SOBTO : les souscripteurs découvrent leur usine de transformation de tomates à Bobo-Dioulasso

À Bobo-Dioulasso, les souscripteurs de l’actionnariat populaire ont visité l’usine SOBTO, un projet agro-industriel porté par l’APEC et présenté comme un modèle de gouvernance participative.

 

L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) a organisé, le vendredi 13 février 2026, une visite guidée de l’usine de la Société Burkinabè de Tomates (SOBTO) à l’intention des souscripteurs issus de la société civile. Cette initiative visait à permettre aux actionnaires populaires de constater, sur le terrain, le niveau de fonctionnement de leur outil industriel implanté à Bobo-Dioulasso.

Accueillis par les responsables techniques et administratifs, les visiteurs ont parcouru l’ensemble de la chaîne de production, depuis la réception des tomates fraîches jusqu’à leur transformation en produits finis commercialisés sous la marque A’diaa.

Cette immersion a offert aux souscripteurs l’occasion d’apprécier concrètement la réalité opérationnelle de l’usine. Les installations modernes, associées à un dispositif organisationnel structuré, témoignent d’un fonctionnement jugé optimal. Les explications fournies par les techniciens ont notamment porté sur le respect des normes de qualité, les capacités de transformation actuelles ainsi que les perspectives d’augmentation de la production.

Pour plusieurs participants, cette visite constitue un signal fort en matière de transparence et renforce la relation de confiance entre les promoteurs du projet et les citoyens engagés dans l’actionnariat populaire.

Des souscripteurs satisfaits et engagés

À l’issue de la visite, des membres de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), aux côtés d’autres acteurs de la société civile, ont salué l’initiative de l’APEC.

Joséphine Ouédraogo/Traoré, Secrétaire générale provinciale de la CNAVC dans le Houet, a exprimé son enthousiasme. « Nous sommes impressionnés par ce que nous avons découvert aujourd’hui. Nous saluons la vision de notre Président, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui a porté cette initiative en implantant une usine de transformation de tomates à Bobo-Dioulasso. La tomate est produite localement, transformée localement et consommée par les Burkinabè. Nous sommes désormais prêts à devenir des ambassadeurs de l’usine et à œuvrer pour qu’elle fonctionne à plein régime », a-t-elle déclaré.

Les souscripteurs ont également réaffirmé leur engagement à promouvoir activement les produits A’diaa et à poursuivre leur adhésion à l’actionnariat populaire, dans la perspective de voir émerger d’autres unités industrielles sur l’ensemble du territoire national.

« La SOBTO est l’usine du peuple »

Pour le Directeur général de l’APEC, Karim Traoré, cette démarche s’inscrit dans une logique de gouvernance participative et inclusive. Il a rappelé que la SOBTO est la propriété du peuple burkinabè à travers le mécanisme de l’actionnariat populaire.

« La SOBTO est l’usine du peuple. Consommer les produits A’diaa, c’est adhérer à une vision claire : produire nos tomates au Burkina Faso, les transformer sur place et nourrir les Burkinabè avec nos propres ressources », a-t-il souligné.

Bobo-Dioulasso : un vaste réseau de trafic de drogue démantelé

À Bobo-Dioulasso, le Service régional de la police judiciaire du Guiriko a mis fin aux activités d’un réseau structuré de trafic de chanvre indien. Plusieurs interpellations et une importante saisie de drogue ont été enregistrées, à l’issue d’une enquête approfondie.

 

Dans le cadre de ses missions régaliennes de protection des personnes et des biens, le Service régional de la police judiciaire du Guiriko (SRPJ-GRK) a démantelé un réseau de trafic de drogue opérant dans la ville de Bobo-Dioulasso.

L’opération a été menée à la suite de renseignements jugés fiables. Les enquêteurs ont d’abord intercepté un individu circulant à vélomoteur, en possession d’un sac contenant 99 boules de chanvre indien. Les investigations engagées par la suite ont permis d’identifier et d’interpeller plusieurs complices.

Au cours de l’enquête, une femme résidant dans un pays voisin s’est présentée comme la propriétaire de la drogue saisie. Elle a proposé la somme de 1 980 000 FCFA afin de récupérer la marchandise. Un membre du réseau s’est alors présenté avec ladite somme, avant d’être interpellé pour tentative de corruption et trafic de stupéfiants. L’argent a été saisi comme élément de preuve.

La poursuite des investigations a conduit à l’arrestation d’autres membres du réseau, parmi lesquels figurait un conducteur de véhicule de transport en commun. Selon les éléments recueillis, le mode opératoire consistait à se rendre dans un pays voisin pour s’approvisionner en chanvre indien, dissimulé ensuite dans le compartiment moteur du véhicule pour être acheminé vers Bobo-Dioulasso. Une fois sur place, d’autres membres du réseau prenaient le relais pour faire transiter la drogue vers un autre pays frontalier.

Au total, 118 boules de chanvre indien, d’un poids estimé à 70 kilogrammes et d’une valeur marchande d’environ 20 millions de FCFA, ont été saisies. Les présumés auteurs ont été présentés aux autorités judiciaires compétentes afin de répondre de leurs actes.

La Police nationale a, par ailleurs, salué la collaboration des populations dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Elle les invite à redoubler de vigilance et à signaler tout cas suspect à travers les numéros verts 17, 16 et 1010.

Le chantier de la centrale thermique Bobo 2 affiche un taux d’exécution de 90 %

Le ministre Yacouba Zabré Gouba a visité, samedi, le chantier d’une centrale thermique de 26,4 MW à Bobo-Dioulasso. Une infrastructure stratégique pour renforcer la production électrique nationale.

 

Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a effectué, le samedi 7 février 2026, une visite de terrain à Bobo-Dioulasso, dans la cité de Sya, sur le chantier d’une nouvelle centrale thermique en cours de construction au sein de la centrale Bobo 2. D’une capacité de 26,4 MW, cette infrastructure vise à renforcer les capacités existantes et à accroître l’offre d’électricité au profit des populations et des unités industrielles.

La centrale thermique Bobo 2, exploitée par la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL), est constituée de deux centrales totalisant neuf groupes électrogènes pour une puissance cumulée de 68 MW. Dans le cadre du renforcement du dispositif énergétique, la SONABEL a engagé des travaux d’extension avec la construction d’une nouvelle centrale de 26,4 MW. Implantée à proximité des installations existantes, elle comprendra trois groupes électrogènes actuellement en phase d’installation. Le projet intègre également un bâtiment auxiliaire, des cuves de stockage de combustibles, d’eau et d’huile, des locaux pour transformateurs ainsi que des réseaux de tuyauterie.

Prévue pour être opérationnelle au premier trimestre de l’année 2026, la nouvelle centrale affiche un taux d’exécution de 90 %. Les travaux sont financés sur fonds propres de la SONABEL, pour un montant global de 33 893 140 000 francs CFA TTC. Une fois mise en service, cette infrastructure contribuera à renforcer la capacité nationale de production électrique, à sécuriser l’alimentation de la ville de Bobo-Dioulasso et de sa région, tout en améliorant la disponibilité et l’exploitation des équipements de production.

Pour une souveraineté énergétique

Au cours de sa visite, le ministre Yacouba Zabré Gouba a inspecté les deux centrales existantes ainsi que la nouvelle installation en construction. Il s’est rendu dans le bâtiment principal et sur les différents chantiers annexes. À cette occasion, il a exhorté l’entreprise chargée des travaux à accélérer le rythme afin de permettre aux populations et aux entreprises de disposer d’une alimentation électrique suffisante, notamment en période de forte chaleur. Le directeur général adjoint de PPI, société en charge du chantier, Pegdwendé Franck Yaméogo, a rassuré le ministre quant à la mise à disposition de la centrale dans les meilleurs délais.

Le ministre de l’Énergie s’est félicité de l’impact attendu de cette nouvelle infrastructure, qui portera la puissance totale de Bobo 2 à près de 90 mégawatts. « Nous allons mettre à la disposition des populations l’énergie nécessaire et accompagner l’industrialisation, car l’électricité demeure l’un des facteurs de production les plus essentiels », a-t-il déclaré.

Selon Yacouba Zabré Gouba, l’Initiative présidentielle en cours permettra de consolider les acquis et d’accélérer la marche vers la souveraineté énergétique, pilier de la souveraineté nationale. Dans cette dynamique, il a annoncé l’installation prochaine de groupes secondaires dans toutes les régions du Burkina Faso, ainsi que la mise en œuvre d’autres projets structurants. « Outre l’augmentation de la production, nous travaillons sur le transport et la distribution, notamment la modernisation des postes électriques, afin d’être en phase avec les ambitions du pays », a-t-il conclu.

Bobo-Dioulasso : le ministre Sorgho met la pression sur les chantiers d’assainissement

En visite à Bobo-Dioulasso, le ministre Adama Luc Sorgho a inspecté les chantiers d’assainissement et de voirie du PMDUVS. Avec 25 % d’avancement, il appelle à un rythme soutenu pour mettre fin aux inondations récurrentes.

 

Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, a effectué une visite de terrain ce dimanche 16 novembre 2025 sur les chantiers d’aménagement des ouvrages d’assainissement d’eau pluviale et des voiries associées à Bobo-Dioulasso. À ce jour, le taux d’exécution est évalué à 25,02 %. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre du Projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires (PMDUVS).

Initié le 5 avril 2025 par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le programme d’aménagement des ouvrages d’assainissement et des voies connexes dans la ville de Sya progresse de manière notable. Pour apprécier l’état d’avancement des opérations, Adama Luc Sorgho s’est rendu sur plusieurs sites, dont celui du secteur 17.

Sur place, le ministre des Infrastructures a observé les travaux réalisés à ce stade. Il a expliqué que l’objectif de cette visite est de suivre l’évolution des chantiers afin de s’assurer de leur bonne exécution. Selon lui, avec un délai de réalisation fixé à un an, les travaux affichent 25 % d’avancement pour 43 % du temps consommé.

« Nous ne sommes pas préoccupés pour l’instant. La majorité des caniveaux est terminée. Quelques sections restent à couler, mais l’entreprise suit une cadence acceptable », a-t-il affirmé. Il a dit être satisfait de la progression et des mesures prises pour limiter les désagréments aux riverains.

« Nous avons constaté la pose de passerelles métalliques permettant aux habitants d’accéder à leurs concessions », a salué Adama Luc Sorgho. Il a félicité l’entreprise chargée des travaux tout en l’encourageant à accélérer la cadence pour respecter l’échéance de mai 2026. « Le rythme est bon, mais nous reviendrons vérifier, car l’objectif reste d’éliminer définitivement les problèmes d’inondations à Bobo-Dioulasso », a-t-il ajouté.

Un soulagement attendu par les populations

Le ministre a invité les riverains à faire preuve de patience. « Ces travaux ne peuvent se dérouler sans quelques désagréments. Nous demandons la collaboration des populations pour que l’entreprise avance rapidement », a-t-il déclaré.

Ollo Franck Kansié, directeur général de l’AGETIB, structure partenaire du projet, a précisé que les travaux prévoient 20 kilomètres de caniveaux et collecteurs, dont 18,5 km en béton armé et 1,5 km en maçonnerie. À cela s’ajoutent 15 kilomètres de voiries en terre à aménager et un éclairage solaire de la même longueur le long des ouvrages.

Il a expliqué que ces aménagements visent à améliorer le cadre de vie, fluidifier la mobilité à Bobo-Dioulasso et réduire les inondations récurrentes. « Nous appelons aussi à une implication citoyenne, car des actes de vandalisme ont été constatés sur certains sites. Cela pourrait ralentir les travaux et nuire à la qualité des ouvrages », a-t-il alerté. Julien Mané, chef de mission des travaux pour le bureau d’études TED, a indiqué que, parallèlement à la construction des ouvrages, plus de trois kilomètres de caniveaux ont déjà été curés.

Les habitants, eux, disent apprécier ces réalisations. Pour Joséphine Ki, ces travaux sont une véritable bouffée d’air. « Avant, après chaque pluie, notre cour était inondée et il fallait toute une journée pour évacuer l’eau. L’accès à la maison était impossible. Depuis le creusage des caniveaux, ces problèmes ont disparu », a-t-elle confié.