Ouagadougou : un incendie maîtrisé au ministère en charge de la Famille

Un feu s’est déclaré lundi matin dans le bureau de la ministre de la Famille à Ouagadougou, rapidement maîtrisé par les sapeurs-pompiers, sans faire de victimes.

 

Un incendie s’est déclaré lundi matin dans le bureau de la ministre en charge de la Famille, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, avant d’être rapidement circonscrit grâce à l’intervention diligente des sapeurs-pompiers, a constaté un collaborateur de l’Agence d’Information du Burkina (AIB).

Le sinistre est survenu peu avant la traditionnelle montée des couleurs, en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, de la ministre de la Famille et de la Solidarité, du lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, ainsi que de la nouvelle ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, accompagnés de leurs collaborateurs.

Aucune perte humaine n’a été signalée. L’intervention rapide des secours a permis de maîtriser l’incendie et d’éviter une propagation à d’autres bureaux du bâtiment administratif de Ouagadougou.

Réagissant à l’incident, le ministre en charge de la Communication a pointé du doigt des défaillances structurelles liées à la mauvaise exécution des travaux dans l’immeuble administratif. Selon lui, la récurrence des incendies dans ce bâtiment s’explique par le non-respect des normes techniques et un manque d’intégrité dans la gestion des chantiers publics par le passé.

« Si les travaux avaient été réalisés dans le respect strict des règles et sans corruption, nous n’en serions pas là aujourd’hui », a déclaré Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dénonçant des pratiques qui, selon lui, ont gravement compromis la sécurité des infrastructures publiques.

Le ministre a estimé que certains anciens responsables ont failli à leur devoir de serviteurs de l’État en privilégiant des intérêts personnels au détriment de la qualité des ouvrages et de la sécurité collective.

Burkina Faso : la Défense affiche plus de 92 % d’exécution de ses objectifs en 2025

Évalué par le Premier ministre, le ministère de la Guerre et de la Défense burkinabè enregistre un taux d’exécution de 92,32 %, porté par la reconquête de 74 % du territoire national.

 

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé ce lundi 2 février 2026 la phase d’évaluation de la mise en œuvre des contrats d’objectifs 2025 assignés aux membres du gouvernement. La première séance de cet exercice de redevabilité a porté sur le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, dirigé par le Général de division Célestin Simporé.

À l’issue de cette évaluation, le ministère en charge de la Défense a enregistré un taux d’exécution physique de 92,32 %, traduisant une performance jugée globalement satisfaisante au regard des engagements fixés pour l’année écoulée.

Ce résultat découle de la mise en œuvre d’une trentaine d’activités stratégiques, principalement orientées vers la montée en puissance des forces combattantes, la reconquête du territoire national, la stabilisation des zones libérées, le retour progressif des populations déplacées, ainsi que la prise en charge psychologique et psychosociale des forces engagées sur le terrain.

Selon le ministre d’État, l’intensification des opérations militaires a permis d’assurer le contrôle effectif de près de 74 % du territoire national, soit environ 400 à 500 villages reconquis, renforçant ainsi la dynamique de sécurisation et de restauration progressive de l’autorité de l’État.

À cette occasion, le Général de division Célestin Simporé a rendu un hommage appuyé aux Forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), ainsi qu’aux populations, saluant leur engagement constant dans la lutte pour la liberté, l’indépendance et la souveraineté du Burkina Faso, ainsi que de l’espace confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le Premier ministre a, pour sa part, félicité le ministre d’État et l’ensemble de son département pour les efforts soutenus consentis dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire national.

Se projetant sur l’année 2026, le chef du gouvernement a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner davantage les forces armées, notamment à travers le recrutement, la formation, le renforcement de la logistique et des équipements, ainsi que la consolidation des mécanismes de prise en charge sanitaire et psychosociale des combattants blessés et des personnes affectées par le terrorisme.

2 000 motos offerts par la capitaine Ibrahim Traoré pour renforcer la mobilité de la Police nationale

Le Président Ibrahim Traoré a remis 2 000 motos à la Police nationale afin d’améliorer la réactivité et la couverture sécuritaire sur le territoire burkinabè.

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce lundi 2 février 2026 à la remise officielle de 2 000 motos à la Police nationale, a annoncé le service de communication de la Présidence du Faso. Il s’agit d’une commande spéciale d’engins à deux roues de marque « Yento », un terme signifiant « Sécurité » en Gulmancema, destinée à renforcer les capacités opérationnelles des forces de police.

Cette dotation vise à réduire les délais d’intervention et à améliorer l’accessibilité des forces de sécurité aux zones criminogènes, dans un contexte de renforcement du dispositif sécuritaire sur l’ensemble du territoire national.

« Je vous remets officiellement les clés de ces motos pour la sécurité de nos citoyens. C’est une mission qui vous est confiée. Je pense que cela pourra apporter un plus dans votre maillage, un travail efficace que vous avez déjà commencé », a déclaré le chef de l’État, en remettant symboliquement les clés au ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

Prenant la parole au nom des forces de sécurité, le ministre Mahamadou Sana s’est engagé à faire un usage responsable et optimal de ces engins. Il a souligné que cette dotation permettra de renforcer davantage la présence policière et d’améliorer la sécurité sur l’ensemble du territoire.

Selon lui, les motos seront rapidement déployées au profit de la Police nationale afin de garantir plus de quiétude aux populations. Elles contribueront également à consolider le concept “S 24/7”, lancé en 2025, axé sur une présence sécuritaire permanente et une réactivité accrue des forces de l’ordre.