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Burkina Faso : la rentrée scolaire et académique 2026-2027 officiellement lancée à Gounghin

Le premier coup de cloche de l’année scolaire et académique 2026-2027 a retenti ce jeudi 1er octobre au lycée mixte…

Le premier coup de cloche de l’année scolaire et académique 2026-2027 a retenti ce jeudi 1er octobre au lycée mixte de Gounghin, à Ouagadougou. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée sous le patronage du président de l’Assemblée législative du Peuple, Dr Ousmane Bougouma, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Accompagné du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, et du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, Dr Ousmane Bougouma a officiellement donné le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire et académique.

À cette occasion, le président de l’Assemblée législative du Peuple a adressé ses vœux aux élèves, étudiants, enseignants, parents et à l’ensemble des acteurs du système éducatif. « Je voudrais, au nom de la représentation nationale, souhaiter une très bonne rentrée scolaire et académique 2026-2027 à tous et à toutes », a-t-il déclaré.

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Pour Dr Ousmane Bougouma, la réussite de l’éducation repose sur une responsabilité collective. « L’éducation est l’affaire de tous. Pour que nous construisions le Burkina de demain, nous devons investir utilement dans nos enfants », a-t-il insisté.

Il a également salué la résilience et l’engagement des acteurs du monde éducatif, invitant les enseignants à poursuivre leur mission de formation au-delà de la seule transmission des connaissances. « Nous avons besoin de les former pas seulement dans la tête, mais aussi dans le cœur », a-t-il déclaré.

Aux parents, il a demandé une implication accrue dans le parcours scolaire de leurs enfants, rappelant qu’un enfant relève aussi de la responsabilité de la communauté. Les élèves ont, eux, été invités à faire preuve de discipline, d’écoute et de respect afin de devenir des citoyens « intègres, intelligents et engagés ».

Une rentrée placée sous le signe des réformes

Le choix du Kadiogo pour abriter la cérémonie officielle s’inscrit dans le principe d’organisation tournante de cette activité. Pour le ministre Moumouni Zoungrana, cette démarche vise à promouvoir la cohésion sociale, l’équité entre les régions et la diversité régionale.

La rentrée 2026-2027 est placée sous le thème : « Gouvernance scolaire et universitaire, engagement communautaire et innovations pédagogiques : leviers pour une éducation de qualité pour tous ». Le ministère entend ainsi adapter le système éducatif aux transformations technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Dans son intervention, le ministre Moumouni Zoungrana a également dressé le bilan de l’année scolaire écoulée. Les taux de réussite annoncés sont de 95,23 % au CEP, 87,23 % au CAP, 73,20 % au BEP, 54,06 % au BEPC et 61,54 % au Baccalauréat.

Ces résultats ont été présentés comme le fruit de l’engagement des différents acteurs du système éducatif, malgré les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions. Le ministre a également rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie pour leur contribution à la sécurisation du territoire.

L’innovation pédagogique au cœur de la nouvelle année

Le gouvernement entend faire de l’innovation pédagogique l’un des leviers de transformation de l’école. Pour Pr Moumouni Zoungrana, il s’agit notamment de faire évoluer les méthodes d’apprentissage vers davantage de réflexion, de créativité et de résolution de problèmes.

Le numérique doit également être intégré comme un outil destiné à accélérer l’apprentissage et non comme un simple équipement supplémentaire. Cette orientation s’inscrit dans un ensemble de quatorze chantiers portant notamment sur l’accès à l’éducation, la qualité, l’équité, la résilience et la souveraineté du système éducatif.

Plusieurs réformes sont annoncées pour cette nouvelle année. Elles concernent notamment l’introduction des langues nationales, l’initiation aux métiers dès le primaire et la poursuite de cette orientation au post-primaire et au secondaire. Le gouvernement prévoit également une meilleure intégration de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels dans l’enseignement général.

La mise en place d’une carte universitaire, la poursuite du processus de décolonisation des savoirs enseignés et l’élaboration d’une carte nationale des offres de professionnalisation figurent également parmi les chantiers annoncés. À cela s’ajoutent la reconversion des jeunes vers les métiers, la création de l’Académie technologique du Faso (ATF) et la réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés.

Les partenaires annoncent de nouveaux appuis

Représentant les partenaires techniques et financiers, Chantal Montoni a insisté sur le rôle de l’éducation dans le développement du Burkina Faso. Elle a notamment souligné la progression du taux de scolarisation au primaire, annoncé à 78,16 %, contre 74,4 % précédemment, ainsi que le taux de réussite au CEP.

Selon elle, les partenaires ont déjà mobilisé plus de 52 millions de dollars, soit environ 30 milliards de FCFA, pour soutenir les infrastructures éducatives.

Pour cette rentrée, 100 000 kits scolaires individuels et 14 400 kits collectifs doivent être distribués à environ 220 000 enfants vulnérables dans les 15 régions.

Une campagne de communication est également prévue afin de toucher quelque 2 millions de personnes et de sensibiliser 35 000 adolescents sur des questions liées notamment à la santé, à l’hygiène, à l’égalité des genres et à la prévention du VIH. La mobilisation annoncée doit concerner environ 3,4 millions de ménages.

« L’éducation n’est pas seulement un service. C’est une promesse. Aucun enfant ne doit être laissé de côté. Chaque enfant qui revient à l’école est une victoire », a déclaré Chantal Montoni.

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