Le gouvernement du Burkina Faso affirme avoir franchi une nouvelle étape dans le développement de son industrie militaire. Depuis novembre 2025, près de 300 véhicules blindés auraient été produits et livrés aux forces engagées dans les opérations de défense du territoire, selon le président de la république le capitaine Ibrahim Traoré.
Le chef de l’État a livré ce chiffre lundi, lors d’un échange avec les lauréates du concours scientifique féminin Hakili Mousso. Il a indiqué que la chaîne de production nationale avait permis de fournir « près de 300 blindés » aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Cette production est présentée comme le résultat d’un processus de développement marqué, au départ, par plusieurs phases d’expérimentation. Ibrahim Traoré a expliqué que certains prototypes n’avaient pas donné les résultats attendus avant l’aboutissement d’un modèle qu’il considère aujourd’hui comme abouti.
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Selon le président burkinabè, la conception de ces véhicules tient compte des conditions particulières auxquelles les forces nationales sont confrontées. Les équipements auraient notamment été développés en prenant en considération les attaques aux engins explosifs improvisés ainsi que les contraintes liées au terrain.
Derrière cette production figure notamment « Faso Armored », une société présentée par le chef de l’État comme entièrement burkinabè. Ibrahim Traoré a également évoqué l’existence de quatre à cinq autres entreprises spécialisées dans le domaine militaire. Il n’a toutefois pas fourni davantage de détails sur leurs activités, invoquant le secret défense.
Pour le président, cette démarche relève d’un travail scientifique visant à concevoir des équipements en fonction des réalités opérationnelles auxquelles sont confrontées les forces nationales. La production locale d’armements et de matériels militaires s’inscrit ainsi dans la politique de souveraineté défendue par les autorités burkinabè.
Cette orientation intervient alors que le pays fait face à des attaques attribuées à des groupes armés jihadistes. Le développement de capacités nationales de production est présenté par les autorités comme un moyen de réduire la dépendance aux équipements importés et d’adapter davantage les matériels aux besoins du terrain.
La déclaration sur les blindés est intervenue à l’occasion de la première édition du concours scientifique féminin Hakili Mousso. La présidence burkinabè a confirmé la tenue de cette initiative samedi à Ouagadougou, avec pour objectif de mettre en avant les talents scientifiques féminins.




