La Confédération des États du Sahel franchit une nouvelle étape dans sa construction institutionnelle. À Niamey, au Niger, les parlementaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger se réunissent du 24 au 29 août 2026 pour la première session confédérale des Parlements de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Convoquée par le président en exercice de la Confédération, le capitaine Ibrahim Traoré, cette session inaugurale doit notamment officialiser l’installation du Parlement confédéral. Au total, 45 députés prennent part à cette nouvelle instance, avec 15 parlementaires désignés par chacun des trois États membres à partir de leurs parlements de transition. Les travaux s’organisent en deux temps.
Les 24 et 25 août sont consacrés à l’installation officielle des députés et à la cérémonie d’ouverture de cette première session. Du 26 au 29 août, les parlementaires poursuivront leurs travaux au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey. Ils devront notamment examiner et adopter le règlement intérieur du Parlement confédéral, installer ses différents organes et se pencher sur plusieurs dossiers d’intérêt commun inscrits à l’ordre du jour.
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La création de cette assemblée commune constitue une traduction concrète de l’article 14 du Traité instituant la Confédération des États du Sahel. Elle vient compléter l’architecture institutionnelle mise en place par le Burkina Faso, le Mali et le Niger depuis la création de la Confédération. Au-delà de son fonctionnement interne, le Parlement confédéral est appelé à examiner les questions présentant un intérêt commun pour les trois pays. Ses membres pourront également se saisir de dossiers considérés comme majeurs pour l’espace confédéral, notamment en matière de défense, de sécurité, de diplomatie et de développement.
Cette nouvelle institution doit ainsi jouer à la fois un rôle législatif et consultatif, tout en offrant un cadre de représentation aux populations des trois pays. Elle aura également vocation à participer au contrôle de l’action des organes exécutifs de la Confédération. L’ouverture de cette première session à Niamey marque donc une étape importante dans la transformation de l’AES en une organisation dotée progressivement de ses propres institutions communes.




