Politique › Sécurité




Burkina Faso : Ouagadougou mobilisée contre la cybercriminalité

La deuxième édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a été lancée le lundi 26 octobre 2026…

La deuxième édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a été lancée le lundi 26 octobre 2026 à Ouagadougou. Prévue jusqu’au 30 octobre, cette initiative vise à sensibiliser les populations aux dangers liés à l’utilisation des plateformes numériques. Des journées portes ouvertes, une caravane de sensibilisation, des panels et un hackathon destiné aux jeunes sont au programme.

Placée sous le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », cette édition entend renforcer la prévention des infractions commises à travers les services numériques.

Les institutions spécialisées à la rencontre du public

Le lancement officiel s’est déroulé sous la présidence du commandant Ahmed Ouédraogo, secrétaire général du ministère de la Sécurité et président du comité d’organisation. Il a notamment ouvert les journées portes ouvertes organisées dans les locaux de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), au quartier Koulouba.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Plusieurs structures prennent part à ces journées, dont la Direction générale des transmissions et de l’informatique, la Brigade Laabal, l’Autorité de régulation de la communication et de la protection des données à caractère personnel, ainsi que l’Office national d’identification.

Cette dernière structure propose notamment aux personnes intéressées un dispositif permettant d’obtenir une carte biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES) en 48 heures, selon les informations communiquées par les organisateurs.

Ces portes ouvertes permettent aux citoyens d’échanger directement avec les institutions spécialisées. L’objectif est de mieux faire connaître les risques numériques et d’encourager des pratiques plus responsables sur les réseaux sociaux.

« Personne n’est à l’abri »

Pour le commandant Ahmed Ouédraogo, la sensibilisation reste essentielle face à la multiplication des infractions en ligne. Il a notamment attiré l’attention sur les usurpations d’identité et les escroqueries numériques.

« De plus en plus, de nos jours, nous avons non seulement des piratages d’identité, mais aussi beaucoup d’escroqueries en ligne. Personne n’est à l’abri », a-t-il déclaré.

Il a invité les populations à se rapprocher des acteurs de la cybersécurité afin d’obtenir des informations fiables et de mieux se protéger. Le responsable a également rappelé que la sécurité du cyberespace ne dépend pas uniquement des services spécialisés. Elle repose aussi sur la vigilance et la responsabilité de chaque utilisateur.

Un hackathon pour mobiliser les jeunes

Plusieurs activités viendront rythmer la semaine. Une caravane de sensibilisation parcourra notamment Ouagadougou pour toucher un public plus large. Des panels consacrés aux nouvelles menaces numériques et des rencontres sportives de maracaña sont également prévus.

L’une des principales innovations de cette édition est l’organisation d’un hackathon destiné aux jeunes. Selon le commissaire principal Bayi Akim Nignan, responsable de la BCLCC, cette initiative doit permettre aux participants de proposer des solutions numériques adaptées aux besoins de la vie quotidienne.

À travers cette programmation, les organisateurs souhaitent également renforcer la collaboration entre les institutions publiques et les partenaires engagés dans la lutte contre la cybercriminalité.

Jusqu’au 30 octobre, cette semaine entend ainsi rappeler aux citoyens les risques liés à leurs usages numériques et l’importance d’adopter des comportements prudents. Car sur Internet, un clic imprudent peut suffire à exposer un utilisateur à une escroquerie ou à d’autres formes d’infractions.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP