Il avait engagé 10 200 francs CFA. Quelques jours plus tard, ce sont 83 371 500 francs CFA qui l’attendaient.
Pour Idrissa Kaboré, plombier de profession, le 23 septembre 2026 restera comme une date à part. Ce jour-là, après avoir joué une combinaison dans les offres de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), le parieur de longue date a décroché un gain de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
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Le mardi 6 octobre, à Ouagadougou, l’histoire a pris une dimension officielle : le gros lot lui a été remis publiquement sous la forme d’un chèque de 83,37 millions FCFA, des mains du directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani.
Un parieur depuis 1999
Avant ce gain exceptionnel, Idrissa Kaboré connaissait déjà les paris de la LONAB.
Depuis 1999, il s’adonne aux paris hippiques et sportifs de l’institution. Au fil des années, quelques gains étaient venus récompenser sa fidélité. Mais jamais encore il n’avait touché un montant comparable à celui inscrit sur le chèque remis ce mardi.
Cette fois, sa combinaison jouée avec une mise de 10 200 FCFA lui a permis de décrocher exactement 83 371 500 FCFA.
Un montant qui transforme brutalement l’échelle du pari initial : pour une mise relativement modeste, le plombier se retrouve avec un capital de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
Face à cette somme, Idrissa Kaboré ne revendique pourtant ni stratégie miraculeuse ni recette secrète.
« C’est vraiment la chance. Lorsqu’on persévère, la chance finit par vous sourire. Là où se trouve votre chance, Dieu vous la donnera, c’est juste une question de temps », a-t-il déclaré.
Du pari au projet professionnel
Le nouveau millionnaire ne semble pas vouloir laisser cet argent dormir.
À l’écoute des recommandations du directeur général de la LONAB, Idrissa Kaboré a annoncé son intention de réinvestir une partie du montant dans son domaine d’activité.
Une perspective qui donne au gain une autre dimension économique. Derrière le chèque, il y a désormais la possibilité pour ce plombier de renforcer son activité, d’investir dans son outil de travail ou encore de développer son entreprise.
Pour un professionnel indépendant, un capital de cette ampleur peut en effet constituer un levier pour changer d’échelle. Le gagnant n’a toutefois pas détaillé, à ce stade, la nature exacte des investissements qu’il envisage.
Pour la LONAB, une vitrine de transparence
La remise du chèque ne constitue pas seulement un moment symbolique pour le gagnant. Pour la LONAB, elle sert également à mettre en avant un autre enjeu : la confiance des parieurs.
Le directeur général Ibrahim Ben Harouna Zarani a présenté cette cérémonie comme une démonstration de la crédibilité et de la transparence des jeux commercialisés par l’institution.
« Cette cérémonie constitue une nouvelle illustration de la crédibilité, de la transparence et de la fiabilité des jeux commercialisés par la LONAB », a-t-il déclaré.
Selon lui, le paiement public du gain vise notamment à montrer que les obligations de l’institution envers ses gagnants sont effectivement honorées et que les procédures reposent sur l’équité.
Le cas d’Idrissa Kaboré devient ainsi une nouvelle vitrine pour la LONAB : celle d’un parieur qui, après plusieurs décennies de participation, voit enfin sa combinaison lui ouvrir les portes d’un gain exceptionnel.
De nouveaux rendez-vous pour les parieurs
La LONAB entend par ailleurs maintenir son calendrier de jeux. Gladys Yaméogo, directrice du pôle exploitation, a rappelé plusieurs échéances à venir.
Parmi elles figure le pari confraternel AES, présenté comme un jeu communautaire organisé par les pays membres de l’Alliance des États du Sahel, avec un tirage spécial 4+1 prévu le 15 octobre 2026.
La responsable a également annoncé les grands tirages Loto de la Tranche Commune Entente, programmés les 7, 14, 21 et 28 octobre 2026.
Une mise de 10 200 FCFA, un chèque de 83 millions
Dans les locaux de la LONAB, l’histoire tient finalement en deux chiffres : 10 200 FCFA au départ, 83 371 500 FCFA à l’arrivée.
Mais pour Idrissa Kaboré, le parcours aura duré bien plus longtemps qu’une simple combinaison gagnante. Depuis 1999, le plombier jouait, gagnait parfois, perdait aussi, et continuait.
Cette fois, la chance a changé de visage.
Et avec plus de 83 millions de francs CFA entre les mains, son prochain pari ne sera peut-être plus celui d’une combinaison : il pourrait être celui de l’investissement et du développement de son activité professionnelle.




