Politique




Burkina Faso : une Charte de la Révolution adoptée pour refonder le cadre institutionnel

Les députés burkinabè ont adopté à l’unanimité une nouvelle Charte de la Révolution. Ce texte remplace la Charte de la…

Les députés burkinabè ont adopté à l’unanimité une nouvelle Charte de la Révolution. Ce texte remplace la Charte de la transition et redéfinit les bases politiques et institutionnelles du pays.

L’Assemblée législative du peuple a adopté, à l’unanimité, le projet de loi portant Charte de la Révolution, lors d’une séance plénière tenue le vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou.

Avec cette adoption, la Charte de la transition cesse d’être en vigueur au Burkina Faso. Elle est désormais remplacée par un nouveau texte que les autorités présentent comme un cadre institutionnel renforcé, adapté aux évolutions politiques en cours.

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Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, cette réforme s’imposait afin de doter le pays d’un instrument juridique solide, capable d’intégrer les transformations politiques, administratives et institutionnelles engagées, tout en répondant aux attentes des populations.

Le ministre a notamment évoqué la dissolution des partis et formations politiques. Cette décision entraîne la suppression de leur représentation au sein de l’organe législatif. En conséquence, les sièges précédemment attribués à ces entités ont été redistribués afin de maintenir l’équilibre institutionnel et éviter une réduction du nombre de députés.

Par ailleurs, la réorganisation territoriale, marquée par la création de quatre nouvelles régions, a été intégrée dans cette nouvelle architecture institutionnelle. Ces entités disposeront désormais de représentants au sein de la composante des personnalités issues des forces vives régionales.

Autre élément central de cette réforme, la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP), qui consacre une nouvelle orientation politique. Celle-ci repose sur des principes de défense nationale, d’engagement patriotique et de rupture avec les modèles jugés impérialistes et néocoloniaux.

La Charte de la Révolution entérine ainsi la RPP comme socle politique du dispositif institutionnel. Elle introduit également des changements symboliques dans l’organisation des institutions, avec la nouvelle appellation de « Gouvernement du peuple » et « Assemblée législative du peuple », en remplacement des anciennes dénominations liées à la transition.

Les députés estiment que ce texte permettra de consolider le cadre institutionnel du pays, en assurant à la fois la cohérence des réformes engagées et la stabilité politique dans un contexte de transformation profonde.

Adoptée à l’unanimité des 70 votants, la Charte de la Révolution marque une nouvelle étape dans la redéfinition de l’organisation politique du Burkina Faso.

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