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Les nouveaux “combattants du savoir” prêts à servir le Burkina Faso

À l’issue d’un mois d’immersion patriotique, plus de 200 jeunes enseignants et chercheurs ont officiellement rejoint les rangs de l’État,…

À l’issue d’un mois d’immersion patriotique, plus de 200 jeunes enseignants et chercheurs ont officiellement rejoint les rangs de l’État, sous le signe du civisme et de la discipline.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thombiano, a présidé, le lundi 12 janvier 2026, la cérémonie marquant la fin de l’immersion patriotique des assistants universitaires, hospitalo-universitaires et attachés de recherche.

Au total, 203 assistants universitaires et attachés de recherche sont appelés à renforcer les effectifs des universités publiques et des structures nationales de recherche. Recrutés par l’État, 199 d’entre eux ont pris part à une immersion patriotique d’un mois au centre de formation et de production de Loumbila. Leur sortie officielle s’est déroulée le lundi 12 janvier 2026, au cours d’une cérémonie dirigée par le ministre Adjima Thiombiano, en présence de ses homologues en charge de la santé, Lucien Robert Kargougou, et de l’enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara. L’événement a été ponctué de discours et de la remise d’attestations aux participants.

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Au nom de la promotion, Francis Ouédraogo a salué la portée de cette formation qu’il a qualifiée d’école de vie pour les chercheurs et enseignants-chercheurs. « Ce séjour nous a permis de comprendre l’importance de l’ordre et de la discipline dans la réalisation de grandes ambitions », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), engagés dans la protection du territoire, tout en promettant de rester fidèles à la confiance placée en eux, l’intérêt supérieur du Burkina Faso devant primer sur toute autre considération.

Le directeur général du Service national pour le développement (SND), le colonel Moctar Haïdara Taboré, a pour sa part salué la vision des autorités qui ont fait du civisme et de la discipline une priorité nationale. Il s’est réjoui de l’atteinte des objectifs fixés, notamment la formation civique, patriotique et militaire des nouvelles recrues de l’État. Selon lui, le séjour s’est déroulé dans un climat marqué par la rigueur et le respect mutuel.

Il a souhaité que les bénéficiaires transmettent à leurs futurs apprenants non seulement des connaissances, mais aussi des valeurs telles que la discipline et le respect du bien public.

Prenant la parole, le ministre Adjima Thiombiano a souligné qu’il s’agissait d’une première expérience d’immersion dédiée aux enseignants-chercheurs et chercheurs, avec pour finalité unique de mieux servir la Nation. « Ce projet, que beaucoup jugeaient irréalisable, est aujourd’hui devenu concret grâce à la volonté ferme des plus hautes autorités », a-t-il déclaré.

S’inscrivant dans la vision de la Révolution progressiste populaire, le ministre a insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso de disposer de femmes et d’hommes compétents, porteurs de valeurs d’ordre et de discipline dans tous les secteurs. Il a exprimé sa gratitude au SND, qui a su, en l’espace d’un mois, forger ce groupe de chercheurs et d’enseignants-chercheurs en véritables soldats du savoir au sein des Unités de formation et de recherche (UFR).

Baptisée « Mi Bânma Djakoanda », signifiant « combattants du savoir », la promotion a été invitée à devenir un modèle et une référence.

« Vous êtes désormais imprégnés des valeurs essentielles qui fondent notre vivre-ensemble et orientent l’action publique : civisme, patriotisme, discipline, solidarité et sens élevé du devoir », leur a-t-il lancé.

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