À l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel, célébré ce dimanche, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et président en exercice de la Confédération, s’est adressé à la nation dans un message solennel marqué par un ton à la fois de satisfaction et de fermeté.
Dans cette prise de parole, il a salué ce qu’il considère comme des acquis « tangibles » de la feuille de route de l’An I, tout en appelant à une vigilance renforcée face aux pressions extérieures qu’il estime croissantes contre les États membres. Le chef de l’État burkinabè a dressé un bilan qu’il juge « positif et très satisfaisant », mettant en avant les avancées de la coopération entre les trois pays membres de l’AES, saluant notamment le leadership du général d’armée Assimi Goïta, et remerciant également le général Abdourahamane Tiani pour son « attachement indéfectible » aux idéaux confédéraux.
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Selon lui, la coopération politique s’est considérablement renforcée, la coordination diplomatique progresse et les forces combattantes des trois États intensifient leur collaboration dans la lutte contre le terrorisme, dessinant une dynamique qu’il juge désormais irréversible. Mais derrière ce tableau, le président de l’AES a également dénoncé un environnement hostile, évoquant une « guerre économique et médiatique d’une ampleur jamais égalée » visant les trois pays, marquée selon lui par des campagnes de désinformation et des tentatives d’instrumentalisation des populations.
Il a néanmoins tenu à préciser que la Confédération n’est « dirigée contre aucun peuple, aucune nation, ni aucune organisation », la présentant comme un choix souverain orienté vers la sécurité et l’indépendance. Dans la perspective de l’An II, Ibrahim Traoré a fixé de nouvelles priorités centrées sur l’autodéfense collective, l’intégration économique, l’industrialisation, la souveraineté énergétique et alimentaire ainsi que la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral, appelant les populations sahéliennes à s’approprier pleinement cette vision.
Sur le plan diplomatique, il a indiqué que l’AES poursuit ses consultations avec la Cédéao en vue d’un nouveau cadre de relations fondé sur le respect des choix souverains de chaque partie. Il a enfin conclu son message en appelant à l’unité et à la mobilisation collective pour bâtir « le Sahel de la paix, de la souveraineté, du développement et de la prospérité partagée » au sein de la Confédération des États du Sahel Confédération des États du Sahel.




