Economie




Burkina Faso : une nouvelle société industrielle créée pour produire localement des compteurs d’eau intelligents

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa politique d’industrialisation avec la création de la Société industrielle burkinabè de…

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa politique d’industrialisation avec la création de la Société industrielle burkinabè de matériels hydrauliques (SOCIMAH), une entreprise à capitaux mixtes qui aura pour mission de fabriquer et d’assembler sur le territoire national des équipements destinés au secteur de l’eau.

 

La décision a été entérinée vendredi lors du Conseil des ministres à travers l’adoption d’un décret instituant cette nouvelle société d’économie mixte, dont l’État détiendra la majorité du capital. Les autorités ambitionnent ainsi de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations tout en renforçant les capacités industrielles nationales.

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Selon le gouvernement, le développement rapide des infrastructures d’approvisionnement en eau potable entraîne une hausse constante des besoins en matériels hydrauliques, notamment en compteurs d’eau, équipements de maintenance et produits utilisés pour le traitement de l’eau.

Actuellement, la quasi-totalité de ces équipements provient de l’étranger. Cette situation expose le Burkina Faso aux fluctuations des marchés internationaux ainsi qu’aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) figure parmi les principaux consommateurs de ces équipements. Chaque année, l’établissement public acquiert plus de 130 000 compteurs d’eau afin d’accompagner l’extension du réseau de distribution sur l’ensemble du territoire.

Face à cette dépendance, les autorités ont choisi de miser sur une production nationale. La SOCIMAH aura notamment pour vocation de concevoir et d’assembler des compteurs d’eau intelligents à prépaiement, mais aussi divers matériels et outillages destinés aux infrastructures hydrauliques.

La nouvelle entreprise disposera d’un capital initial fixé à un milliard de francs CFA. Sa structure actionnariale prévoit une participation majoritaire de l’État burkinabè à hauteur de 70 %, tandis que les investisseurs privés détiendront les 30 % restants.

Au-delà de l’objectif de satisfaction de la demande nationale, le projet vise également à favoriser le transfert de technologies, à renforcer les compétences techniques locales et à générer de nouveaux emplois qualifiés dans le secteur industriel.

Les autorités espèrent par ailleurs que cette initiative contribuera à l’émergence d’une véritable filière industrielle spécialisée dans les équipements hydrauliques, capable à terme de soutenir le développement économique du pays.

La création de la SOCIMAH s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à promouvoir la transformation locale des produits et à renforcer la souveraineté économique du Burkina Faso à travers la production nationale de biens jusque-là largement importés.

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