UEMOA : Abdoulaye Diop salue les performances économiques du Burkina Faso

Reçu en audience par le Président du Faso, le président de la Commission de l’UEMOA a salué les performances économiques du Burkina Faso et exprimé la solidarité de l’Union face aux défis sécuritaires.

 

Le Président du Faso, chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé une audience, ce lundi 19 janvier 2026, au Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop.

Au sortir de la rencontre, le président de la Commission a présenté au chef de l’État burkinabè un tableau jugé globalement satisfaisant de l’évolution de l’UEMOA. « Les indicateurs macroéconomiques affichent une tendance globalement positive. Une dynamique économique est en place, avec une résilience notable », a-t-il indiqué.

Selon Abdoulaye Diop, le Burkina Faso se démarque particulièrement au sein de l’espace communautaire par ses résultats en matière de croissance économique, de maîtrise de l’inflation, de gestion de la dette publique, d’équilibre des comptes extérieurs et de consolidation du solde budgétaire. Il a également salué la forte capacité du pays à mobiliser des ressources publiques au cours des deux dernières années.

« Cette expérience mérite d’être mise en avant et partagée. La mobilisation efficace des ressources permet de renforcer les finances publiques et d’élargir l’espace budgétaire afin de répondre aux besoins des populations et d’honorer les engagements de l’État », a-t-il soutenu.

Parmi les bonnes pratiques relevées figurent les Initiatives présidentielles, que le président de la Commission estime en adéquation avec le plan stratégique Impact 2030 de l’UEMOA. Cette audience a par ailleurs été l’occasion pour Abdoulaye Diop d’exprimer la solidarité de l’Union face aux défis sécuritaires dans l’espace communautaire, tout en saluant les efforts du gouvernement et du peuple burkinabè pour restaurer la stabilité.

Assassinat de l’ex-députée ministre Yolande Viviane Compaoré : un proche familial interpellé

Les enquêtes sur l’assassinat de l’ancienne députée Yolande Viviane Compaoré ont permis l’arrestation d’un suspect issu de son cercle familial. Le procureur du Faso a livré, à Ouagadougou, les premiers éléments sur le mobile et les circonstances du crime.

 

De nouveaux éléments ont été révélés sur le présumé auteur de l’assassinat de l’ancienne députée, Viviane Yolande Compaoré. Face aux médias, le 19 janvier 2026, le procureur du Faso près le TGI Ouaga 2, Lafama Prosper Thiombiano, a indiqué que le suspect, Wendpanga Yanick Bougouma, entretenait un lien familial étroit avec la victime, son père étant le neveu de la défunte. Il aurait justifié son geste par des faits répétés de dénigrements et de calomnies qu’il attribue à la victime.

Âgé de 26 ans, Wendpanga Yanick Bougouma, proche parent de la victime par son ascendance, est présenté comme le principal suspect dans l’assassinat de l’ex-députée Yolande Viviane Compaoré, rendu public le 10 janvier dernier. Selon le procureur du Faso près le TGI Ouaga 2, Lafama Thiombiano, les investigations menées après le drame ont mobilisé l’ensemble des services de police judiciaire et technique. Elles ont notamment porté sur l’audition de témoins, principalement issus de la famille de la défunte, la réalisation d’une autopsie et divers actes d’enquête.

Ces investigations ont permis de localiser le suspect dans une gare de la capitale, où il a été interpellé par la Brigade de recherches du commissariat de police de l’arrondissement 12. D’après les conférenciers, au moment de son arrestation, le mis en cause se trouvait sous l’emprise de stupéfiants. Il a été placé en observation pendant trois jours, le temps de son dégrisement. Ce n’est qu’ensuite qu’il est passé aux aveux, reconnaissant s’être introduit dans la cour de la victime aux environs de 3 heures du matin, le 10 janvier, avant de se dissimuler jusqu’au départ de la domestique et au retour de la victime après la prière.

La victime, Yolande Viviane Compaoré, assassinée par un proche

Poursuivant son récit, le suspect a expliqué avoir surpris la victime dans sa chambre et l’avoir neutralisée à l’aide d’une technique de maîtrise communément appelée « clé de cou », qu’il a qualifiée de « cadenas », l’empêchant ainsi d’alerter le voisinage. Il a déclaré s’être adressé à la victime au moment des faits, lui reprochant d’être à l’origine de sa misère et de ses souffrances, l’accusant notamment de mensonges ayant conduit à son licenciement.

S’agissant du mobile du crime, le procureur a indiqué que le suspect affirme que la victime serait responsable de son renvoi d’une société de transport où il exerçait comme apprenti-chauffeur, il y a quelques mois. Il soutient également avoir été victime à plusieurs reprises de propos dénigrants et de calomnies de la part de la défunte, ainsi que profondément affecté par des menaces et des accusations de vol.

Selon Lafama Prosper Thiombiano, plusieurs objets appartenant à la victime ont été retrouvés en possession du suspect. Il s’agit notamment d’un téléphone Android de marque Motorola, de deux téléphones Android de marque Samsung, d’une tablette de marque ONN ainsi que d’un sac à main de couleur bleue.

Le procureur a enfin précisé que le père de Yanick Bougouma est le neveu de la victime, la grand-mère paternelle du suspect étant la sœur utérine de Yolande Viviane Compaoré.

Burkina Faso : la Brigade Laabal intensifie la lutte contre la mendicité

La Brigade Laabal annonce un renforcement de ses interventions pour éradiquer la mendicité, qui représente un risque pour la sécurité routière, les forces de l’ordre et la lutte antiterroriste.

 

La Brigade Laabal, instrument civique de régulation sociale au service de la refondation nationale, annonce un renforcement de ses actions pour éradiquer la mendicité au Burkina Faso. Selon ses responsables, ce phénomène ne présente « aucun aspect positif » et constitue un enjeu majeur pour la sécurité publique et nationale.

La mendicité, notamment aux feux tricolores et aux grands carrefours, représente un risque réel pour la sécurité routière. Les mendiants se faufilent entre les véhicules, distraient les conducteurs et sont régulièrement impliqués dans des accidents graves.

Cette présence anarchique complique également le travail des forces de sécurité. Les attroupements réduisent la visibilité et offrent parfois des voies de fuite à des individus recherchés.

Au-delà des nuisances visibles, la Brigade alerte sur une dimension plus préoccupante : la mendicité servirait de couverture pour des activités criminelles. Certains individus s’y fondent pour repérer des cibles de vols ou de braquages, ou pour collecter des informations sur les mouvements des Forces de défense et de sécurité, constituant un risque direct pour la lutte contre le terrorisme.

Les personnes en situation de grande vulnérabilité restent particulièrement exposées au recrutement par des groupes armés, qui exploitent leur précarité pour leurs activités.

La Brigade Laabal rappelle enfin que la mendicité est interdite au Burkina Faso. La tolérance de cette pratique renverrait l’image d’un État faible. Elle appelle donc les populations à faire preuve de civisme face à cette pratique qui alimente un véritable « business » et compromet les efforts de restauration de l’ordre, de la discipline et de la sécurité collective.

CAN 2025 : Mohammed VI félicite les Lions de l’Atlas malgré la défaite en finale

Le Roi Mohammed VI a salué le parcours exemplaire de l’équipe nationale marocaine, finaliste de la CAN 2025, battue par le Sénégal en prolongations, et rendu hommage aux supporters et au travail de modernisation du football national.

 

Le Roi Mohammed VI a adressé ses félicitations aux membres de l’équipe nationale marocaine de football, finalistes de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Dans son message, le souverain a salué les joueurs, entraîneurs, staffs technique, médical et administratif, ainsi que les responsables de la Fédération Royale Marocaine de Football pour leur parcours exemplaire.

« À travers ce parcours distingué, vous avez démontré que la persévérance, le sérieux et l’esprit d’équipe sont la voie pour atteindre l’excellence », écrit le Roi. Il a ajouté que les Lions de l’Atlas ont montré au monde ce que la jeunesse marocaine et africaine peut accomplir lorsqu’elle croit en ses talents et capacités.

Le souverain a également rappelé l’importance stratégique d’investir dans le capital humain et de moderniser les infrastructures sportives du Royaume, soulignant leur rôle dans l’organisation réussie de cette CAN et la préparation à la Coupe du monde 2030.

« L’accueil de ce prestigieux championnat par notre pays, avec une organisation de qualité et une hospitalité chaleureuse, reflète non seulement l’excellence sportive du Maroc, mais aussi notre confiance en l’avenir du continent africain », a poursuivi le Roi Mohammed VI.

Le monarque a enfin rendu hommage aux supporters marocains, dont le soutien passionné a accompagné l’équipe tout au long du tournoi. Sur le plan sportif, le parcours du Maroc a été solide. En phase de groupes, les Lions de l’Atlas ont battu les Comores à l’ouverture, fait match nul face au Mali (1-1) et dominé la Zambie 3-0. Pour les huitièmes de finale, ils ont éliminé la Tanzanie 1-0, puis le Cameroun 2-0 en quarts et le Nigeria 4-2 aux tirs au but en demi-finales.

En finale, le Maroc a été battu par le Sénégal sur un but inscrit en prolongations, privant ainsi les Lions de l’Atlas d’un deuxième titre continental, le premier remontant à 1976.

Sénégal – Maroc : qui sera sacré champion d’Afrique ?

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Les retrouvailles des meilleures équipes

 

L’équipe nationale du Sénégal se retrouve en finale pour la troisième fois sur quatre éditions. En 2019, les « Lions de la Téranga » se sont inclinés face à l’Algérie, et en 2022, ils sont venus à bout de l’Égypte aux tirs au but. Les Sénégalais ont également disputé une finale en 2002, qui s’est soldée par un échec aux tirs au but face au Cameroun. Cette équipe fait preuve d’une impressionnante régularité et reste invaincue depuis 17 matchs dans le cadre de la CAN.

 

En 2022, le Maroc a atteint le dernier carré de la Coupe du monde, le meilleur résultat jamais obtenu par une équipe africaine dans l’histoire de la compétition. Cependant, les « Lions de l’Atlas » n’arrivent pas à retrouver leur niveau habituel à la CAN depuis longtemps. Il s’agit de leur première finale depuis 2004, leur seul sacre remontant à 1976.

 

Sur le chemin de la finale, les deux équipes ont affiché des statistiques similaires : 5 succès et 1 enjeu partagé. Mais avec une différence notable : le Sénégal n’a pas réussi à s’imposer en phase de poules face à la RD Congo, alors que la situation ne l’exigeait pas. Les Marocains, quant à eux, ont disputé un match dingue de 120 minutes, suivi d’une séance de tirs au but en demi-finale face au Nigeria.

 

Fait intéressant, le Sénégal et le Maroc sont les deux équipes les plus chères de la CAN 2025 selon Transfermarkt.

 

Effectif

 

Avant même les barrages, le Maroc a perdu Azzedine Ounahi sur blessure, mais la profondeur de son effectif lui permet de pallier cette lacune.

 

Côté Sénégal, Kalidou Koulibaly et Habib Diarra seront forfaits pour la finale suite à leur disqualification, ce dernier étant devenu titulaire indiscutable lors des barrages. Leurs performances n’ayant pas été très bien notées, Koulibaly reste quand même le capitaine et le pilier de la défense.

 

Scénario possible

 

Les deux affiches du Final Four ont été marquées par un jeu extrêmement prudent. En finale, la pression sera encore plus accablante.

 

Les deux équipes aiment contrôler le ballon. Mais pour le Sénégal, la possession s’avère souvent stérile. Les « Lions de la Téranga » n’auraient pas pu percer l’arrière-garde égyptienne en demi-finale, si Sadio Mané n’avait pas osé exécuter la frappe lointaine imparable (2 buts et 3 assists au cours du tournoi).

 

Le Maroc n’a encaissé qu’un seul but, mais même en demi-finale contre le Nigeria, la meilleure attaque de la CAN 2025, l’équipe n’a pas adopté un jeu de béton rigoureux, malgré quelques pertes de balle. Les « Lions de l’Atlas » rencontrent également des difficultés dans le placement offensif, et Brahim Díaz, auteur de 5 des 9 buts des hôtes du championnat, n’a pas cassé trois pas à un canard face aux « Super Eagles ». Ayoub El Kaabi (3 pions) n’a eu qu’une seule action décisive en barrages : une offrande décisive à Ismael Saibari en quarts de finale.

 

Par ailleurs, les deux finalistes peuvent se vanter des gardiens de but d’élite. Yassine Bounou et Édouard Mendy concèdent tous deux moins de buts que ne le laissent présager les xG de leurs rivaux.

 

Fait intéressant :

 

Les hôtes de la CAN ont célébré la victoire dans 12 sur 15 finales, dont les trois dernières. Un argument de poids en faveur du Maroc.

 

Cotes : V1 – 3,565, X – 3,155, V2 – 2,363. Vainqueur : Sénégal – 2,19, Maroc – 1,6

 

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Gendarmerie nationale : la Nation honore le sacrifice du maréchal Koumbayon Somé

Grièvement blessé au combat, le maréchal des logis Koumbayon Somé a reçu la Croix du combattant lors d’une cérémonie officielle à Ouagadougou, en reconnaissance de son courage et de son dévouement à la patrie.

 

Le maréchal des logis Koumbayon Somé figure parmi les 127 gendarmes décorés dans la matinée de ce vendredi 16 janvier 2026 à Ouagadougou. Ce soldat courageux a été élevé à la Croix du combattant, une distinction réservée aux militaires qui se sont illustrés par des actes de bravoure sur le champ de bataille. La remise de la médaille par le chef d’état-major de la gendarmerie nationale (CEMGN) s’est déroulée dans une atmosphère empreinte d’émotion, en hommage à ce combattant grièvement blessé au combat, ayant perdu l’usage de la vue et d’une oreille après avoir opposé une résistance déterminée à l’ennemi.

L’émotion était visible sur les visages des invités lorsque le maître de cérémonie a retracé les faits ayant valu cette reconnaissance au maréchal des logis Koumbayon Somé. En mission avec son unité dans la localité de Nadiagou, à l’est du Burkina Faso, les éléments décident de poursuivre des assaillants en fuite. Au cours de leur progression, ils tombent sur un engin explosif improvisé (EEI). Le bilan fait état de trois blessés graves, dont Koumbayon Somé, immédiatement évacués vers Ouagadougou. Le gendarme perdra par la suite l’usage de ses deux yeux ainsi que d’une oreille.

Ce vendredi matin, la Nation a tenu à saluer officiellement le courage et l’héroïsme de ce combattant. En lui remettant la Croix du combattant, symbole de la reconnaissance du peuple burkinabè envers ses défenseurs, le CEMGN n’a pu dissimuler son émotion. « On ne peut pas rester insensible face à des hommes qui se sont donnés de cette manière. Le sacrifice consenti est immense », a-t-il déclaré, tout en félicitant l’ensemble des gendarmes pour leur engagement constant.

Malgré son handicap, le maréchal des logis Koumbayon Somé affiche une détermination intacte, sans regret pour le sang versé au service de la patrie. Après avoir reçu sa décoration, il a exprimé sa gratitude à sa hiérarchie et adressé un message de courage à ses frères d’armes toujours déployés sur le terrain. « On dit souvent que lorsqu’un militaire tombe, un autre prend la relève. J’encourage mes frères au front, car c’est le courage qui mène à la victoire », a-t-il déclaré, avant de rendre grâce à Dieu pour la vie sauve.

À l’instar de Koumbayon Somé, deux autres gendarmes ont également été décorés de la Croix du combattant au cours de cette cérémonie.

La diaspora burkinabè affirme son soutien au Faso avec plus de 7 millions FCFA

La diaspora burkinabè du Kenya et d’Italie a apporté un important appui financier et matériel à l’État burkinabè, dans le cadre du Fonds de soutien patriotique et de l’initiative Faso Mêbo.

 

Le ministre des Affaires étrangères, entouré de ses plus proches collaborateurs, a présidé dans l’après-midi du mercredi 14 janvier 2026 une cérémonie de remise officielle de quittances par deux délégations de la diaspora burkinabè, établies dans la juridiction de l’ambassade de Nairobi et dans la région de Triveneto, en Italie.

La délégation de la diaspora burkinabè relevant de la juridiction de Nairobi – qui couvre le Kenya, les Comores, les Seychelles, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie – a remis aux responsables du ministère des Affaires étrangères une quittance d’un montant de quatre millions soixante-six mille huit cent vingt-huit (4 066 828) francs CFA au profit du Fonds de soutien patriotique (FSP). Selon Dominique Kaboré, ambassadeur du Burkina Faso à Nairobi et chef de la délégation, cette contribution illustre la fierté et l’engagement de la diaspora burkinabè de la juridiction de Nairobi, en soutien aux nombreux projets initiés par les autorités sous la conduite du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

De son côté, la délégation de la diaspora burkinabè de la région de Triveneto, en Italie, a remis une quittance d’un montant de trois millions sept cent six mille (3 706 000) francs CFA, correspondant à l’équivalent de trente-quatre (34) tonnes de ciment, en appui à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Selon leur représentant, Abdoulaye Ilboudo, ce geste constitue une réponse directe à l’appel du Chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, et traduit la volonté des Burkinabè vivant à Triveneto de contribuer activement à l’édification de la mère Patrie.

En saluant la solidarité constante des Burkinabè de l’étranger envers la Nation, le ministre des Affaires étrangères a, au nom du Président du Faso, exprimé sa reconnaissance à l’endroit des deux délégations. Karamoko Jean Marie Traoré les a par ailleurs invités à transmettre à leurs mandants le message selon lequel le pays progresse chaque jour, en dépit des difficultés.

« Vous en êtes les témoins. Les routes, les ponts, les écoles se construisent grâce à votre mobilisation et à vos contributions. Dites-leur également que la situation sécuritaire s’améliore et que ces avancées sont le fruit de l’engagement collectif. Nous devons poursuivre dans cette dynamique pour faire du Burkina un modèle de réussite », a déclaré le ministre Traoré.

Corruption au Burkina Faso : le Tribunal de Ouagadougou expose une affaire de détournement de fonds publics

Le Pôle ECOFI du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou a rendu, le 9 janvier 2026, plusieurs condamnations dans une affaire de détournement de fonds publics, confirmant la détermination des autorités burkinabè à lutter contre la corruption.

Le vendredi 9 janvier 2026, le Pôle ECOFI du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou a prononcé son jugement dans une affaire de détournement de fonds publics, opposant le Ministère public à plusieurs prévenus. L’annonce a été relayée ce jeudi 15 janvier 2026 sur la page Facebook de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC).

Le procès portait sur des accusations graves d’abus de fonction, de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite, impliquant notamment des responsables de la structure concernée, ce qui avait fortement mobilisé l’attention de l’opinion publique. Le tribunal a infligé des peines variées, allant de la prison avec sursis à des amendes substantielles. S K JM a été reconnu coupable d’abus de fonction et de détournement de 24 millions de francs CFA et condamné à cinq ans de prison avec sursis, ainsi qu’à une amende de 67,8 millions de francs CFA.

D’autres prévenus ont été condamnés pour enrichissement illicite ou concussion : K L à 24 mois de prison et 5 millions de francs CFA d’amende, O S et O/D A C pour des montants respectifs de 500 000 et 50 000 francs CFA, assortis de peines avec sursis.

Les condamnations incluent également le remboursement des sommes détournées à l’État burkinabè. S K JM devra verser 22,85 millions de francs CFA, tandis que les autres prévenus devront indemniser l’État entre 50 000 et 1,5 million de francs CFA. Selon l’ASCE-LC, la corruption dans le secteur public a des conséquences directes sur la société et l’environnement : elle prive le pays des investissements nécessaires, entraîne la perte de biodiversité et fragilise les efforts de conservation, affectant particulièrement les populations vulnérables.

Ce verdict constitue un signal fort, illustrant la détermination des autorités judiciaires et des acteurs anti-corruption à garantir la transparence et la bonne gestion des deniers publics. Le gouvernement burkinabè, représenté par l’Agent Judiciaire de l’État (AJE), prévoit le recouvrement des sommes détournées dans un délai de six à douze mois. Cette affaire met en lumière l’importance de l’éthique dans la gestion des ressources publiques et interpelle la société civile sur la vigilance collective nécessaire pour prévenir les abus et renforcer la gouvernance financière au Burkina Faso.

Pour rappel, l’enquête pénale a été ouverte après un rapport d’audit produit en janvier 2024 par l’ASCE-LC et transmis au procureur du Faso le 30 décembre 2024.

CAN 2025 : la FBF tourne la page Brama Traoré après l’élimination des Étalons

La Fédération burkinabè de football a officialisé, le 14 janvier 2026, la fin de la collaboration avec le sélectionneur Brama Traoré et tout son staff, après une CAN 2025 jugée décevante.

La Fédération burkinabè de football (FBF) a mis fin au contrat de Brama Traoré, en charge de l’encadrement technique des Étalons, à l’issue de la CAN 2025 disputée au Maroc. L’instance dirigeante du football burkinabè estime que les performances réalisées n’ont pas été à la hauteur des objectifs assignés pour cette grande compétition africaine.

Dans un communiqué rendu public ce 14 janvier 2026, la FBF annonce la rupture de sa collaboration avec le sélectionneur national ainsi qu’avec l’ensemble de son staff technique, composé d’Issa Balboné, Pierre Bazié, Mohamed Kaboré et Wilfried Da.

Selon le document officiel, cette décision fait suite à une évaluation détaillée de la participation du Burkina Faso à la CAN 2025.

Pour mémoire, les Étalons avaient terminé deuxièmes de leur groupe lors de la phase de poules, avant de voir leur parcours s’achever dès les huitièmes de finale, après une lourde défaite (3-0).

Ci-dessous le communiqué.

Le Faso.net
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Chefferie coutumière : la fin des autoproclamations et le retour aux règles traditionnelles

Adopté le 14 janvier 2026, le projet de loi sur la chefferie coutumière impose désormais des règles strictes d’investiture, de contrôle et de sanction pour sécuriser la légitimité des autorités traditionnelles.

Le projet de loi relatif au statut de la chefferie coutumière et traditionnelle, adopté ce mercredi 14 janvier 2026, rappelle que toute investiture doit se faire dans le strict respect des règles coutumières, excluant toute autoproclamation. Il impose l’établissement de procès-verbaux transmis aux autorités compétentes, consacre la neutralité de l’administration publique et définit les procédures disciplinaires pouvant conduire à la déchéance d’un chef. L’objectif est de renforcer la crédibilité, la transparence et la stabilité des chefferies coutumières et traditionnelles.

L’investiture ou l’intronisation d’une personne s’effectue conformément aux modalités de succession prévues par les usages coutumiers et traditionnels de sa communauté. Toute autoproclamation est considérée comme nulle et passible de sanctions. En outre, l’investiture, la désignation ou l’intronisation doit faire l’objet d’un procès-verbal transmis à l’autorité coutumière ou traditionnelle immédiatement supérieure ou compétente. Toutefois, lorsque le chef traditionnel ou coutumier ne relève d’aucune autre autorité, le procès-verbal est établi par l’instance de désignation ou d’investiture et transmis à l’autorité administrative compétente dans un délai d’un mois, précise l’article 10.

Selon l’article 13, « chaque entité coutumière ou traditionnelle formalise les règles de dévolution et de perte du pouvoir de sa chefferie, qu’elle transmet au chef de circonscription administrative compétent. Ces règles sont ensuite compilées dans un répertoire établi par voie réglementaire. »

« L’État accompagne, si nécessaire, les autorités coutumières et traditionnelles compétentes dans l’application des sanctions », indique l’alinéa 3 de l’article 15.

Par ailleurs, l’alinéa 1 de l’article 14 précise que l’administration publique doit observer une stricte neutralité dans les procédures de désignation, d’intronisation et d’investiture des chefs coutumiers et traditionnels.

« Toutefois, les autorités coutumières ou traditionnelles habilitées à désigner, introniser ou investir peuvent solliciter l’appui des pouvoirs publics pour le maintien ou le rétablissement de l’ordre public », précise l’alinéa 2 du même article.

Concernant la déchéance, l’article 15 stipule que les autorités coutumières et traditionnelles disposant du pouvoir de nomination exercent également un pouvoir disciplinaire à l’égard des chefs. Elles sont habilitées à prononcer des sanctions, y compris la perte du titre et de la qualité de chef coutumier ou traditionnel.

L’article 16 rappelle que « la perte de la qualité de chef coutumier ou traditionnel ou la déchéance fait l’objet d’un procès-verbal établi par l’instance compétente et transmis au chef de circonscription administrative dans un délai d’un mois ». Enfin, l’article 17 conclut que « tout chef coutumier ou traditionnel déchu de ses fonctions ou de son titre ne peut être nommé par une autre autorité coutumière ou traditionnelle ».