Politique




Ouagadougou rejette fermement la résolution du Parlement européen sur les libertés publiques

Le gouvernement burkinabè a exprimé une vive protestation contre la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen,…

Le gouvernement burkinabè a exprimé une vive protestation contre la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen, portant sur la situation des libertés publiques au Burkina Faso. Dans une note verbale adressée mercredi à la Délégation de l’Union européenne à Ouagadougou, les autorités ont rejeté le texte avec « la plus grande fermeté ».

Cette réaction fait suite à la convocation, lundi, de l’ambassadeur de l’Union européenne, Philippe Bronchain, par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Celui-ci avait déjà exprimé la « désapprobation », la « déception » et le « dégoût » du gouvernement face à une résolution intitulée « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso ».

Dans sa note diplomatique, le ministère qualifie le document européen d’« ingérence inacceptable » dans les affaires intérieures du pays. Il estime que la résolution repose sur des « informations erronées » et dénonce une méconnaissance des efforts entrepris par le Burkina Faso dans la lutte contre l’insécurité.

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Ouagadougou affirme par ailleurs que la crise sécuritaire actuelle dans le Sahel trouve ses origines dans la déstabilisation de la Libye en 2011, et souligne les conséquences durables de l’intervention militaire de l’OTAN dans la région.

Le gouvernement met également en avant les efforts conjoints des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), estimant que des avancées significatives ont été réalisées dans la reconquête du territoire et la lutte contre les groupes armés.

Tout en réaffirmant sa volonté de maintenir un dialogue « franc et respectueux » avec l’Union européenne, les autorités burkinabè avertissent que celui-ci ne peut se poursuivre dans un climat de « condescendance » ou d’« injonctions ». La résolution est ainsi déclarée « nulle et de nul effet ».

De son côté, l’ambassadeur Philippe Bronchain a indiqué avoir pris note de la position des autorités burkinabè et s’est engagé à transmettre leur message aux instances compétentes de l’Union européenne.

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