Economie




Industrie cimentière au Burkina : les producteurs échangent avec le ministre de l’Énergie

Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a reçu en audience, jeudi 11 juin 2026…

Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a reçu en audience, jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou, le nouveau bureau de l’Association des Cimentiers du Burkina (ACB). Une rencontre marquée par la présentation officielle de la nouvelle équipe dirigeante et par un échange approfondi sur les défis majeurs du secteur cimentier au Burkina Faso.

 

Conduite par son président Claude Kompaoré, également Directeur général adjoint de Ciments de l’Afrique (CIMAF), la délégation des industriels a dressé un état des lieux du secteur. Elle a rappelé que le pays dispose aujourd’hui d’une capacité de production estimée à 7,3 millions de tonnes de ciment par an, alors que la consommation nationale se situe autour de 4,5 millions de tonnes.

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Malgré cet excédent apparent de capacité, les cimentiers font face à des difficultés persistantes qui freinent leur plein potentiel. Selon Claude Kompaoré, les principaux obstacles restent liés à l’approvisionnement en énergie ainsi qu’à la disponibilité des matières premières, notamment le clinker importé, indispensable à la fabrication du ciment.

Le président de l’ACB a toutefois salué les efforts entrepris par les autorités pour améliorer la situation énergétique du pays, estimant que ces initiatives ont contribué à réduire certaines tensions sur le marché. Il a également mis en avant les investissements réalisés par les industriels eux-mêmes, notamment dans les installations solaires et les groupes électrogènes, afin de sécuriser la production et limiter les interruptions.

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Dans cette dynamique, les cimentiers ont également annoncé plusieurs projets d’extension de leurs capacités industrielles. Parmi eux figure celui de CIMAF à Bobo-Dioulasso, qui prévoit d’augmenter sa production pour atteindre 1,5 million de tonnes par an, renforçant ainsi la présence industrielle dans l’ouest du pays.

Au-delà des questions de production, la délégation a aussi abordé la problématique de la valorisation des ressources locales. Aujourd’hui, les substances de carrière représentent entre 15 et 20 % des intrants utilisés dans la fabrication du ciment. L’ambition affichée par le secteur est de porter cette part à 35 %, voire 40 %, afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer l’intégration locale.

En réponse, le ministre Yacouba Zabré Gouba a rappelé le rôle stratégique du ciment dans le développement des infrastructures nationales, notamment dans le cadre de l’initiative Faso Mêbo, qui vise à accélérer la transformation des infrastructures à travers le pays.

Le ministre a également annoncé un renforcement imminent de l’offre énergétique nationale. Plusieurs projets en cours dans différentes localités, notamment à Ouagadougou, Komsilga, Pabré, Koudougou, Bobo-Dioulasso et Kaya, devraient permettre d’injecter près de 220 mégawatts supplémentaires dans le réseau électrique en 2026.

Réaffirmant la volonté du gouvernement d’accompagner le secteur privé, Yacouba Zabré Gouba a assuré les membres du nouveau bureau de l’ACB de sa disponibilité à poursuivre le dialogue et à soutenir le développement de l’industrie cimentière, considérée comme un pilier essentiel de la croissance économique nationale.

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