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Sécurité régionale : Lomé alerte sur les risques de fragmentation

Le Togo appelle à préserver la cohésion sécuritaire en Afrique de l’Ouest, alors que les efforts diplomatiques se multiplient autour…

Le Togo appelle à préserver la cohésion sécuritaire en Afrique de l’Ouest, alors que les efforts diplomatiques se multiplient autour du Sahel.

 

Le Togo a mis en garde contre les risques d’une fragmentation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives diplomatiques pour maintenir le dialogue entre la CEDEAO, l’Union africaine et les États sahéliens.

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Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a appelé mercredi à préserver la stabilité de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a averti qu’une fragilisation de ce bloc pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble de la région.

« Pour le Togo, la paix et la sécurité régionales ne peuvent être fragmentées. Si l’AES vacille aujourd’hui, c’est toute la région qui sera menacée », a-t-il déclaré dans un message publié sur sa page Facebook.

Cette prise de position intervient alors que les initiatives diplomatiques se renforcent pour maintenir un dialogue sécuritaire au Sahel.

Quelques jours après une visite au siège de la CEDEAO à Abuja, le représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a été reçu le 10 mars à Freetown par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO.

À l’issue de cette rencontre qualifiée de productive, ce dernier a réaffirmé son engagement en faveur d’un dialogue constructif sur les enjeux sécuritaires au Sahel.

Cette visite s’inscrit dans une tournée diplomatique entamée début mars. Le 6 mars, Mamadou Tangara s’était déjà entretenu à Abuja avec le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, autour du renforcement de la coordination entre l’Union africaine et l’organisation sous-régionale.

Ces démarches font suite à une mission effectuée à Bamako fin janvier, où il avait rencontré le président de la transition malienne, Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, pour échanger sur les priorités sécuritaires et le maintien du dialogue.

Ces efforts interviennent dans un contexte marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO en janvier 2025, suivi de la création de l’Alliance des États du Sahel.

Malgré cette rupture, certaines coopérations techniques demeurent, notamment au sein du GIABA et de la BIDC, où ces pays conservent un statut particulier.

Dans ce contexte de recomposition institutionnelle, l’appel du Togo à une sécurité régionale indivisible reflète la nécessité de préserver les mécanismes de coopération face aux défis sécuritaires persistants dans le Sahel.

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