Société




Ouagadougou : la BMCRF déjoue un trafic de savon contrefait, 3,6 millions FCFA saisis

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a réalisé une importante saisie ce lundi…

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a réalisé une importante saisie ce lundi 24 mars 2025 dans le quartier de Kamboinsé à Ouagadougou. Ses équipes ont intercepté 146 cartons de savon « Monsavon » contrefaits, d’une valeur estimée à 3 650 000 FCFA, prêts à être écoulés sur les marchés de la capitale.

Une fraude sophistiquée

Les produits frauduleux, habilement dissimulés dans des emballages neutres, présentaient plusieurs anomalies flagrantes. Le poids annoncé de 200 grammes ne correspondait pas à la réalité, première alerte pour les contrôleurs. Mais c’est l’examen minutieux des emballages qui a révélé l’ampleur de la supercherie.

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Contrairement aux vrais produits Monsavon où le logo Unilever et les autres marquages sont clairement visibles et bien positionnés, les contrefaçons montraient des insignes dispersés de manière anarchique, certains même manquants. Ces détails, a priori insignifiants pour le consommateur non averti, constituent pourtant des indices précieux pour identifier les faux produits.

Un danger pour la santé publique

Au-delà de l’aspect économique, la BMCRF alerte sur les risques sanitaires liés à l’utilisation de ces produits contrefaits. « Ces savons n’ont pas subi les contrôles sanitaires requis et peuvent contenir des substances nocives pour la peau », explique un responsable de la brigade. Les autorités recommandent aux consommateurs d’être particulièrement vigilants et de vérifier scrupuleusement les produits avant achat.

Mobilisation générale contre la fraude

Face à ce fléau qui mine l’économie locale et met en danger la santé des Burkinabè, la BMCRF intensifie sa lutte. Elle invite la population à collaborer activement en signalant toute activité suspecte via ses numéros verts dédiés : 80 00 11 84, 80 00 11 85 et 80 00 11 86.

« Chaque citoyen peut devenir un acteur de cette lutte en étant attentif aux produits qu’il achète et en dénonçant les trafics », insiste un porte-parole de la BMCRF. L’institution réaffirme ainsi son engagement à protéger à la fois les intérêts économiques du pays et la santé de ses concitoyens, tout en garantissant une concurrence loyale sur les marchés locaux.

 

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