Burkina Faso : Damiba a arrêté et expulsé du Togo et rapatrié au Faso

L’ancien président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été arrêté au Togo puis expulsé vers le Burkina Faso. Une opération qui interviendrait dans un contexte de soupçons de complot et de déstabilisation du gouvernement burkinabè.

 

Les contours de la tentative de coup d’État survenue au Burkina Faso le 3 janvier dernier continuent de susciter de nombreuses interrogations. L’ancien président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été interpellé au Togo avant d’être expulsé de Lomé, où il résidait depuis octobre 2022.

Selon plusieurs sources concordantes, l’arrestation de l’ex-chef de l’État a eu lieu le vendredi 16 janvier. Une source proche de Paul-Henri Damiba, citée par RFI, indique qu’il aurait été conduit depuis son domicile dans le quartier « Lomé 2 » jusqu’à la Cour d’appel, où un magistrat aurait donné suite à une demande d’extradition formulée par les autorités burkinabè.

Le lendemain, samedi 17 janvier, le lieutenant-colonel Damiba aurait été escorté par des militaires jusqu’à l’aéroport de Lomé avant d’être embarqué vers une destination qui n’a, pour l’instant, pas été officiellement révélée.

Renversé en septembre 2022 par le capitaine Ibrahim Traoré, actuel président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba est régulièrement accusé par les autorités de Ouagadougou de nourrir des velléités de déstabilisation du régime en place. Son expulsion survient alors que de nouvelles accusations de complot ont été formulées à son encontre à la suite des événements du 3 janvier.

Pour l’heure, ni le Togo ni le Burkina Faso n’ont publié de communiqué officiel concernant cette opération, ni sur la destination finale de l’ancien président de la transition.

Affaire Griveaux : Juan Branco expulsé de la Centrafrique

L’avocat très controversé et aux multiples facettes, dans l’affaire Griveaux, Maître Juan Branco, avait été expulsé de Centrafrique, en mai 2018, à la demande de la Minusca qu’il avait gravement mis en cause.

Juan Branco avait ses entrées à l’ONU et dans les organisations internationales de défense des droits de l’homme depuis son passé comme assistant à la Cour Pénale Internationale de La Haye et ses fonctions de conseiller au cabinet de Laurent Fabius, lorsque celui-ci était ministre des Affaires étrangères.

Un bref passage à la Cour Spéciale de Bangui

En 2018, ayant été missionné par l’ONU pour apporter son expertise à la Cour Pénale Spéciale de Bangui, créé en 2015, l’iconoclaste Juan Branco a découvert, en quelques jours passés à Bangui, une situation qu’il a dénoncée dans plusieurs médias. Juan Branco fut déclaré Persona non grata et expulsé de Centrafrique en mai 2018.