Tougan : le Festival Toa Yaka célèbre la culture et la transmission des valeurs

Tougan accueille, les 30 et 31 janvier 2026, la troisième édition du Festival Toa Yaka, une initiative culturelle portée par…

Tougan accueille, les 30 et 31 janvier 2026, la troisième édition du Festival Toa Yaka, une initiative culturelle portée par l’APCS pour valoriser les traditions et renforcer le dialogue entre générations.

 

La ville de Tougan se prépare à vibrer au rythme de la troisième édition du Festival Toa Yaka, prévue les 30 et 31 janvier 2026. Initiée par l’Association pour la Promotion de la Culture du Sourou (APCS), cette manifestation se présente comme un acte de sauvegarde culturelle et un trait d’union entre les générations.

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Dans la province du Sourou, l’attente est palpable. Le Festival Toa Yaka, dont l’appellation traduit à la fois l’identité de Tougan et l’esprit festif, revient cette année avec une édition placée sous le sceau de la transmission des valeurs culturelles.

Pour Assimi Drabo, promoteur du festival, la création de cette initiative répond à un constat préoccupant. « Nous avons remarqué un éloignement progressif de la jeunesse vis-à-vis de la culture. Aujourd’hui, certains pans de notre patrimoine deviennent méconnaissables », a-t-il confié.

Pilier central du Festival Toa Yaka, la lutte traditionnelle mobilise, à chaque édition, les meilleurs lutteurs de la région du Sourou et constitue un temps fort de la programmation.

Si la lutte traditionnelle et les concerts demeurent au cœur de l’événement, cette troisième édition innove avec l’introduction de soirées de contes. En réhabilitant l’oralité, les organisateurs entendent faire du festival un véritable cadre d’apprentissage et de transmission.

« Dans nos sociétés africaines, le conte occupe une place essentielle. Il permet de transmettre des enseignements et des valeurs à la communauté », a rappelé Assimi Drabo. Des sages de la région seront ainsi associés aux échanges avec les jeunes, favorisant un dialogue intergénérationnel, gage de cohésion sociale.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et logistiques, l’organisation d’un tel événement reste un pari audacieux. L’APCS assure travailler en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité afin de garantir le bon déroulement des festivités.

L’inclusion demeure également au centre de cette édition. Le festival entend rendre hommage à ceux qui œuvrent pour la paix, en associant notamment les forces de sécurité aux activités sociales. « C’est une manière de leur témoigner notre soutien », a souligné le promoteur.

Au-delà des deux journées prévues au CELFAC de Tougan, les ambitions de l’APCS s’inscrivent dans une vision à long terme. S’inspirant de références culturelles comme le Festival sur le Niger de Ségou ou le MASA, les initiateurs nourrissent l’ambition de faire du Sourou une destination culturelle d’envergure internationale.

Malgré les contraintes économiques et sécuritaires, le message porté reste résolument tourné vers l’espoir. « Nous devons rester unis et montrer au monde que nous sommes toujours debout », a conclu Assimi Drabo.

Entre compétitions de lutte, rue marchande et récits ancestraux, Tougan s’apprête ainsi à accueillir la troisième édition du Festival Toa Yaka. Lancée en 2021 autour de la promotion de la lutte traditionnelle, l’initiative s’est progressivement consolidée avant de signer son retour les 30 et 31 janvier 2026 au CELPAC de Tougan.

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