Washington claque la porte : les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales

Par un mémorandum signé le 7 janvier 2026, Donald Trump ordonne le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations et traités internationaux.

Le président américain a paraphé un mémorandum officialisant le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations, conventions et traités internationaux considérés comme incompatibles avec les intérêts nationaux. Cette décision concerne notamment plusieurs institutions du système onusien ainsi que des organismes à vocation africaine.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a ordonné le désengagement immédiat de Washington de 66 organisations, conventions et traités internationaux jugés contraires aux priorités nationales américaines. Cette mesure affecte en particulier plusieurs agences des Nations Unies et des structures œuvrant en Afrique, selon un mémorandum officiel consulté jeudi par APA. Daté du 7 janvier 2026 et adressé aux responsables des ministères et agences exécutives, le document demande à l’ensemble des entités fédérales concernées de prendre, « dans les plus brefs délais », toutes les dispositions nécessaires afin de concrétiser ce retrait américain des organisations internationales.

Parmi les institutions relevant du système des Nations Unies visées par cette décision figurent la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Bureau du conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique, ainsi que le Forum permanent sur les personnes d’ascendance africaine. Cette orientation s’inscrit dans la continuité d’un rapport présenté par le secrétaire d’État, élaboré conformément au décret présidentiel 14199 du 4 février 2025, lequel chargeait le Département d’État de procéder à un examen exhaustif des organisations intergouvernementales, conventions et traités auxquels les États-Unis sont parties.

Le mémorandum prévoit également la sortie de 35 organisations non directement rattachées à l’ONU, parmi lesquelles le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ainsi que le Forum mondial sur la migration et le développement.

Au total, 31 entités onusiennes sont concernées par ce retrait américain des organisations internationales, notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

Le document précise par ailleurs que l’examen des autres recommandations formulées par le secrétaire d’État se poursuit, ouvrant la possibilité à de nouveaux désengagements. Le chef de la diplomatie américaine doit notifier les agences fédérales et veiller à l’application effective de ce mémorandum présidentiel.

Retrait des États-Unis de l’UNESCO : un symbole de fracture mondiale

Les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ce mardi 22 juillet 2025.

« La poursuite de la participation des États-Unis à l’UNESCO n’est pas dans l’intérêt national », a déclaré la porte-parole du Département d’État américain, Tammy Bruce, dans un communiqué. Elle accuse l’agence onusienne de faire preuve de parti pris à l’égard des positions américaines, notamment sur la question israélo-palestinienne.

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a exprimé son profond regret face à cette décision de l’administration Trump, tout en précisant que l’organisation s’était préparée à un éventuel désengagement des États-Unis.

Pour rappel, le Pays de l’Oncle Sam s’étaient déjà retirés de l’UNESCO en 2018, sous la présidence de Donald Trump, avant d’y revenir en 2023 sous l’administration Biden.

RCA : Ali Darass responsable des violences (USA)

Les États-Unis désignent Ali Darassa, le chef de la milice Union pour la paix en République centrafricaine (UPC) basée en République centrafricaine (RCA), conformément au décret 13667, en raison des graves violations des droits de l’homme.  

 

L’UPC fait recours aux meurtres, aux enlèvements et à d’autres violences pour atteindre ses objectifs.  Le 15 novembre 2018, des membres de l’UPC ont attaqué un camp de personnes déplacées à Alindao, entraînant la mort de plusieurs personnes.  Le 15 mars 2020, quatre personnes auraient été détenues et torturées à Mboki sous les ordres de l’UPC.

La décision de Darassa d’abandonner l’Accord de paix de 2019 menace davantage la paix et la stabilité du pays et a entraîné des violations supplémentaires des droits de l’homme ainsi qu’une exacerbation des souffrances des Centrafricains.  Nous exhortons l’UPC et toutes les parties au conflit à tenir compte de la déclaration de cessez-le-feu du président Touadéra du 15 octobre, à cesser immédiatement les opérations de combat et à entamer le dialogue en vue de solutions politiques pacifiques.

RCA : 5 millions de dollars pour des information menant à l’arrestation de Joseph Kony

Le gouvernement américain annonce une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation de Joseph KONY.

 

Kony est le chef de l’Armée de résistance du Seigneur et est recherché pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.  Ces crimes incluent les massacres, la torture et le fait de forcer des enfants à devenir soldats.

Fournir des informations sur Kony demande beaucoup de courage.  Le gouvernement américain assure que tout ce qui est partagé restera totalement confidentiel.

Toutes personnes ayant des informations sur l’endroit où se trouve Kony sont encouragées à se manifester aujourd’hui – aucune information n’est trop petite ; chaque tuyau peut aider

RCA : les USA condamnent l’utilisation des mines antipersonnel dans les combats

L’ambassade des États-Unis à Bangui est profondément préoccupée par les informations faisant état d’atrocités contre des civils dans le nord-ouest.

 

Nous appelons aux autorités centrafricaines à mener rapidement des enquêtes complètes et transparentes sur ces rapports et à veiller à ce que les responsables répondent de leurs actes.  Le gouvernement centrafricain a la responsabilité de protéger tous ses citoyens, et nous l’appelons à fournir un soutien à toutes les victimes.

Nous déplorons également la mort tragique d’un humanitaire du Conseil danois pour les réfugiés, un partenaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international, après que son véhicule ait heurté un engin explosif.  Nous exprimons notre plus profonde sympathie à la famille, aux amis, et aux collègues de la victime.  Nous condamnons fermement l’utilisation d’engins explosifs et de mines terrestres qui entravent l’acheminement de l’aide humanitaire dans la région.  En tant que principal donateur humanitaire en RCA, les États-Unis travaillent sans relâche pour assurer que les nombreux Centrafricains qui en ont besoin puissent accéder à l’aide humanitaire.  Nous appelons tous les acteurs à permettre un accès humanitaire sans entrave.