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Burkina Faso : deux candidats au BEPC condamnés pour fraude

Ce qui devait être une épreuve décisive pour leur avenir scolaire s’est finalement transformé en affaire judiciaire. À Arbollé, dans…

Ce qui devait être une épreuve décisive pour leur avenir scolaire s’est finalement transformé en affaire judiciaire. À Arbollé, dans la province du Passoré, deux candidats au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) session 2026 ont été condamnés pour avoir tenté de tricher lors des examens à l’aide de téléphones portables et d’une application d’intelligence artificielle.

Le verdict est tombé le jeudi 25 juin 2026 devant le Tribunal de Grande Instance de Yako. Les deux prévenus, identifiés par les initiales T.A., âgé de 19 ans, et S.O., âgé de 18 ans, comparaissaient pour des faits de fraude à l’examen. À l’issue de l’audience, la juridiction les a condamnés chacun à 60 jours de Travail d’Intérêt Général (TIG). Le jugement prévoit également une peine de six mois d’emprisonnement ferme en cas de non-exécution de cette sanction.

Selon les informations communiquées par le ministère burkinabè de la Justice, les faits remontent au 12 juin 2026, lors de l’épreuve de langue du second tour du BEPC. Ce jour-là, les surveillants ont constaté un comportement suspect de la part des deux candidats avant de découvrir qu’ils dissimulaient des téléphones Android dans la salle d’examen.

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Les vérifications effectuées sur les appareils ont révélé plusieurs éléments compromettants. Les enquêteurs ont notamment découvert des photographies du sujet d’examen ainsi que l’utilisation d’une application d’intelligence artificielle accessible via WhatsApp, utilisée pour générer des réponses aux questions posées.

L’un des candidats a été surpris en train de recopier les réponses obtenues grâce à l’application. Le second a été démasqué après la chute accidentelle de son téléphone, un incident qui a immédiatement attiré l’attention des surveillants présents dans la salle.

Face au tribunal, les deux jeunes hommes ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Pour expliquer leur geste, ils ont évoqué leurs difficultés en français ainsi que leur volonté d’augmenter leurs chances de réussite à l’examen.

Cette affaire illustre l’émergence de nouvelles formes de fraude dans le système éducatif, à mesure que les outils numériques et les applications d’intelligence artificielle deviennent plus accessibles. Elle témoigne également de la vigilance accrue des autorités éducatives et judiciaires face à l’utilisation de technologies susceptibles de compromettre l’équité des examens nationaux.

En condamnant les deux candidats à des travaux d’intérêt général, la justice burkinabè a choisi une sanction à la fois punitive et éducative, tout en adressant un message clair aux futurs candidats : l’usage de l’intelligence artificielle ou de tout autre outil technologique à des fins de fraude demeure passible de poursuites et de sanctions judiciaires.

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