Putsch manqué au Bénin : où se cache réellement le lieutenant-colonel Tigri ?

Alors que Cotonou traque le lieutenant-colonel Pascal Tigri, cerveau présumé du putsch manqué du 7 décembre, les rumeurs enflent dans la sous-région. Entre démentis officiels et zones d’ombre, la poursuite prend une dimension diplomatique sensible.

 

Suite à la tentative de coup d’État qui a secoué le Bénin le dimanche 7 décembre 2025, le principal suspect, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, aurait depuis pris la fuite vers un pays voisin, selon les autorités béninoises.

Cette situation a alimenté une vague de rumeurs sur les réseaux sociaux, pointant du doigt un pays du Sahel, accompagné d’un communiqué annonçant sa présence sur le territoire burkinabè. Une information immédiatement démentie par la Présidence du Faso. D’après plusieurs médias citant des sources officielles à Cotonou, l’auteur présumé de la tentative de putsch se serait réfugié dans une capitale de la sous-région. Certains d’entre eux, s’appuyant sur une source au sein du gouvernement béninois, affirment que le lieutenant-colonel Pascal Tigri se trouverait à Lomé, au Togo.

Toujours selon ces sources médiatiques, les autorités béninoises prévoient d’émettre ce 10 décembre une notice rouge auprès d’Interpol afin d’obtenir son arrestation et son extradition. Côté togolais, une source proche du président Faure Essozimna Gnassingbé, citée par les médias, indique ne pas disposer d’informations confirmant sa présence sur le territoire.

Discours à la Nation : Ibrahim Traoré célèbre la reconquête et appelle à l’industrialisation

À la veille du 65ᵉ anniversaire de l’Indépendance, le Président Ibrahim Traoré a salué la reconquête du territoire, appelé à l’industrialisation et réaffirmé la marche vers la Révolution Progressiste Populaire.

 

À la veille de la fête nationale, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a prononcé une allocution solennelle. Il a salué la reconquête du territoire, encouragé l’industrialisation et exhorté tous les secteurs à s’engager pour la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Ce discours Traoré marque un moment clé dans la dynamique politique et sécuritaire du Burkina Faso.

S’adressant aux Burkinabè à l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’Indépendance, célébré le 11 décembre 2025, le Chef de l’État a rendu un hommage appuyé aux Forces Combattantes. Selon lui, depuis plus d’un an, elles mènent une offensive d’envergure qui a permis la reconquête de nombreuses zones autrefois tenues par les groupes armés.

« Plusieurs zones ont été reconquises en un mois… Toutes les résistances ennemies qui se sont opposées à nos forces ont été écrasées et nous n’avons connu aucune perte en vie humaine au cours de ces offensives, rien que quelques blessés légers », a affirmé le Président dans son discours Traoré.

Le Chef suprême des armées a encouragé à maintenir la pression militaire. Il a insisté sur le fait que les groupes armés, auparavant installés dans certaines localités, « fuient désormais le Burkina Faso ». Il leur a lancé un ultimatum clair : fuir ou mourir.

Ibrahim Traoré a rappelé que la quête de souveraineté repose sur une transformation profonde. Cette démarche passe, selon lui, par la Révolution Progressiste Populaire, processus politique et social porté par son Gouvernement. « Le Burkina Faso aujourd’hui est une vitrine, un modèle. Nous sommes observés, et nous n’avons pas le choix que de réussir », a-t-il déclaré.

Le Président a également interpellé les opérateurs économiques. Il les a invités à « changer de logiciel » et à investir dans l’industrialisation. Il a appelé à transformer les matières premières localement afin de créer des emplois et renforcer la souveraineté économique du pays.

Dans son discours Traoré, il a aussi salué les enseignants, les acteurs de la santé et le monde agricole. Il a réaffirmé l’importance de l’offensive agropastorale, indispensable pour atteindre la souveraineté alimentaire et sanitaire. « Quiconque parle de souveraineté ne peut pas tendre la main pour demander à manger », a-t-il insisté.

Le Chef de l’État a conclu son adresse en appelant à faire du Burkina Faso un modèle pour le continent. Il a réaffirmé son engagement contre l’impérialisme et encouragé l’Afrique à poursuivre la voie de la dignité et de la prospérité. « Le monde entier regarde le Burkina. Les Africains regardent le Burkina Faso qui a dessiné un modèle. Il faut que ce modèle inspire d’autres peuples à rejoindre le combat de la révolution », a-t-il déclaré.

Ce discours Traoré s’inscrit ainsi comme un appel à l’unité nationale, à la souveraineté économique et à la défense du territoir

Burkina–Brésil : l’Ambassadrice Ellen Barros fait ses adieux après cinq années de coopération renforcée

Au terme d’une mission diplomatique marquée par un rapprochement soutenu entre le Burkina Faso et le Brésil, S.E. Ellen Barros a été reçue par le Premier ministre pour une ultime audience empreinte d’émotion et de reconnaissance.

 

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience, ce mercredi 10 décembre 2025, à l’Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Brésil au Burkina Faso, S.E. Ellen Barros. Cette rencontre intervient alors que la diplomate brésilienne s’apprête à boucler son mandat, après cinq années consacrées à la coopération Burkina Brésil et à l’approfondissement des relations bilatérales.

À sa sortie d’audience, l’Ambassadrice Ellen Barros a exprimé une profonde émotion au moment de quitter le Burkina Faso. Elle a adressé ses remerciements au Chef du Gouvernement pour le soutien dont elle a bénéficié tout au long de son séjour.

Revenant sur son passage au pays, la diplomate a salué l’évolution positive des rapports entre Ouagadougou et Brasilia. « Durant ces cinq années, j’ai constaté un élargissement et un approfondissement des liens. Le Burkina s’est rapproché du Brésil, et le Brésil du Burkina », a-t-elle indiqué, rappelant le potentiel important des deux pays pour consolider leur coopération Burkina Brésil, notamment en raison de la similitude de leurs environnements géographiques et climatiques.

S.E. Ellen Barros a mis en avant les progrès réalisés dans plusieurs domaines. Sur le plan culturel, la présence brésilienne s’est accrue grâce à la participation à des événements majeurs comme le FESPACO, le SIAO ou encore le festival REMA, ainsi qu’à divers projets artistiques communs. Dans les secteurs agro-pastoral et agricole, la collaboration s’est traduite par des initiatives destinées à améliorer la production laitière, à partager des expertises sur la gestion de la sécheresse ou encore à appuyer la filière mangue. Au niveau de la recherche et de l’innovation, un partenariat avec l’INERA a permis la mise en œuvre de projets techniques adaptés aux réalités des deux pays. Elle a également salué un resserrement des liens politiques, diplomatiques et multilatéraux, reflet d’une confiance mutuelle croissante et d’une coopération Burkina Brésil en plein essor.

La diplomate dit garder un attachement particulier au Burkina Faso et à sa population, qu’elle qualifie de « travailleuse, joyeuse et intègre ». « Je repars avec des souvenirs précieux. Ces années ont été source de bonheur. J’ai découvert le peuple burkinabè et je comprends désormais l’origine de certaines valeurs que nous partageons avec le Brésil », a-t-elle confié, avant de conclure : « Nous avons posé des bases solides pour permettre à la coopération de progresser dans les années à venir, et nous sommes heureux de constater qu’elle peut aller encore plus loin ».

En saluant les actions menées par S.E. Ellen Barros, le Gouvernement burkinabè réaffirme son engagement à poursuivre, avec les autorités brésiliennes, un partenariat dynamique et porteur pour les deux nations.

Fally Ipupa annoncé à Ouaga : une Saint-Sylvestre qui veut montrer un Burkina résilient

Le Burkina Faso prépare une Saint-Sylvestre d’envergure avec Fally Ipupa en tête d’affiche, dans une soirée pensée comme un acte culturel et un symbole de résilience nationale.

Le réveillon de la Saint-Sylvestre à Ouagadougou s’annonce « féerique », placé sous le signe de la résistance culturelle. Le Zind Naaba Group, en partenariat avec Black Life, met en place un dîner gala d’envergure nationale baptisé « La Grande Nuit de la Saint-Sylvestre – Culture & Tourisme : Tandem pour le Développement National », avec en attraction principale la star congolaise Fally Ipupa pour un concert 100% live.

Bien plus qu’un simple dîner de prestige, l’événement est présenté par ses promoteurs comme un véritable « acte culturel », un moment symbolique destiné à valoriser l’image du Burkina Faso. Dans un contexte national sensible, l’objectif est clair : « montrer un Burkina debout, attractif, innovant… un Burkina qui inspire », explique Ousseynou Ly, directeur d’exploitation de Zind Naaba Group.

La présence de Fally Ipupa, artiste de renommée internationale, constitue un signal fort. Amed Traoré, Directeur général de Black Life, souligne l’impact de cet événement pour l’image du pays. « Il faut que le monde sache que le Burkina Faso est un pays vivable. C’est à nous de rehausser le niveau et quand les artistes viennent de l’extérieur, ils deviennent nos témoins », affirme-t-il. Il ajoute : « Nous voulons montrer à toute la planète que le Burkina Faso peut également accueillir des artistes de ce calibre ». Conformément à la promesse d’offrir « la crème de la crème », la soirée donnera aussi une place de choix aux artistes burkinabè. Smarty, Audrey, La Troupe Wiss Kamba Héritier de l’Art, ainsi que DJ Adams figurent parmi les invités spéciaux.

Au-delà du volet festif et de la promotion culturelle, l’initiative revêt une dimension solidaire. Une partie des recettes sera reversée aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), exprimant ainsi la solidarité du monde culturel envers les efforts nationaux.

Ce 31 décembre se profile comme une « vitrine de la culture burkinabè », un outil de promotion du tourisme local et une scène où se mêleront art, identité et hospitalité. Pour les organisateurs, il s’agit de rappeler que le Burkina Faso « demeure une terre de culture, d’accueil, d’excellence et d’ambitions ».

Athènes : le Burkina Faso renforce ses liens diplomatiques avec la Grèce

L’Ambassadeur Cyrile GANOU/BADOLO a présenté ses Lettres de créance au Président grec, marquant une nouvelle étape dans les relations bilatérales entre Ouagadougou et Athènes.

L’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso en Grèce, Cyrile GANOU/BADOLO, a présenté ses Lettres de créance au Président de la République hellénique, Konstantínos TASSOULAS, le 18 novembre 2025. La cérémonie s’est déroulée au Palais présidentiel d’Athènes dans une atmosphère empreinte de solennité.

S’exprimant au nom du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, la diplomate burkinabè a transmis les salutations des autorités et du peuple burkinabè au peuple grec. Elle a également mis en avant les actions engagées par le gouvernement burkinabè pour restaurer l’intégrité territoriale du pays, tout en soulignant les atouts économiques, culturels et les nombreuses opportunités d’investissement qu’offre le Burkina Faso.

Cyrile GANOU/BADOLO a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de diversifier ses alliances internationales, de consolider sa souveraineté et d’instaurer des relations bilatérales durables, fondées sur le respect mutuel et l’intérêt commun. De son côté, le Président grec, Konstantínos TASSOULAS, a exprimé son souhait de voir la coopération entre les deux nations se développer, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des infrastructures et de l’agriculture.

La veille de cette audience solennelle, l’Ambassadeur avait remis les Copies figurées de ses Lettres de créance au Département du Protocole d’État du ministère grec des Affaires étrangères.

Burkina Faso : sept nouveaux garants de la justice prêtent serment à Ouagadougou

Sept nouveaux membres du Conseil supérieur de la magistrature ont prêté serment à Ouagadougou, lors d’une audience présidée par Barthélemy Kéré. Une cérémonie marquée par un appel fort à l’intégrité et à l’indépendance.

Le président du Conseil constitutionnel, Barthélemy Kéré, a dirigé mardi 9 décembre 2025 à Ouagadougou l’audience solennelle au cours de laquelle sept nouveaux membres du Conseil supérieur de la magistrature ont prêté serment.

Les sept membres nouvellement désignés ont été officiellement installés lors de cette cérémonie présidée par Barthélemy Kéré. Chacun d’eux a prêté serment selon la formule consacrée : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes missions en toute intégrité, impartialité, indépendance, dans la rigueur de la loi, et de garder le secret des délibérations. »

Les personnalités concernées sont : Fortuné Gaétan Zongo, Barnabé Compaoré, Jacqueline Kaboré/Zoungrana, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré, Amidou Banhoro, Idrissa Wangré et Drissa Coulibaly. Pour le président du Conseil constitutionnel, ce serment représente un engagement ferme et irrévocable. Il a souligné que cette déclaration traduit la volonté de mettre leurs compétences et leur dévouement au service de la justice et de l’intérêt général, au-delà de toute considération personnelle. « C’est l’expression tangible de votre fidélité aux principes de l’État de droit et à la Constitution, fondements de notre démocratie », a-t-il indiqué.

Une mission exigeante et déterminante

« C’est affirmer que vos décisions, vos choix et vos recommandations seront orientés par l’éthique, l’équité et l’impartialité. C’est reconnaître que votre rôle dépasse vos fonctions individuelles pour servir la collectivité et consolider la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire », a ajouté Barthélemy Kéré. Selon lui, les nouveaux membres du CSM deviennent les garants de l’indépendance du pouvoir judiciaire, un élément essentiel du fonctionnement démocratique. Sans cette indépendance, a-t-il rappelé, il ne peut y avoir ni justice authentique, ni protection des libertés fondamentales, ni équilibre institutionnel.

Ainsi, leur serment marque le début d’une responsabilité majeure : garantir à chaque citoyen un accès à une justice impartiale et équitable. Le président du Conseil constitutionnel a également rappelé que le Conseil supérieur de la magistrature est une institution centrale de l’appareil judiciaire burkinabè. La présence conjointe de magistrats et de personnalités extérieures constitue, selon lui, un avantage important, car elle permet d’intégrer des points de vue variés, de concilier les intérêts des professionnels de la justice et ceux du public, et de renforcer la légitimité des décisions.

Il a aussi rappelé que la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023 a renforcé cette ouverture en élargissant la composition du CSM, afin de mieux répondre aux attentes des citoyens et d’atténuer les critiques portant sur le corporatisme. Cette évolution a permis, selon lui, de diversifier les perspectives et de consolider la crédibilité des décisions rendues par le Conseil.

De son côté, Barnabé Compaoré, l’un des nouveaux membres, a assuré mesurer pleinement l’ampleur de sa mission. « C’est une responsabilité à la fois lourde et exaltante, car elle consiste à gérer le corps des magistrats », a-t-il déclaré. Il a également indiqué que le CSM continuera d’accompagner le président du Faso, qui en est le président de droit, dans sa mission de garant de l’indépendance de la magistrature.

Tension au Sahel : le Nigéria répond après l’atterrissage controversé à Bobo-Dioulasso

Le Nigéria a expliqué les raisons de l’atterrissage d’un avion militaire à Bobo-Dioulasso, après que l’AES ait dénoncé une violation de son espace aérien. Un incident technique à l’origine, mais des tensions politiques toujours vives.

 

Le Nigéria a apporté mardi des précisions sur l’atterrissage imprévu d’un de ses avions militaires C-130 à Bobo-Dioulasso, après que la Confédération des États du Sahel (AES) a dénoncé une intrusion non autorisée dans son espace aérien. L’appareil, qui transportait deux membres d’équipage et neuf soldats, effectuait un vol de répositionnement vers le Portugal lorsqu’une défaillance technique a obligé l’équipage à se poser par mesure de sécurité. L’Armée de l’air nigériane affirme que la manœuvre a été effectuée « conformément aux protocoles internationaux et aux standards opérationnels », précisant que tout le personnel est en bonne santé.

Dans un communiqué, le commodore de l’air Ehimen Ejodame, porte-parole de la NAF, a expliqué que l’aéronef avait détecté une anomalie peu après son départ de Lagos, rendant nécessaire un atterrissage de précaution sur la piste la plus proche. L’institution a également souligné que les autorités burkinabè avaient fait preuve de courtoisie envers l’équipage et que la mission reprendrait dès que les conditions techniques le permettraient.

La veille, l’AES avait vivement réagi sur la télévision nationale burkinabè. Par la voix du ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, l’organisation a accusé le Nigéria d’avoir fait poser son avion « sans autorisation préalable » en franchissant l’espace aérien du Burkina Faso. Selon le communiqué lu au nom du président en exercice, le général Assimi Goïta, cet acte constitue un comportement « inamical ».

L’AES a rappelé avoir adopté depuis décembre 2024 des directives autorisant la neutralisation de tout aéronef non autorisé pénétrant dans son espace confédéral. Ses systèmes de défense ont été placés en état d’alerte renforcée à la suite de l’incident.

L’affaire intervient dans un contexte déjà tendu : la veille, des avions militaires nigérians avaient été déployés au Bénin à la demande des autorités béninoises et dans le cadre des mécanismes de la Cédéao, afin de contrer la tentative de coup d’État du 7 décembre. Cette opération a ravivé les tensions entre Abuja, acteur majeur de la Cédéao, et les pays de l’AES, qui se sont retirés de l’organisation régionale en janvier 2025.

Le Nigéria maintient toutefois que l’atterrissage réalisé au Burkina Faso était strictement motivé par la sécurité aérienne et ne constitue en aucun cas une violation intentionnelle. Abuja réaffirme son attachement au respect des normes internationales régissant l’aviation militaire.

CAN 2025 : Brama Traoré dévoile sa liste définitive des Étalons pour la CAN 2025

Le sélectionneur Brama Traoré a publié la liste définitive des Étalons pour la CAN 2025 et affirme viser clairement le titre au Maroc.

Ce lundi 8 décembre 2025, le sélectionneur national Brama TRAORÉ et son staff technique ont rendu publique la liste des joueurs convoqués pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 prévue au Maroc. Au total, 25 joueurs composent le groupe principal, tandis que trois éléments — Mohamed Konaté, Josué Tiendrebeogo et Razack Yoda — ont été placés en statut de réservistes.

À l’issue de la conférence de presse, Brama TRAORÉ a réaffirmé avec assurance l’ambition majeure de l’équipe : aller au Maroc pour gagner la CAN. Il a également exhorté l’ensemble des Burkinabè, supporters comme acteurs du milieu sportif, à accompagner les Étalons dans cette quête. Désormais, toutes les attentions se dirigent vers le Maroc, où la sélection nationale entend défendre avec détermination et fierté les couleurs du Burkina Faso.

AES–Nigeria : L’atterrissage forcé d’un avion militaire ravive une crise diplomatique

Un avion militaire nigérian a atterri d’urgence à Bobo-Dioulasso sans autorisation. L’AES parle de violation de souveraineté et place ses défenses aériennes en état d’alerte maximale.

 

Un avion militaire nigérian a été contraint d’atterrir d’urgence le 8 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso, ravivant les tensions entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et Nigeria. Selon la Confédération, l’appareil, un C-130 de l’armée nigériane, a pénétré l’espace aérien burkinabè sans autorisation. 

Le ministre burkinabé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a lu un communiqué officiel au nom de l’AES, précisant que l’avion transportait deux membres d’équipage et neuf militaires. Une enquête menée par les autorités burkinabé a confirmé l’absence d’autorisation de survol. L’AES a dénoncé une « violation grave » de la souveraineté et a qualifié l’atterrissage d’urgence d’acte « inamical », contraire aux règles du droit international et de l’aviation. Elle a annoncé avoir placé ses systèmes de défense aérienne en alerte maximale et autorisé la neutralisation de tout aéronef qui pénétrerait à l’avenir l’espace confédéral sans autorisation.

Cette affaire survient sur fond de fortes tensions régionales, notamment après l’intervention militaire du Nigeria au Bénin. Beaucoup craignent désormais une escalade entre l’AES et le Nigeria, fragilisant davantage la situation sécuritaire dans la région.

Burkina–Niger : un message de fraternité transmis au Président Tiani

Une délégation dépêchée par le Président Ibrahim Traoré a été reçue ce samedi à Niamey par le Chef de l’État nigérien, le Général Abdourahamane Tiani. La mission a porté un message axé sur la solidarité et la coopération au sein de l’AES.

Une mission mandatée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a été accueillie ce samedi par le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Les envoyés spéciaux ont remis au Chef de l’État nigérien un message officiel du dirigeant burkinabè.Selon le Chef de mission, Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-AES) du Burkina Faso, le message traduit une volonté renouvelée de renforcer la fraternité et la solidarité entre Ouagadougou et Niamey. Il souligne également la profondeur des liens historiques qui unissent les deux peuples.

Bassolma Bazié a rappelé que ces relations, déjà anciennes, se sont davantage consolidées au sein de la Confédération des États du Sahel, structure qui rassemble le Burkina Faso, le Niger et le Mali autour d’une vision commune de souveraineté et de coopération stratégique.