Le gouvernement burkinabè a adopté, jeudi 2 juillet, une série de réformes touchant l’enseignement supérieur, l’industrie, l’eau, la justice, l’administration et l’action humanitaire, lors du Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré.
Parmi les principales décisions figure la création de l’Académie technologique du Faso (ATF), destinée à former au Burkina Faso des ingénieurs dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, l’aéronautique, la métallurgie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.
Le Conseil a également créé l’Agence nationale des bassins hydrographiques (ANABH), issue de la fusion des cinq agences de l’eau existantes. Cette nouvelle structure aura pour mission de renforcer la gestion intégrée des ressources en eau à l’échelle nationale.
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Dans le secteur industriel, le gouvernement a approuvé la création de CIM SAHEL, une société d’économie mixte à participation publique majoritaire. Cette cimenterie publique vise à réguler le marché, lutter contre les pénuries et la spéculation, soutenir les grands projets d’infrastructures et créer plus de 2 400 emplois directs et indirects.
Le Conseil a aussi déclaré d’utilité publique urgente un projet de logements sociaux dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, afin d’accélérer la mise en œuvre du programme immobilier de l’État.
Sur le plan administratif, deux nouveaux décrets réorganisent les horaires de travail et les modalités de la journée continue dans les administrations publiques et privées. Un autre décret renforce l’encadrement des interventions humanitaires afin d’améliorer leur coordination, leur traçabilité et leur conformité aux priorités nationales.
Dans le domaine judiciaire, le gouvernement a adopté de nouveaux textes sur les experts judiciaires, le fonctionnement du casier judiciaire et la nomination de membres de la Commission nationale de l’OHADA.
Le Conseil a également validé la nomination de Thierry Yvon Michel N’Goma comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.
Enfin, plusieurs communications ont porté sur la coopération avec l’Italie en matière de gestion des catastrophes, le bilan du Mois du patrimoine burkinabè, l’organisation de la Semaine nationale de la médecine traditionnelle, ainsi que le lancement d’un projet d’autonomisation économique des femmes par la propriété intellectuelle.




