Trafic de gaz butane : un réseau illégal reconditionnait en plein cœur de Ouagadougou

La Cellule économique et financière de la section de recherches de la troisième légion de gendarmerie a mené une opération coup de poing dans le quartier Balkuy à Ouagadougou. L’intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les activités frauduleuses menaçant la sécurité des consommateurs. Celle-ci visait un réseau de reconditionnement illégal de gaz butane.

Les faits révélés

Au centre de cette opération se trouve un individu identifié par les initiales T.O. Détenteur d’un agrément officiel de commercialisation de gaz de la marque TOTAL. En dépit de cette autorisation, T.O. utilisait son statut pour mener en parallèle une activité illégale de reconditionnement de bouteilles de gaz.

Selon les enquêteurs, ce trafic était non seulement clandestin, mais également dangereux. Ce reconditionnement artisanal de gaz, s’effectué dans des conditions non réglementées. Il représente donc un risque majeur d’explosion ou d’incendie, mettant en péril la vie des riverains et des consommateurs.

Matériel saisi et suites judiciaires

Lors de l’intervention, les gendarmes ont saisi un important lot de matériel servant à l’opération frauduleuse : bouteilles de gaz non conformes, raccords artisanaux, balances et dispositifs de transfert illégaux. L’ensemble de ce matériel a été mis sous scellés.

T.O. a été interpellé et placé en garde à vue. Il devra répondre devant la justice de plusieurs chefs d’accusation, notamment pour mise en danger de la vie d’autrui, détention de matériel non conforme, et exercice frauduleux d’activités réglementées.

Enjeux sécuritaires et économiques

Ce démantèlement intervient dans un contexte marqué par une surveillance accrue du secteur des hydrocarbures domestiques. En plus de nuire à la concurrence loyale, ces pratiques mettent en péril la politique nationale de distribution sécurisée du gaz butane.

Les autorités appellent à la vigilance et encouragent les citoyens à dénoncer toute activité suspecte. Cette opération témoigne d’un engagement clair des forces de sécurité à faire respecter la réglementation et à protéger les consommateurs.

Sécurité, identité, gouvernance : les défis du nouveau découpage territorial au Burkina Faso

Le Burkina Faso vient de franchir un cap décisif dans la refonte de son architecture administrative. Le 2 juillet 2025, le gouvernement de Transition a adopté deux décrets majeurs : l’un portant changement des dénominations des régions et provinces, et l’autre réorganisant en profondeur le territoire national. Cette réforme marque un tournant, à la croisée des impératifs sécuritaires, de l’affirmation identitaire et de la quête d’une administration plus efficace.

 

Des explication bien reçu de la part du ministre 

Selon le ministre d’État, Émile Zerbo, cette initiative répond avant tout à des exigences stratégiques de défense. Les trois grandes régions de l’Est, du Sahel et de la Boucle du Mouhoun – représentant à elles seules 43 % du territoire – ont été jugées trop vastes pour une gestion optimale. En effet, dans un contexte de guerre asymétrique contre des groupes armés non étatiques, le découpage hérité du passé montrait ses limites. C’est pourquoi la réorganisation se veut avant tout un outil de résilience territoriale, mais aussi un levier pour la paix.

Dès lors, quatre nouvelles régions voient le jour : le Soum (chef-lieu : Djibo), la Sirba (Bogandé), la Tapoa (Diapaga) et le Sourou (Tougan). À cela s’ajoutent deux nouvelles provinces : Dyamongou (Kantchari) et Karo-Peli (Arbinda). Le pays compte désormais 17 régions, contre 13 auparavant, et 47 provinces, au lieu de 45.

Mais le redécoupage ne s’arrête pas là. Pour la première fois, l’État burkinabè adopte une nomenclature en langues nationales pour toutes les régions. Une rupture symbolique forte : Bankui (ex-Boucle du Mouhoun), Goulmou (ex-Est), Kuilsé (ex-Centre-Nord), Yaadga (ex-Nord), Tannounyan (ex-Cascades), ou encore Guiriko (ex-Hauts-Bassins). Cette volonté de réappropriation culturelle traduit un tournant dans la construction de l’identité nationale. En effet, le lien entre territoire et langage participe de la réconciliation entre l’État et les communautés locales, souvent marginalisées dans les décisions politiques.

 

Une reforme bien pensée en  amont 

Cette réforme n’est cependant pas née en vase clos. Elle trouve son origine dans les consultations menées en 2023 par l’Assemblée législative de Transition. Selon le rapport général, 69 % des forces vives interrogées s’étaient prononcées en faveur d’un nouveau découpage. Ce taux d’adhésion confère à l’initiative une légitimité populaire indéniable, dans un contexte où le tissu social est fragilisé par les déplacements forcés, les violences intercommunautaires et le recul des services publics.

Cependant, des défis considérables restent à relever. Car si la réforme répond à des impératifs de sécurité et de gouvernance, sa mise en œuvre nécessite des moyens financiers, humains et logistiques importants. La création de nouvelles entités administratives impliquera la construction d’infrastructures, la dotation en ressources, la formation de personnel et la gestion des chevauchements de compétences.

 

De nouveaux toponymes qui témoigne de la fierté locale 

Par ailleurs, le choix des toponymes endogènes, salué par de nombreux Burkinabè, pourrait susciter des résistances locales, notamment dans les zones où plusieurs groupes ethno-linguistiques cohabitent. D’où l’importance, selon plusieurs analystes, d’un travail de sensibilisation, mais aussi de dialogue permanent avec les populations. Sans cette pédagogie, la réforme pourrait être perçue comme un acte imposé, et non comme une dynamique collective.

Du point de vue géopolitique, cette réorganisation redéfinit les rapports de pouvoir entre les régions. Certaines, historiquement marginales, gagnent en visibilité et en représentativité. D’autres devront s’adapter à une nouvelle configuration territoriale. Ce rééquilibrage, s’il est bien géré, pourrait atténuer les frustrations régionales et renforcer le sentiment d’appartenance à une nation commune.

L’ancrage de la réforme dans le discours de souveraineté du président Ibrahim Traoré est également à souligner. En misant sur la défense, la culture locale et la proximité de l’État avec les citoyens, cette restructuration vise à redonner confiance aux Burkinabè. Elle s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de refondation de l’État, amorcée depuis 2022.

En somme, ce redécoupage ne constitue pas un simple ajustement administratif. Il s’agit d’un acte politique fort, révélateur d’une vision de long terme. Il associe sécurité, développement local, inclusion culturelle et légitimité démocratique. Toutefois, son succès dépendra de sa capacité à produire des effets tangibles sur la vie des citoyens.

Une période transitoire de six mois est prévue pour opérationnaliser cette réforme. Elle sera déterminante. Car c’est dans sa mise en œuvre concrète que le gouvernement sera jugé. Il lui faudra démontrer que ce nouveau découpage territorial est bien plus qu’une réponse technique : un instrument de paix, de justice spatiale et de reconstruction.

 

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Bac 2025 à Ouagadougou : cris de joie, larmes et triomphe d’Aminata Dramé

Lycée municipal Vénégré, jeudi 3 juillet 2025. À peine le soleil s’est-il levé que l’air est déjà lourd d’impatience. Devant les grilles, des grappes d’élèves, familles et enseignants attendent. L’heure de vérité approche. Les résultats du premier tour du baccalauréat vont tomber.

Il est 8h12 lorsque les agents pédagogiques affichent les listes tant redoutées. L’effervescence monte. Les élèves se ruent vers le tableau, les yeux scrutant chacune des lignes, chacun des  noms. Dans la cohue, les cris fusent, les larmes jaillissent. Entre embrassades et silences figés, chacun découvre son sort.

Parmi les visages qui se distinguent, celui d’Aminata Dramé, 19 ans, attire l’attention. Brillante élève de la série D, elle vient de décrocher son Bac avec la mention Très Bien, avec une moyenne de 17,88/20. Sa réaction ? Un cri de joie, une chute à genoux, les bras levés au ciel.

« Je n’arrive pas à y croire ! », lance-t-elle en larmes, entourée de ses camarades qui la félicitent. « J’ai travaillé dur chaque nuit, avec une discipline de fer. C’est un rêve qui se réalise, pour moi et pour ma famille. »

Sa mère, vendeuse de légumes au marché de Zogona, arrive quelques minutes après, alertée par téléphone. Elle étreint sa fille longuement.

« Elle a tenu parole, elle m’avait promis ce bac… », murmure-t-elle, la voix cassée par l’émotion.

Tout autour, d’autres scènes se jouent. Des sourires éclatent, des mains se serrent, mais aussi des épaules s’affaissent. Ibrahim, un élève au regard perdu, cherche son nom. En vain. Un surveillant l’emmène à l’écart. « Ce n’est qu’un report, pas un échec. Tu as le second tour. »

Le proviseur du lycée, stoïque mais fier, salue l’engagement des enseignants et la résilience des élèves.

« Dans le contexte actuel, chaque réussite est une victoire nationale », souligne-t-il.

À travers Ouagadougou, les mêmes scènes se répètent. L’épreuve du Bac est bien plus qu’un passage presque initiatique. Et cette année encore, elle révèle des destins, des espoirs, et une jeunesse burkinabè debout malgré tout.

 

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Emploi : l’initiative présidentielle Faso Mêbo déploie son recrutement régional

Ouagadougou, le 2 juillet 2025. L’Initiative Présidentielle Faso Mêbo (IPFM) lance un recrutement par sélection sur dossiers suivi d’entretien pour rendre opérationnelles les brigades des infrastructures routières. Cette démarche vise à renforcer les actions de développement durable et à améliorer les conditions de vie des populations.

Ce recrutement concerne les régions du Centre-Nord, du Nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun.

     

Recrutement Faso Mêbo : Les Conditions de candidature

Peuvent faire acte de candidature les Burkinabè des deux sexes :

  • Âgés de 18 à 50 ans au 31 décembre 2025,
  • Titulaires des diplômes requis ou de tout diplôme reconnu équivalent,
  • Remplissant les conditions d’aptitude physique et morale pour exercer l’emploi postulé.

Les attestations expirées ne sont pas recevables

Composition du dossier de candidature

Le dossier devra comprendre :

  1. Une demande manuscrite (avec timbre fiscal de 200 F CFA) adressée au Coordonnateur National de l’IPFM précisant le poste visé.
  2. Une photocopie légalisée du diplôme exigé.
  3. Une photocopie légalisée des attestations de travail (le cas échéant).
  4. Un extrait d’acte de naissance ou une photocopie légalisée.
  5. Une photocopie légalisée de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB).
  6. Un certificat de nationalité burkinabè.
  7. Un casier judiciaire datant de moins de 3 mois.
  8. Un certificat de visite et de contre-visite (avec timbre fiscal de 300 F CFA).
  9. Un certificat de résidence.
  10. Pour les femmes : un certificat de non-grossesse délivré par un médecin.

Tout dossier incomplet ou non conforme sera rejeté.

Procédure de recrutement

  • Étape 1 : présélection sur dossiers
  • Étape 2 : entretien oral (et/ou test pratique si nécessaire)

Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

Dépôt des candidatures : du 2 au 12 juillet 2025 à 12h00

 Adresse email de réception : fasomebo@presidence.bf

 

Modalités de soumission en ligne

  1. Scanner toutes les pièces en un seul fichier PDF, selon l’ordre listé ci-dessus.
  2. Nommer le fichier comme suit : Region_Poste.pdf

(Exemple : Centre-Nord_Mécanicien.pdf)

  1. S’assurer que le fichier est lisible et ne dépasse pas 15 Mo.
  2. Envoyer un email de demande de soumission à l’adresse : fasomebo@presidence.bf

Exemple :

    • Objet : Candidature au poste de Mécanicien pour le Centre-Nord
    • Corps du message : Je souhaite soumettre ma candidature au poste de mécanicien dans la région du Centre-Nord.

Un email automatique vous indiquera la suite de la procédure à suivre pour remplir un formulaire et téléverser votre dossier.

 

Affectation

Les candidats admis pourront être affectés partout au Burkina Faso.

Ils recevront une formation en tant que Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).

Les dossiers originaux devront être présentés lors de l’entretien.

« Le recrutement ne nécessite aucun frais de participation. »

 Les candidatures locales sont fortement encouragées, notamment pour les profils :

  • Opérateurs
  • Mécaniciens
  • Électriciens
  • Menuisiers
  • Soudeurs

résidant dans les régions du Centre-Nord, du Nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun. Soumettez votre dossier dans les délais et engagez-vous pour une infrastructure nationale plus résiliente et inclusive.

 

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Burkina Faso : le pouvoir redessine la carte du pays pour mieux gouverner

Changement de la carte du Burkina Faso. Le gouvernement a rebaptisé plusieurs régions et provinces, marquant une rupture avec l’ancien découpage. Cette réforme vise à renforcer l’ancrage identitaire tout en répondant aux enjeux sécuritaires. Une décision historique aux implications profondes pour l’avenir du pays. En effet, dans un Burkina Faso en pleine mutation institutionnelle, le gouvernement vient d’opérer l’un des plus importants redécoupage territorial de son histoire récente. Le Conseil des ministres, réuni le 2 juillet 2025, a adopté un nouveau découpage qui fait passer le pays de 13 à 17 régions et de 45 à 47 provinces, avec à la clé une réorganisation endogène des toponymes. Une réforme à la fois stratégique, politique et symbolique.

 

 Sécurité et efficacité administrative comme priorités

 

Le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a justifié cette décision par un double impératif : sécuritaire et administratif. Les anciennes régions de la Boucle du Mouhoun, de l’Est et du Sahel, qui couvraient ensemble 43 % du territoire national, étaient devenues difficilement gouvernables dans le contexte actuel de guerre asymétrique.

En créant quatre nouvelles régions — Soum (Djibo), Sirba (Bogandé), Tapoa (Diapaga) et Sourou (Tougan) —, le gouvernement entend rapprocher l’administration des populations, renforcer l’ancrage local de l’État et faciliter la coordination des actions sécuritaires et humanitaires.

Deux nouvelles provinces ont également vu le jour : Dyamongou (chef-lieu Kantchari) et Karo-Peli (chef-lieu Arbinda). Ce maillage vise, selon les autorités, à accroître la résilience des territoires dans les zones les plus exposées à l’insécurité.

 

La symbolique des noms endogènes : une rupture assumée

 

Autre fait marquant : les noms de toutes les régions ont été modifiés pour adopter des toponymes en langues nationales. Désormais, les anciennes dénominations administratives cèdent la place à des appellations comme Bankui (Dédougou), Nazinon (Manga) ou encore Guiriko (Bobo-Dioulasso). Le Kadiogo, région de la capitale Ouagadougou, conserve son nom.

Les provinces suivent la même logique. Le Sanmatenga devient Sandbondtenga, l’Oubritenga devient Bassitenga, le Soum devient Djelgodji et la Kossi devient Kossin.

Cette africanisation administrative répond à une volonté politique claire du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : réconcilier la forme de l’État avec les valeurs culturelles profondes du peuple burkinabè, tout en renforçant la souveraineté nationale, y compris dans les référents symboliques.

 

Une redécoupage territorial aux implications multiples

 

Si cette réforme se veut pragmatique, ses implications politiques sont loin d’être neutres. D’un côté, elle pourrait renforcer l’efficacité territoriale de l’État, en répondant aux attentes de certaines zones marginalisées ou insuffisamment desservies. De l’autre, elle ouvre la voie à un nouveau pacte social fondé sur les identités locales, ce qui pourrait accroître l’adhésion populaire à l’État central.

Ce choix de décentralisation renforcée, mais recentrée sur l’identité nationale, vise aussi à reconfigurer l’espace politique en crise, en redonnant du sens à l’appartenance territoriale.

 

 Une transition de six mois

 

Pour permettre une mise en œuvre fluide, le gouvernement a prévu une période transitoire de six mois. Durant cette phase, les institutions locales devront s’adapter aux nouvelles entités administratives. Les services déconcentrés de l’État seront réorganisés, tout comme les cadres budgétaires et électoraux.

 

 

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Ouagadougou : Africa World Airlines pose ses valises sur le tarmac de l’aéroport international de OUAGA

Ce mardi 01 Juin 2025, sur le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou, Africa World Airline, compagnie aérienne Ghanéenne, a officiellement lancé sa ligne sur Ouagadougou, en confirmant qu’elle prévoit assurer trois vols hebdomadaires entre Accra et Ouagadougou.

 

Plus qu’une confiance, c’est une amitié témoignée

 Africa World Airline, principal transporteur régional de la république Ghanéenne, a concrétisé son installation au Burkina Faso, ce mardi 1er juillet 2025. La compagnie a en effet servi plusieurs pays africains. Aujourd’hui elle pose ses valises au Burkina. Cette nouvelle ligne vise à renforcer les liens entre les deux pays grâce à trois départs par semaine.  Selon le roi de l’État d’Asogli, Togbe Afede XIV, fondateur d’AWA, l’arrivée de cette compagnie est solennelle. Elle vient, en effet, dans l’optique de renforcer les liens de coopération entre Ouagadougou et Accra.

« J’ai une grande passion pour le développement et l’intégration de l’Afrique. Mes attentes sont que cette compagnie joue un rôle important dans cette intégration. J’espère qu’avec elle, nous pourrons renforcer les liens entre ces deux pays », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs évoqué une future collaboration énergétique entre le pays des Hommes intègres et le Ghana.

 

Une collaboration en vue de sceller un pacte d’amitié fort et résilient

Le représentant du directeur général de l’aviation civile Burkinabè, Karim Tapsoba, a salué cette initiative. Il souhaite, au-delà de ce pacte, un renforcement plus que dynamique de l’espace aérien du Faso. Dans ses mots, il a souhaité une plus grande dynamisation du trafic aérien au pays.

« L’inauguration de cette nouvelle ligne est le fruit d’un processus d’affirmation de la volonté des plus hautes autorités de nos États respectifs. Cette inauguration marque une étape importante pour le développement du transport aérien dans notre sous-région. Je reste convaincu qu’Africa World Airlines saura contribuer à la dynamisation de notre réseau aérien et au renforcement économique et touristique des deux États respectifs », a affirmé Karim Tapsoba.

Pour sa part, Le ministre ghanéen en charge des routes Kwame Governs Agbodza a marqué sa présence lors de ce lancement. Il a souligné l’importance de cette collaboration.

« Je suis ici en tant que représentant du gouvernement du Ghana. C’est un témoignage des relations qui existent entre le Burkina Faso et le Ghana. Cela prouve également que l’Afrique a des entrepreneurs qui se battent pour le développement du continent. Imaginez si nous arrivons à créer une collaboration entre les entrepreneurs du Burkina et du Ghana. Il y aurait une bonne synergie d’actions et un développement pour les deux pays », a-t-il dit.

Africa World Airlines est actuellement détenteur de 55% du marché domestique ghanéen. Les premiers vols directs entre Ouagadougou et Accra sont prévus sans escale. Le Faso du capitaine Ibrahim TRAORÉ n’a pas encore fini de vous surprendre, son leadership et sa vision du développement promettent un Burkina Faso résilient et indépendant…

 

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SOFATO à Yako : une visite éclairante pour dissiper les rumeurs et confirmer la vitalité de la production

Ce mardi 1er juillet 2025, une dizaine de journalistes ont eu l’opportunité de découvrir de près les installations de production de la Société Faso Tomate (SOFATO), situées à Yako, dans la région du Nord du Burkina Faso. Cette visite terrain, organisée par la SOFATO elle-même, s’inscrit dans une démarche de transparence et de communication proactive. L’objectif principal était clair : démentir fermement les rumeurs persistantes de fermeture de la société, qui avaient suscité inquiétudes et interrogations dans les milieux économiques et sociaux.

Dès leur arrivée, les journalistes ont été accueillis chaleureusement par les responsables de la SOFATO. Ils ont pu observer le déroulement des opérations au sein des différents ateliers, notamment la réception et le traitement des matières premières, les chaînes de production, l’emballage, ainsi que la gestion logistique. Chaque étape a fait l’objet d’explications détaillées, afin de montrer que la société continue pleinement ses activités.

La SOFATO, fondée il y a plusieurs décennies, joue un rôle essentiel dans la chaîne agroalimentaire du Burkina Faso. Spécialisée dans la transformation de la tomate, elle contribue non seulement à la sécurité alimentaire, mais aussi à la création d’emplois dans la région. Les installations, modernes et bien entretenues, témoignent de l’engagement continu de la société à maintenir un haut niveau de qualité et de productivité.

Lors de la conférence de presse qui a suivi la visite, le Directeur général de la SOFATO a pris la parole pour réaffirmer la stabilité et la pérennité de la société. « Nous voulons rassurer nos partenaires, nos employés, et le grand public. SOFATO n’a jamais envisagé de fermer ses portes », a-t-il déclaré avec conviction. Il a souligné que les rumeurs relèvent souvent d’une mauvaise interprétation de certaines difficultés passagères, liées notamment aux fluctuations du marché ou à des ajustements techniques.

Il a également rappelé que la SOFATO s’inscrit dans une dynamique de modernisation continue. Des investissements sont en cours pour améliorer les capacités de production, optimiser la chaîne logistique, et renforcer la compétitivité sur le marché local et régional. Ces efforts ont pour but de répondre aux exigences croissantes des consommateurs, mais aussi de contribuer à la croissance économique du pays.

Les journalistes présents ont pu poser diverses questions sur la situation financière, les perspectives d’exportation, ainsi que sur l’impact social de l’entreprise. Le Directeur général a répondu avec transparence, précisant que malgré des défis économiques, la société demeure un pilier de l’économie régionale. Il a insisté sur l’importance de l’accompagnement des pouvoirs publics, notamment en matière d’accès aux financements et d’infrastructures

En outre, la SOFATO s’efforce d’entretenir des relations étroites avec les producteurs locaux de tomates. Ce partenariat permet de soutenir l’agriculture familiale et de garantir un approvisionnement stable en matières premières. Le Directeur général a souligné que ce modèle inclusif contribue à la durabilité de la filière, tout en améliorant les conditions de vie des agriculteurs.

Cette visite terrain a donc permis de lever de nombreuses ambiguïtés et de confirmer la place importante de la SOFATO dans le paysage industriel burkinabè. Elle a mis en lumière une entreprise qui, loin de s’éteindre, se réinvente et se positionne comme un acteur clé du développement économique local.

Les rumeurs de fermeture peuvent désormais être mises au placard. SOFATO reste une entreprise dynamique, résiliente, et tournée vers l’avenir. Ce geste de transparence est à saluer dans un contexte où la communication directe avec les médias permet de restaurer la confiance et de renforcer les liens entre entreprises et société civile.

En conclusion, la visite organisée ce 1er juillet 2025 à Yako est un exemple à suivre pour d’autres entreprises confrontées à des rumeurs ou à des malentendus. Elle montre qu’une stratégie de communication bien menée peut contribuer à clarifier les faits, apaiser les inquiétudes, et surtout valoriser les efforts des acteurs économiques.

La Société Faso Tomate poursuit donc son chemin, avec la détermination de fournir des produits de qualité, de préserver ses emplois, et de participer activement au développement durable du Burkina Faso.

 

À Kaya, la flamme du sport s’allume sous les étoiles

La nuit est tombée sur la cité du cuir et du bétail, mais une autre lumière, plus vive, plus vibrante, éclaire la ville. Ce samedi, la première édition de la Nuit des étoiles du Centre-Nord s’est tenue à Kaya, capitale régionale. Une cérémonie symbolique, marquée par des chants, des ovations et des regards tournés vers l’avenir. Objectif : célébrer les champions d’hier, les espoirs de demain et les bâtisseurs de l’ombre.

Dès les premières heures du crépuscule, des foules affluaient déjà vers le site. Femmes, hommes, enfants. Des clubs de toutes les disciplines. Des familles, des supporters, des anciens gloires du sport local. Les gradins se remplissent vite. La scène s’illumine. Kaya retient son souffle.

 

Une scène pour honorer les graines de champions

L’ambiance est électrique. La jeunesse de Kaya est là, vibrante et fière. Elle vient saluer les siens. Parmi les invités d’honneur, des figures sportives locales, jadis porte-drapeaux de la région, sont ovationnées. En tête d’affiche : des athlètes de niveau régional, national, mais aussi de simples bénévoles, encadreurs, dirigeants d’associations sportives.

Car ici, à la Nuit des étoiles, ce ne sont pas uniquement les médailles qui comptent. C’est l’engagement, la constance et le courage. Un entraîneur qui tient tête à la précarité. Une jeune boxeuse qui s’entraîne sans ring. Une basketteuse qui élève seule ses cadets avant de rejoindre les entraînements au clair de lune.

Tous sont récompensés. Un à un, les noms résonnent dans la nuit. Des trophées sont remis. Les larmes coulent. Les mains se lèvent. Les enfants acclament. Ce soir, le Centre-Nord se regarde dans le miroir de sa jeunesse et se découvre fort.

 

Une région debout malgré les vents contraires

La région du Centre-Nord, marquée par les défis sécuritaires, n’a pas renoncé à ses rêves. Bien au contraire. « Ce genre de soirée redonne confiance. Il nous dit que le sport peut être plus qu’un jeu : un levier de résilience, un outil de paix, un moteur d’espérance », confie Aïssata, professeur d’EPS à Pensa.

Le choix de Kaya n’est pas anodin. Il dit quelque chose de fort. Oui, ici aussi, malgré les blessures, les communautés restent debout. Oui, ici aussi, les jeunes courent encore, sautent encore, rêvent encore.

 

Une tribune pour l’engagement sportif local

Au fil de la cérémonie, les personnalités sportives de la région prennent la parole. Des mots justes, portés par l’émotion. On rappelle les efforts de tous : clubs sans infrastructure, éducateurs sans salaire, mais toujours fidèles au poste. Des anciens sportifs, devenus mécènes malgré leurs moyens modestes, sont également mis à l’honneur.

C’est une chaîne humaine. Une solidarité de terrain. Une passion partagée. Et ce soir, elle prend corps, monte sur scène, brille, et inspire.

 

Une organisation à saluer

Derrière cette grande fête de l’excellence, un comité d’organisation déterminé. Une coordination précise, des partenaires mobilisés, une communication efficace. L’événement a su fédérer au-delà des clivages. Et l’assistance nombreuse en est la preuve.

« Nous avons voulu que cette Nuit des étoiles soit un repère, un signal fort. Notre région a du talent, elle a besoin qu’on le dise, qu’on le reconnaisse », a souligné l’un des membres du comité, la voix tremblante de fierté.

 

Une nuit d’émotion et de promesses

Il est presque minuit. Les trophées ont tous été remis. Les discours s’achèvent. Mais personne ne veut vraiment partir. Les chants se poursuivent. Les discussions s’animent. Les projecteurs s’éteignent un à un, mais dans les yeux des jeunes athlètes, une autre lumière s’est allumée.

Peut-être que cette nuit, un rêve est né. Celui de devenir un jour, soi-même, une étoile du Centre-Nord.

Un péage moderne à Boudtenga : transparence, efficacité et sécurité routière au rendez-vous

Boudtenga, 2 juillet 2025 – Le Fonds spécial routier du Burkina (FSRB) poursuit la modernisation des infrastructures de collecte routière. Ce mardi, son directeur général, Théodore Ouédraogo, a dévoilé les fonctionnalités du poste de péage moderne de Boudtenga, désormais opérationnel sur la route nationale N°4 (Ouagadougou–Koupéla).

 

Un dispositif multifonctions pour plus d’efficacité

Ce poste moderne n’est pas qu’un simple point de collecte. Il intègre un système de pesage des camions selon le nombre d’essieux, une première sur cet axe routier très fréquenté. Ce dispositif vise à limiter la surcharge des véhicules lourds, l’une des principales causes de la dégradation accélérée des routes.

Selon Théodore Ouédraogo, « cette technologie de pesage automatique permet de détecter immédiatement les cas de surcharge, tout en fluidifiant le passage des véhicules ». Grâce à cette innovation, la lutte contre les excès de tonnage se renforce, préservant ainsi les investissements routiers de l’État.

 

Une diversité de modes de paiement

Par ailleurs, ce nouveau péage introduit plusieurs modalités de paiement. Outre le paiement en espèces, les usagers peuvent régler par carte bancaire, Mobile Money ou badge électronique, facilitant ainsi la gestion et réduisant les risques de manipulation d’argent liquide.

« C’est un saut qualitatif dans la modernisation de notre réseau de péages », a précisé le directeur général.

En effet, cette diversification des moyens de paiement favorise la transparence dans la collecte et réduit les temps d’attente aux guérites.

 

Conformité avec la réglementation

Le poste de Boudtenga répond strictement aux prescriptions du décret portant gestion des péages au Burkina Faso. Ce décret fixe les normes techniques, les modalités de perception et les conditions de fonctionnement des infrastructures de péage.

Pour Théodore Ouédraogo, le respect du cadre réglementaire « garantit une gouvernance plus rigoureuse des recettes issues des postes de péage et renforce la confiance des usagers ». Ce poste moderne s’inscrit donc dans une logique d’amélioration continue de la qualité des services publics, tout en alignant les pratiques nationales aux standards sous-régionaux.

 

Un levier pour la durabilité des routes

En modernisant ses péages, le FSRB entend mieux assurer le financement pérenne de l’entretien routier. L’État burkinabè, confronté à des contraintes budgétaires, mise sur une collecte plus efficace pour réduire la dépendance aux appuis extérieurs.

Le poste de Boudtenga, situé sur un axe stratégique, permettra d’accroître significativement les recettes. Ces fonds seront ensuite réinjectés dans la réhabilitation et l’entretien du réseau routier national, particulièrement affecté par l’intensification du trafic commercial.

 

Une dynamique nationale en cours

Boudtenga n’est qu’un exemple parmi plusieurs autres projets en cours. Selon des sources proches du FSRB, des travaux similaires sont en préparation à Bobo-Dioulasso et à Dori. L’objectif affiché est d’équiper les principaux axes économiques du pays de péages intelligents et autonomes.

Cette politique s’inscrit dans la vision du gouvernement visant à accroître la résilience des infrastructures nationales, malgré le contexte sécuritaire complexe. Elle illustre également la volonté d’améliorer les services aux citoyens, tout en garantissant un entretien durable du patrimoine routier.

 

L’enjeu du civisme fiscal routier

Cependant, la réussite de cette réforme repose aussi sur l’adhésion des usagers. Le directeur du FSRB a ainsi appelé les conducteurs et transporteurs à « jouer leur rôle citoyen » en s’acquittant normalement des frais de péage. À terme, la généralisation de ces dispositifs pourrait contribuer à renforcer la culture du paiement des services publics, condition essentielle à la souveraineté financière du pays.

 

Avec le poste de péage moderne de Boudtenga, le Burkina Faso entre dans une ère nouvelle de gestion routière. Alliant innovation technologique, transparence financière et efficacité opérationnelle, cette infrastructure marque un tournant stratégique dans la mobilisation des ressources internes pour l’entretien du réseau routier national.