En marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, a multiplié les échanges diplomatiques. Le mercredi 30 septembre 2026, il s’est notamment entretenu avec ses homologues de la République islamique d’Iran et de l’Algérie, autour des perspectives de coopération entre leurs pays.
Avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, les discussions ont porté sur le renforcement des relations entre Ouagadougou et Téhéran, mais également sur les perspectives de rapprochement entre l’Iran et la Confédération des États du Sahel (AES).
À cette occasion, le chef de la diplomatie iranienne a exprimé sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour la participation de Karamoko Jean Marie Traoré aux obsèques du Guide suprême iranien, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que pour la solidarité manifestée par Ouagadougou à l’égard de Téhéran face aux agressions extérieures.
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Abbas Araghchi a également fait part de la volonté de l’Iran de consolider ses relations avec les pays de l’AES. Il a ainsi souhaité l’organisation prochaine d’une rencontre réunissant la République islamique d’Iran et la Confédération des États du Sahel.
Une proposition accueillie favorablement par le Burkina Faso. Karamoko Jean Marie Traoré a salué la dynamique de coopération entre les deux pays et estimé que la qualité des relations bilatérales ouvrait la voie à de nouvelles initiatives dans des secteurs présentant un intérêt commun pour les peuples burkinabè et iranien.
Concernant la concertation envisagée entre Téhéran et l’AES, le ministre burkinabè a indiqué qu’il entendait prendre attache avec ses homologues du Mali et du Niger afin d’échanger sur les modalités de son organisation.
Avec l’Algérie, le Burkina Faso entend également donner une nouvelle impulsion à ses relations bilatérales. Lors d’une audience sollicitée par le ministre d’État, ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, celui-ci a exprimé la disponibilité de son pays à renforcer le dialogue avec Ouagadougou afin de donner davantage de substance à leur coopération.
Karamoko Jean Marie Traoré a assuré que le Burkina Faso s’inscrivait dans la même dynamique. Selon lui, la profondeur des relations historiques entre les deux pays constitue une base pour relancer leur coopération et préserver les intérêts de leurs populations, qui partagent plusieurs valeurs communes.
Le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs salué la participation de l’Algérie à l’événement parallèle organisé par la Confédération des États du Sahel en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
Il s’est également félicité de la décrispation des tensions entre l’Algérie et les deux autres membres de l’AES, le Mali et le Niger. Pour le ministre burkinabè, cette évolution contribue à préserver les liens sociaux et historiques qui unissent les peuples de la région, au-delà des divergences politiques susceptibles de survenir.




