Des associations de veille citoyenne se sont mobilisées dans la nuit du 3 janvier 2026 à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso pour dénoncer une rumeur de coup d’État et réaffirmer leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré.
Alertées par des informations faisant état d’une tentative de coup d’État au Burkina Faso, des associations de la veille citoyenne, communément appelées Wayiyans, se sont mobilisées dans la nuit du vendredi 3 janvier 2026 à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Leur objectif était de mettre en garde les éventuels auteurs de toute entreprise de déstabilisation et exprimer leur soutien au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
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Aucune source officielle n’avait, à ce stade, confirmé l’existence d’une tentative de coup d’État. Toutefois, la diffusion massive de ces informations sur les réseaux sociaux a suffi à susciter une réaction immédiate des organisations citoyennes. Celles-ci ont appelé les populations à se rassembler pour contrer ce qu’elles qualifient d’« énième tentative » visant la Révolution progressiste populaire (RPP) conduite par le chef de l’État.
À Ouagadougou, le principal point de rassemblement a été le rond-point des Nations unies, rebaptisé symboliquement par les manifestants « Rond-point capitaine Ibrahim Traoré ». Sur place, les slogans scandés traduisent une ferme détermination : « Il n’y aura pas de pitié pour les ennemis de la Nation », « Vous voulez faire un coup d’État pour gouverner quel pays ? » ou encore « Le capitaine Traoré a le soutien total du peuple burkinabè ».
À Bobo-Dioulasso, des citoyens ont observé des scènes similaires : des regroupements spontanés se sont formés et des messages ont appelé à la vigilance citoyenne face à toute tentative de déstabilisation des institutions. Les Wayiyans ont exhorté les populations à rester mobilisées et à défendre les acquis de la transition en cours.
Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par plusieurs tentatives de déstabilisation annoncées et déjouées ces dernières années. En avril 2025, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, avait révélé l’existence d’un projet d’offensive armée contre la présidence du Faso, prévue pour le 16 avril 2025. Selon les autorités, des militaires dissidents, en lien avec des groupes terroristes, projetaient des attaques coordonnées à travers le pays dans le but de semer le chaos et de s’emparer du pouvoir.
En septembre 2024, le même ministre avait également dénoncé une tentative de subversion menée depuis l’étranger, impliquant d’anciens responsables burkinabè. Il avait notamment cité le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien Président de la Transition, accusé d’être lié à des manœuvres de déstabilisation depuis la Côte d’Ivoire. « Des individus résidant à l’étranger se sont activés dans une entreprise de subversion contre notre pays », avait-il déclaré, évoquant l’implication de civils, d’anciens militaires et d’appuis extérieurs.
À chaque annonce de tentative de coup d’État, une mobilisation populaire d’ampleur a été observée à travers le pays. Les rassemblements de la nuit du 3 janvier 2026 s’inscrivent ainsi dans une dynamique de vigilance citoyenne, traduisant le soutien d’une partie de la population au capitaine Ibrahim Traoré et à la trajectoire politique engagée depuis septembre 2022.




