Economie




Le gouvernement du Burkina Faso suspend l’importation de la farine, du couscous et de la semoule afin de soutenir la production locale

Le Burkina Faso progresse dans sa politique de promotion du « Consommer local ». Le gouvernement a annoncé la suspension…

Le Burkina Faso progresse dans sa politique de promotion du « Consommer local ». Le gouvernement a annoncé la suspension de l’importation de plusieurs produits alimentaires, notamment la farine, y compris la farine infantile, le couscous et la semoule, afin de favoriser l’écoulement de la production nationale et de renforcer l’industrie agroalimentaire locale.

Dans un communiqué interministériel publié le 31 juillet 2026 par le ministère en charge du Commerce, les autorités précisent que cette mesure s’applique sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre.

« Dans l’optique de soutenir l’écoulement de la production nationale de farine, y compris la farine infantile, du couscous et de la semoule, l’importation desdits produits est suspendue sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué.

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La décision entre en vigueur dès sa signature. Toutefois, le gouvernement prévoit une période transitoire pour les opérateurs économiques ayant déjà engagé des procédures d’importation avant son entrée en application. Ces derniers disposent d’un délai de deux mois pour finaliser les formalités en cours.

Les autorités invitent les opérateurs, les services techniques de l’État, les agents des postes frontières ainsi que les forces de sécurité à veiller au respect strict de cette mesure. Elles rappellent également que toute infraction exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Cette suspension s’inscrit dans une stratégie plus large de protection et de développement de la production nationale. La veille, le Conseil des ministres avait adopté un décret révisant la liste des produits soumis à une Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à une Autorisation spéciale d’exportation (ASE).

Cette réforme actualise le décret de septembre 2018 afin de l’adapter aux nouvelles orientations économiques du gouvernement, centrées sur l’industrialisation et la promotion de la consommation des produits fabriqués localement. Parmi les principales innovations figure l’intégration de la farine infantile, du couscous, de la semoule et du gritz de maïs dans la liste des produits désormais soumis à une autorisation spéciale d’importation et d’exportation.

À travers cette décision, les autorités burkinabè entendent réduire la concurrence des produits importés, stimuler la transformation locale des matières premières agricoles et renforcer la souveraineté alimentaire du pays, tout en soutenant les industriels et producteurs nationaux.

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