reconnaissant s’être laissé entraîner. Il précise enfin que l’argent avait été conditionné dans trois cartons, deux contenant chacun 15 millions de francs CFA et un troisième 10 millions, remis sans échange verbal aux personnes désignées.

Ce témoignage, diffusé à la télévision nationale, intervient alors que les enquêtes judiciaires et sécuritaires liées à la tentative déstabilisation Burkina Faso se poursuivent. Les autorités assurent que les investigations se poursuivent afin d’établir l’ensemble des responsabilités.

Washington claque la porte : les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales

Par un mémorandum signé le 7 janvier 2026, Donald Trump ordonne le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations et traités internationaux.

Le président américain a paraphé un mémorandum officialisant le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations, conventions et traités internationaux considérés comme incompatibles avec les intérêts nationaux. Cette décision concerne notamment plusieurs institutions du système onusien ainsi que des organismes à vocation africaine.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a ordonné le désengagement immédiat de Washington de 66 organisations, conventions et traités internationaux jugés contraires aux priorités nationales américaines. Cette mesure affecte en particulier plusieurs agences des Nations Unies et des structures œuvrant en Afrique, selon un mémorandum officiel consulté jeudi par APA. Daté du 7 janvier 2026 et adressé aux responsables des ministères et agences exécutives, le document demande à l’ensemble des entités fédérales concernées de prendre, « dans les plus brefs délais », toutes les dispositions nécessaires afin de concrétiser ce retrait américain des organisations internationales.

Parmi les institutions relevant du système des Nations Unies visées par cette décision figurent la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Bureau du conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique, ainsi que le Forum permanent sur les personnes d’ascendance africaine. Cette orientation s’inscrit dans la continuité d’un rapport présenté par le secrétaire d’État, élaboré conformément au décret présidentiel 14199 du 4 février 2025, lequel chargeait le Département d’État de procéder à un examen exhaustif des organisations intergouvernementales, conventions et traités auxquels les États-Unis sont parties.

Le mémorandum prévoit également la sortie de 35 organisations non directement rattachées à l’ONU, parmi lesquelles le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ainsi que le Forum mondial sur la migration et le développement.

Au total, 31 entités onusiennes sont concernées par ce retrait américain des organisations internationales, notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

Le document précise par ailleurs que l’examen des autres recommandations formulées par le secrétaire d’État se poursuit, ouvrant la possibilité à de nouveaux désengagements. Le chef de la diplomatie américaine doit notifier les agences fédérales et veiller à l’application effective de ce mémorandum présidentiel.

Marché Umoa : le Mali lève 44 milliards FCFA grâce à une forte demande des investisseurs

L’État du Mali a levé 44 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) à l’issue d’une adjudication de bons et obligations du Trésor organisée ce mardi, selon une note transmise mercredi à APA.

 

Cette opération, initialement lancée pour un montant cible de 40 milliards de FCFA, a rencontré un fort engouement des investisseurs. Les soumissions enregistrées ont atteint 78,834 milliards de FCFA, correspondant à un taux de couverture de 197,09 %, témoignant d’un appétit soutenu pour les titres publics maliens.

Au terme de l’adjudication, les autorités ont retenu 44 milliards de FCFA, ventilés entre 2,730 milliards de FCFA en Bons Assimilables du Trésor (BAT) à 182 jours, 18,833 milliards de FCFA en BAT à 364 jours, et 22,437 milliards de FCFA en Obligations Assimilables du Trésor (OAT) d’une maturité de trois ans. Selon les données publiées, les BAT à six mois ont affiché un taux marginal de 5,90 %, pour un rendement moyen pondéré de 6,08 %. Les BAT à un an présentent, pour leur part, un taux marginal de 6,80 % et un rendement de 7,24 %. Les OAT à trois ans, intégralement souscrites, dégagent un rendement moyen pondéré de 8,42 %.

L’opération a mobilisé des investisseurs issus de plusieurs États membres de la zone Umoa, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Togo, pour un taux d’absorption global de 55,81 %. La date de valeur de cette émission est fixée au 8 janvier 2026, précise le compte-rendu officiel. Cette mobilisation financière Mali confirme l’accès du pays aux marchés régionaux malgré un contexte économique et sécuritaire contraignant.