États-Unis : Donald Trump évoque un retrait de l’OTAN évoquant un manque de soutien dans le conflit avec l’Iran

Le président américain Donald Trump a déclaré, dans un entretien accordé au Daily Telegraph, qu’il envisage sérieusement un retrait des États-Unis de l’OTAN à l’issue du conflit avec Iran.

 

Cette prise de position intervient dans un climat de tensions accrues entre Washington et plusieurs capitales européennes, liées à leurs divergences sur l’intervention militaire américano-israélienne lancée le 28 février 2026 contre Téhéran.

Le chef de l’exécutif américain a qualifié l’alliance atlantique de « tigre de papier », estimant que l’option d’un retrait est désormais « au-delà de toute reconsidération ». Il reproche notamment aux membres de l’OTAN leur manque de soutien aux opérations militaires contre l’Iran, en particulier dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le commerce pétrolier mondial.

Plusieurs alliés ont en effet décliné toute participation à cette intervention. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a refusé l’accès aux bases aériennes de RAF Fairford et Diego Garcia, invoquant le respect du droit international. De son côté, la Turquie s’est opposée à toute action militaire, privilégiant une posture de médiation, tandis que l’Espagne a également décliné toute coopération, malgré les pressions américaines.

Fin mars, Donald Trump avait déjà exprimé sa « grande déception » face à la position collective de l’OTAN, regrettant l’absence de soutien aux intérêts stratégiques américains.

Le président américain a par ailleurs rappelé ses réserves anciennes vis-à-vis de l’alliance, affirmant ne jamais s’être laissé influencer par celle-ci. Il a également indiqué que le président russe Vladimir Poutine partageait cette analyse critique de son efficacité.

Un éventuel retrait des États-Unis de l’OTAN pourrait entraîner des conséquences majeures sur l’équilibre stratégique international. Washington dispose actuellement d’environ 50 000 soldats et d’un dispositif militaire important au Moyen-Orient, en partie intégré dans le cadre de l’alliance. A ce stade, aucun calendrier ni modalité précise n’ont été annoncés par l’administration américaine.