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Burkina Faso : le procès de l’affaire du trading s’ouvre avec plus de 1 000 victimes

Plus de 1 000 victimes présumées, des fonds collectés évalués à plusieurs dizaines de milliards de FCFA et douze entités…

Plus de 1 000 victimes présumées, des fonds collectés évalués à plusieurs dizaines de milliards de FCFA et douze entités et personnes poursuivies : l’affaire dite « du trading » s’ouvre ce lundi 19 octobre 2026 devant le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I. Ce dossier figure parmi les 33 affaires inscrites au programme de la première session de l’année judiciaire 2026-2027 du pôle spécialisé dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée (Pôle ÉCOFI).

Selon un communiqué du Procureur du Faso près le TGI Ouaga I, cette affaire, qui remonte à 2020, sera examinée à l’audience du lundi 19 octobre. Les sociétés Globumi SA, Barka Finance International SARL et Royal Finance SARL, l’association Club des jeunes entrepreneurs du Burkina Faso (CJEBF), ainsi que neuf personnes physiques sont poursuivies pour plusieurs infractions présumées.

Les faits visés comprennent notamment l’escroquerie aggravée et le blanchiment de capitaux. Certains mis en cause sont également poursuivis pour soustraction frauduleuse au paiement de l’impôt. L’ampleur des fonds collectés auprès du public et le nombre de personnes concernées placent ce dossier au centre de cette session judiciaire.

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Au total, la Chambre correctionnelle du Pôle ÉCOFI examinera 33 affaires du 19 au 30 octobre 2026. Les audiences débuteront chaque jour à 9 heures et se tiendront simultanément dans la salle d’audience n° 1 et la salle Attiron du TGI Ouaga I, conformément au calendrier établi.

À l’approche de ces audiences, le Procureur du Faso invite les victimes de l’affaire du trading et celles des autres dossiers programmés à se présenter devant la juridiction, personnellement ou par l’intermédiaire de leurs avocats. Elles devront se munir d’une pièce d’identité et de tout document susceptible de justifier leur préjudice.

Cette démarche doit leur permettre de se constituer partie civile et de faire valoir leurs droits au cours de la procédure. L’ouverture du procès marque ainsi une nouvelle étape judiciaire dans un dossier qui mobilise l’attention en raison de son ampleur financière et du nombre de victimes présumées.

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