Quand le football s’engage : Georgi Minoungou aux côtés des orphelins de l’Armée de l’Air

L’international burkinabè Georgi Minoungou a posé un acte fort de solidarité en faveur des enfants des militaires de l’Armée de l’Air, le 13 janvier 2026.

L’État-Major de l’Armée de l’Air a accueilli, le mardi 13 janvier 2026, la visite de l’international burkinabè Georgi Minoungou, l’un des talents les plus en vue du football national. Entouré de son staff, le joueur s’est rendu au sein de l’institution militaire dans le cadre d’une action solidaire dédiée aux orphelins de l’Armée de l’Air.

À cette occasion, Georgi Minoungou a effectué une remise de dons constituée de fournitures scolaires et d’une enveloppe financière, destinées à appuyer les enfants des militaires tombés en service. Ce geste à haute valeur humaine et sociale reflète l’attachement du joueur à la Nation ainsi que sa reconnaissance envers les Forces de Défense et de Sécurité.

Le Chef d’État-Major adjoint de l’Armée de l’Air, représentant l’institution, a officiellement réceptionné le don. Dans une ambiance marquée par l’émotion et le respect, les autorités militaires ont exprimé leur vive gratitude à l’endroit du joueur pour cette initiative bénéfique, appelée à apporter un appui moral et matériel aux familles concernées.

Les messages de reconnaissance ont ponctué la cérémonie, soulignant l’importance de tels élans de générosité, qui renforcent la cohésion nationale et valorisent la mémoire des soldats tombés pour la Patrie. Par ce geste, Georgi Minoungou illustre le lien de solidarité entre le monde du sport et les Forces armées, rappelant que la lutte contre le terrorisme et la défense de la paix engagent l’ensemble de la Nation.

Remaniement ministériel au Burkina Faso : deux nouveaux visages pour renforcer l’Exécutif

Le gouvernement burkinabè s’est enrichi de deux nouvelles personnalités après le remaniement du 12 janvier 2026. Entre expertise académique et expérience sportive, Moumouni Zoungrana et Annick Lydie Djouma Pikbougoum incarnent le renouveau voulu par les autorités.

 

Le gouvernement burkinabè remanié le 12 janvier 2026 par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, composé de 22 membres, a enregistré l’arrivée de deux nouveaux ministres. Il s’agit de Moumouni Zoungrana, nommé ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, et d’Annick Lydie Djouma Pikbougoum, désormais ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. Ce remaniement du gouvernement du Burkina Faso marque une nouvelle étape dans la structuration de l’Exécutif.

Chercheur et enseignant spécialisé en littérature orale, Moumouni Zoungrana hérite du portefeuille de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique. Il figure parmi les deux nouvelles personnalités intégrées à l’Exécutif à l’issue du remaniement du gouvernement du Burkina Faso intervenu le 12 janvier. Âgé de 53 ans, titulaire d’un doctorat en littérature orale de l’université Joseph-Ki-Zerbo, il est connu du grand public pour ses analyses dans les débats télévisés.

Né en 1973, Moumouni Zoungrana a effectué son cycle primaire à Sabcé, puis ses études secondaires au CEG de Kongoussi et au lycée Bogodogo de Ouagadougou, où il obtient son baccalauréat en 1995. Reçu au concours des instituteurs, il poursuit en parallèle sa carrière professionnelle et ses études universitaires jusqu’à l’obtention de son doctorat. Son parcours lui confère une parfaite connaissance du système éducatif. Son expérience dans l’enseignement et ses nombreuses publications scientifiques constituent des atouts importants pour conduire les missions qui lui sont confiées par les autorités.

Une spécialiste chevronnée à la tête des sports

Professeur certifié d’éducation physique et sportive, Annick Lydie Djouma Pikbougoum occupait, avant sa nomination, le poste de chargée de mission au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Titulaire d’un master professionnel en management des organisations sportives, elle totalise une longue expérience administrative entamée en 2006. Elle a été directrice des sports de compétition au ministère des Sports et des Loisirs, puis directrice du sport de haut niveau entre 2007 et 2011.

Elle a également siégé comme administratrice au conseil d’administration de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS) de 2008 à 2010. De mai 2017 à décembre 2020, elle a exercé les fonctions de directrice adjointe de l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH). Membre du gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo II issu du remaniement gouvernement Burkina Faso, elle arrive à ce poste avec un solide bagage professionnel.

Ancienne joueuse de handball de première division et internationale burkinabè, Annick Lydie Djouma Pikbougoum a ensuite poursuivi sa carrière comme entraîneure de plusieurs équipes féminines, notamment l’AS-SONABHY, l’AS-SONABEL et le club LONAB Handball. En tant que directrice exécutive de Special Olympics Burkina, elle a dirigé les délégations burkinabè aux Jeux mondiaux de Dublin, Athènes, Los Angeles, Abu Dhabi, Graz et Berlin, consacrés aux athlètes vivant avec un handicap intellectuel.

Ouagadougou au cœur du débat islamique sur les migrants et réfugiés

Les États membres de l’Union parlementaire de l’OCI sont réunis à Ouagadougou pour réfléchir aux défis liés aux migrations et aux réfugiés, dans un contexte sahélien sous tension.

La réunion du Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des États membres de l’OCI (UPCI) se tient les 13 et 14 janvier 2026 à Ouagadougou autour du thème « Les migrants et les réfugiés ». La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée ce mardi 13 janvier 2026 par le président de l’Assemblée législative de transition, Dr Ousmane Bougouma.

Des délégations provenant notamment de la Palestine, du Maroc, du Tchad, de la Turquie, du Mozambique, de la Gambie et du Burkina Faso participent à cette rencontre. Durant deux jours, les participants se penchent sur les enjeux liés aux migrations et aux réfugiés, dans un contexte marqué par d’importants déplacements de populations, en particulier dans la zone sahélienne, ce qui explique le choix du thème.

Selon le secrétaire général de l’UPCI, Mouhamed Khouraichi Niass, cette session s’inscrit dans la volonté de renforcer les actions de l’Union et d’assurer une mise en œuvre concrète de ses résolutions afin d’accroître son efficacité et son rayonnement.

Il a indiqué que les débats porteront notamment sur l’ampleur croissante du phénomène migratoire et sur la situation des personnes déplacées dans les pays du Sahel. Les échanges viseront également à soutenir les efforts internationaux en faveur d’une migration plus sûre, ainsi qu’à encourager le retour des migrants dans leurs zones d’origine et leur réinsertion.

Il a aussi précisé que la rencontre aboutira à l’examen et à l’adoption de la « Déclaration de Ouagadougou », axée sur la solidarité islamique et son application dans l’action humanitaire en faveur des migrants et des réfugiés.

Pour Dr Ousmane Bougouma, le thème choisi traduit un engagement commun, en lien avec des instruments internationaux tels que le Pacte mondial sur les réfugiés. Il a souligné la nécessité de renforcer la coopération afin de promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière, tout en assurant une protection digne aux réfugiés.

« La migration, phénomène inhérent à l’histoire humaine, peut être une source de prospérité, d’innovation et de développement durable. Le projet de texte de l’UPCI rappelle à juste titre que ses effets positifs peuvent être renforcés par une meilleure gouvernance.

Il nous engage à réduire les facteurs qui poussent nos concitoyens à quitter leurs pays et à créer les conditions politiques, économiques, sociales et environnementales nécessaires pour permettre à nos populations de construire un avenir serein chez elles », a-t-il déclaré.

Le Dr a également relevé que le document de travail appelle les États membres de l’UPCI à répondre aux besoins des migrants en situation de vulnérabilité, tout en veillant à la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Dr Ousmane Bougouma a enfin invité à adopter une approche globale fondée sur le respect des droits humains, la lutte contre la xénophobie et la promotion de sociétés inclusives.

Les nouveaux “combattants du savoir” prêts à servir le Burkina Faso

À l’issue d’un mois d’immersion patriotique, plus de 200 jeunes enseignants et chercheurs ont officiellement rejoint les rangs de l’État, sous le signe du civisme et de la discipline.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thombiano, a présidé, le lundi 12 janvier 2026, la cérémonie marquant la fin de l’immersion patriotique des assistants universitaires, hospitalo-universitaires et attachés de recherche.

Au total, 203 assistants universitaires et attachés de recherche sont appelés à renforcer les effectifs des universités publiques et des structures nationales de recherche. Recrutés par l’État, 199 d’entre eux ont pris part à une immersion patriotique d’un mois au centre de formation et de production de Loumbila. Leur sortie officielle s’est déroulée le lundi 12 janvier 2026, au cours d’une cérémonie dirigée par le ministre Adjima Thiombiano, en présence de ses homologues en charge de la santé, Lucien Robert Kargougou, et de l’enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara. L’événement a été ponctué de discours et de la remise d’attestations aux participants.

Au nom de la promotion, Francis Ouédraogo a salué la portée de cette formation qu’il a qualifiée d’école de vie pour les chercheurs et enseignants-chercheurs. « Ce séjour nous a permis de comprendre l’importance de l’ordre et de la discipline dans la réalisation de grandes ambitions », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), engagés dans la protection du territoire, tout en promettant de rester fidèles à la confiance placée en eux, l’intérêt supérieur du Burkina Faso devant primer sur toute autre considération.

Le directeur général du Service national pour le développement (SND), le colonel Moctar Haïdara Taboré, a pour sa part salué la vision des autorités qui ont fait du civisme et de la discipline une priorité nationale. Il s’est réjoui de l’atteinte des objectifs fixés, notamment la formation civique, patriotique et militaire des nouvelles recrues de l’État. Selon lui, le séjour s’est déroulé dans un climat marqué par la rigueur et le respect mutuel.

Il a souhaité que les bénéficiaires transmettent à leurs futurs apprenants non seulement des connaissances, mais aussi des valeurs telles que la discipline et le respect du bien public.

Prenant la parole, le ministre Adjima Thiombiano a souligné qu’il s’agissait d’une première expérience d’immersion dédiée aux enseignants-chercheurs et chercheurs, avec pour finalité unique de mieux servir la Nation. « Ce projet, que beaucoup jugeaient irréalisable, est aujourd’hui devenu concret grâce à la volonté ferme des plus hautes autorités », a-t-il déclaré.

S’inscrivant dans la vision de la Révolution progressiste populaire, le ministre a insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso de disposer de femmes et d’hommes compétents, porteurs de valeurs d’ordre et de discipline dans tous les secteurs. Il a exprimé sa gratitude au SND, qui a su, en l’espace d’un mois, forger ce groupe de chercheurs et d’enseignants-chercheurs en véritables soldats du savoir au sein des Unités de formation et de recherche (UFR).

Baptisée « Mi Bânma Djakoanda », signifiant « combattants du savoir », la promotion a été invitée à devenir un modèle et une référence.

« Vous êtes désormais imprégnés des valeurs essentielles qui fondent notre vivre-ensemble et orientent l’action publique : civisme, patriotisme, discipline, solidarité et sens élevé du devoir », leur a-t-il lancé.

Éliminés mais déterminés : la FBF promet des décisions après la CAN 2025

Après l’élimination des Étalons en huitièmes de finale de la CAN 2025, la Fédération burkinabè de football a reconnu la déception tout en annonçant une évaluation approfondie du parcours de l’équipe.

 

Dans un communiqué publié le lundi 12 janvier 2025, la Fédération Burkinabè de Football (FBF) est revenue sur le parcours des Étalons, éliminés dès les huitièmes de finale. « Engagés dans cette Coupe d’Afrique des Nations avec la volonté affichée de faire mieux que lors de la dernière édition, les Étalons du Burkina Faso ont, une fois de plus, vu leur aventure s’arrêter au stade des huitièmes », souligne le communiqué de la FBF.

La Fédération précise que cette élimination est « intervenue dans un contexte difficile, aussi bien au regard du score que de la prestation livrée, jugée en dessous des espérances, et qui ne traduit ni la valeur réelle de l’effectif ni la confiance que lui a accordée le peuple burkinabè ».

Elle ajoute toutefois que les conclusions à tirer de cette participation seront communiquées ultérieurement. « La FBF tient à rassurer l’opinion nationale qu’elle mettra tout en œuvre pour analyser en profondeur cette CAN et informer, dans les plus brefs délais, des décisions et orientations qui en découleront », précise le communiqué.

Dans cette même note, la FBF a également adressé ses remerciements aux plus hautes autorités du pays pour leur soutien constant, ainsi qu’à l’ensemble des supporters burkinabè pour leur accompagnement sans faille avant, pendant et après la compétition.

Cette prise de parole de la Fédération intervient quelques heures après celle du sélectionneur des Étalons, Brama Traoré, qui a déclaré : « Dans les périodes difficiles comme dans les moments de joie, nous devons rester soudés derrière notre équipe nationale. Cette génération a de l’avenir et nous continuerons à travailler avec humilité, discipline et détermination pour défendre les couleurs du Burkina Faso. La déception est réelle, mais la fierté demeure ».

Meurtre à Ouagadougou : le procureur lance un appel à témoins pour retrouver les auteurs

Suite au meurtre de Viviane Compaoré survenu le 10 janvier 2026 à Karpala, le procureur du Tribunal de grande instance Ouaga II appelle toute personne disposant d’informations à se manifester.

 

Dans un communiqué rendu public le 12 janvier 2026, le procureur du Tribunal de grande instance Ouaga II a lancé un appel à témoins à toute personne susceptible de fournir des informations permettant d’identifier et d’arrêter les responsables du meurtre de Viviane Compaoré, survenu le 10 janvier dernier dans le quartier Karpala à Ouagadougou.

Selon le communiqué, le drame s’est produit à 13h40, lorsqu’un corps sans vie a été découvert dans une maison du secteur 51. Immédiatement alertés, les agents du Commissariat de police de l’Arrondissement 12 se sont rendus sur place, accompagnés d’une équipe du Parquet, de la Police judiciaire, de la Police scientifique et technique ainsi que d’un médecin légiste. Les premières constatations indiquent que Viviane Compaoré, également connue sous le nom de Ouédraogo Viviane Yolande, a été agressée et assassinée à son domicile.

Une enquête a été ouverte dans la foulée afin d’identifier les auteurs et les éventuels complices de ce crime. Les investigations avancent avec une mobilisation soutenue et une détermination particulière des enquêteurs. Des expertises techniques ont été requises auprès du service de médecine légale et d’autres spécialistes pour appuyer le travail des autorités.

Le procureur insiste sur l’importance de l’appel à témoins. Toute personne disposant d’informations pertinentes est invitée à contacter le service du procureur, le Commissariat de police de l’Arrondissement 12, ou tout autre service de police judiciaire afin de contribuer à l’arrestation des auteurs, coauteurs et complices de ce crime odieux.

Nouveaux ministres et changements majeurs : le Burkina Faso remanie son gouvernement

Le gouvernement burkinabè a été remanié ce lundi avec deux nouveaux ministres et plusieurs modifications d’appellations ministérielles, dans une réorganisation stratégique.

La nouvelle équipe de Jean Emmanuel Ouédraogo II compte 22 membres, dont cinq femmes et trois ministres délégués. Parmi les changements majeurs, le ministère de la Défense et des Anciens Combattants devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Le général Célestin Simporé est reconduit à ce poste stratégique tout en conservant son rang de ministre d’État.

Deux nouvelles personnalités font leur entrée dans le gouvernement : Annick Pickbougoum Zingué est nommée ministre des Sports et des Loisirs, succédant à Roland Somda, tandis que Moumouni Zoungrana prend la tête du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique.

Le remaniement s’accompagne également de réajustements structurels et de changements d’appellations ministérielles. Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale devient le ministère des Serviteurs du peuple, toujours dirigé par Mathias Traoré. Le ministère de l’Urbanisation et de l’Habitat change pour ministère de la Construction de la patrie, sous Mikaïlou Sidibé. Les ministères des Infrastructures et de l’Environnement disparaissent de l’architecture gouvernementale.

Par ailleurs, le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale devient le ministère de la Famille et de la Solidarité. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est simplifié en ministère de la Santé, tandis que le ministère de la Justice et des Droits humains devient simplement ministère de la Justice. Ces trois départements conservent leurs titulaires : Pélagie Kaboré, Lucien Jean-Claude Kargougou et Edasso Rodrigue Bayala.

Ces modifications d’appellations témoignent d’une volonté de réorienter le langage et la perception de l’action gouvernementale, tout en soulignant les priorités stratégiques du Burkina Faso.

Bigtogo frappé par le feu : l’État au chevet de 336 déplacés sinistrés

Un violent incendie a ravagé le site des personnes déplacées internes de Bigtogo, à Pabré, faisant un mort et des centaines de sinistrés. Les autorités burkinabè se sont rendues sur place pour exprimer la solidarité nationale et déclencher une réponse humanitaire d’urgence.

 

Suite à l’incendie survenu le vendredi 9 janvier 2026 sur le site spontané des personnes déplacées internes de Bigtogo, le ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le commandant Passowendé Pélagie Kabré, accompagnée du gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, s’est rendue sur les lieux pour témoigner la compassion et le soutien du gouvernement aux familles touchées.

Le sinistre a provoqué le décès tragique d’un enfant d’environ deux ans, un blessé léger ainsi que d’importants dégâts matériels, replongeant de nombreuses familles déjà fragilisées dans une nouvelle détresse. La délégation ministérielle a visité les abris détruits par les flammes et s’est recueillie sur la tombe du jeune enfant disparu. Cette visite a permis d’évaluer l’ampleur des destructions et la souffrance des ménages affectés par l’incendie du site de Bigtogo.

Le chef de service social de Pabré, Zakaria Ouédraogo, a précisé que le site, occupé depuis le 5 mai 2022 par des déplacés venus de Pobé Mengao, Namissigian et Kouraogo, regroupait auparavant 140 ménages. L’incendie du site de Bigtogo a impacté 336 personnes issues de 75 ménages, occasionnant de lourdes pertes tant matérielles qu’humaines. La ministre a salué la mobilisation rapide des populations hôtes et des PDI non affectés, qui ont contribué à circonscrire les flammes et à héberger temporairement les familles sinistrées dans l’attente des secours.

Elle a exprimé, au nom du gouvernement et du Président du Faso, sa reconnaissance pour cet élan de solidarité qui reflète les valeurs de cohésion sociale et de fraternité du peuple burkinabè face à l’incendie du site de Bigtogo.

Elle a par ailleurs rassuré les populations quant à l’engagement des autorités à favoriser un retour progressif à la normale, dans la perspective d’un retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine lorsque les conditions de sécurité le permettront. Les chefs de Bigtogo et de Pobé Mengao ont, de leur côté, exprimé leur gratitude pour la présence des autorités, symbole fort de réconfort et de proximité dans cette épreuve.

Une réponse humanitaire immédiate

Pour faire face à l’urgence, le secrétariat permanent du CONASUR a déclenché une assistance d’un mois composée de vivres et d’articles ménagers essentiels. Cette aide comprend notamment quatre tonnes de céréales, des spaghetti, des sardines, de l’huile, du sel, du sucre, ainsi que 168 nattes, des couvertures et des moustiquaires, des savons, des seaux, des bouilloires et des lots de vêtements destinés aux enfants, aux femmes et aux hommes.

La Croix-Rouge burkinabè est également intervenue avec 100 kits d’articles ménagers essentiels et 100 kits d’abris légers, dont l’installation est prévue pour le 12 janvier 2026 avec l’appui logistique du CONASUR. La ministre a appelé à une mobilisation collective pour permettre la reconstruction rapide des abris des 336 sinistrés. Selon les premières constatations, l’incendie serait dû à l’utilisation du gaz. Elle a invité les populations à observer strictement les règles de sécurité qui seront fixées par la délégation spéciale de la commune de Pabré afin d’éviter de nouveaux drames.

Procès Mahamadou Hawa Gassama : un parlementaire malien face à la justice ivoirienne

Le député malien Mahamadou Hawa Gassama a comparu devant le Tribunal du Plateau à Abidjan pour offense au président Alassane Ouattara. Le parquet a requis une peine lourde.

Le Tribunal de première instance d’Abidjan Plateau s’est penché, le vendredi 9 janvier 2026, sur le dossier de Mahamadou Hawa Gassama, député malien et membre du Conseil national de transition (CNT), poursuivi pour offense au président ivoirien Alassane Ouattara.

À l’issue de l’audience, le ministère public a requis cinq années de prison ferme et une amende de 500 000 francs CFA, avant que le tribunal ne mette l’affaire en délibéré. À la barre, Mahamadou Gassama a reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il a confirmé ses déclarations faites lors de son interpellation, de l’enquête et de l’instruction, tout en exprimant ses remords et en présentant des excuses publiques aux autorités ivoiriennes ainsi qu’aux institutions de la République

Les poursuites découlent de la publication, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dans laquelle l’élu malien tenait des propos jugés injurieux à l’égard du chef de l’État ivoirien, l’accusant notamment d’être un « déstabilisateur » et mettant en cause sa nationalité ivoirienne. Ces déclarations avaient conduit à son arrestation par les autorités judiciaires ivoiriennes à son retour d’un déplacement à Séguéla, dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire.

Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que ces propos portaient atteinte aux institutions de l’État ivoirien. Tout en prenant acte des excuses présentées par le prévenu, le parquet a considéré ce repentir comme tardif et a requis une peine qu’il a jugée dissuasive.

La défense, composée notamment de Maîtres Timothée Coulibaly et Mahamadou Ismaïla Konaté, a sollicité l’indulgence du tribunal. Les avocats ont mis en avant l’attitude coopérative de leur client, sa reconnaissance des faits et ses multiples excuses depuis son interpellation, tout en invitant la juridiction à prendre en compte le contexte politique dans lequel il a tenu ses propos.

À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le tribunal rendra son verdict le 30 janvier.

(AIP)

Kaya–Barsalogho : la promesse présidentielle devient réalité sur le terrain

Les travaux de bitumage de l’axe Kaya-Barsalogho avancent à grands pas, concrétisant l’engagement du Président du Faso et ouvrant de nouvelles perspectives pour la sécurité et le développement de la zone.

 

L’axe Kaya-Barsalogho, long de 42 kilomètres, est actuellement en travaux. Le bitumage de cette voie découle d’un engagement du Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, pris lors de sa visite à Barsalogho le 10 décembre 2024.

Le jeudi 8 janvier 2026, une équipe de reportage s’est rendue sur le site pour constater l’état d’avancement. Sur place, les agents de la brigade Faso Mêbo de Koulsé s’apprêtaient à poser la couche de roulement sur la chaussée déjà préparée par le Génie militaire. Les équipes ont mobilisé l’ensemble du dispositif technique : finisseurs, camions de bitume, citernes et compacteurs sous la supervision du capitaine Ripper Ulrich Bénin.

‎‎D’après le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, coordonnateur de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo : « Cette route a une emprise de 9 mètres et une équipe engagée y travaille. Les travaux avancent conformément à nos prévisions. Nous sommes confiants quant à l’atteinte des objectifs fixés par la hiérarchie, d’autant plus que les populations nous soutiennent sans relâche ».

‎À Barsalogho, les populations saluent la concrétisation de la promesse du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef traditionnel de la localité, Naaba Giguemdé, estime que cette réalisation témoigne de l’attachement du Chef de l’État à Barsalogho, un geste que les habitants accueillent avec gratitude.

‎Le désenclavement de Barsalogho devrait renforcer la sécurité dans la zone, stimuler le développement local et relancer l’activité économique de cette commune, autrefois considérée comme un pôle majeur de la région.