Les États membres de l’Union parlementaire de l’OCI sont réunis à Ouagadougou pour réfléchir aux défis liés aux migrations et aux réfugiés, dans un contexte sahélien sous tension.
La réunion du Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des États membres de l’OCI (UPCI) se tient les 13 et 14 janvier 2026 à Ouagadougou autour du thème « Les migrants et les réfugiés ». La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée ce mardi 13 janvier 2026 par le président de l’Assemblée législative de transition, Dr Ousmane Bougouma.
Des délégations provenant notamment de la Palestine, du Maroc, du Tchad, de la Turquie, du Mozambique, de la Gambie et du Burkina Faso participent à cette rencontre. Durant deux jours, les participants se penchent sur les enjeux liés aux migrations et aux réfugiés, dans un contexte marqué par d’importants déplacements de populations, en particulier dans la zone sahélienne, ce qui explique le choix du thème.
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Selon le secrétaire général de l’UPCI, Mouhamed Khouraichi Niass, cette session s’inscrit dans la volonté de renforcer les actions de l’Union et d’assurer une mise en œuvre concrète de ses résolutions afin d’accroître son efficacité et son rayonnement.
Il a indiqué que les débats porteront notamment sur l’ampleur croissante du phénomène migratoire et sur la situation des personnes déplacées dans les pays du Sahel. Les échanges viseront également à soutenir les efforts internationaux en faveur d’une migration plus sûre, ainsi qu’à encourager le retour des migrants dans leurs zones d’origine et leur réinsertion.
Il a aussi précisé que la rencontre aboutira à l’examen et à l’adoption de la « Déclaration de Ouagadougou », axée sur la solidarité islamique et son application dans l’action humanitaire en faveur des migrants et des réfugiés.
Pour Dr Ousmane Bougouma, le thème choisi traduit un engagement commun, en lien avec des instruments internationaux tels que le Pacte mondial sur les réfugiés. Il a souligné la nécessité de renforcer la coopération afin de promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière, tout en assurant une protection digne aux réfugiés.
« La migration, phénomène inhérent à l’histoire humaine, peut être une source de prospérité, d’innovation et de développement durable. Le projet de texte de l’UPCI rappelle à juste titre que ses effets positifs peuvent être renforcés par une meilleure gouvernance.
Il nous engage à réduire les facteurs qui poussent nos concitoyens à quitter leurs pays et à créer les conditions politiques, économiques, sociales et environnementales nécessaires pour permettre à nos populations de construire un avenir serein chez elles », a-t-il déclaré.
Le Dr a également relevé que le document de travail appelle les États membres de l’UPCI à répondre aux besoins des migrants en situation de vulnérabilité, tout en veillant à la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant.
Dr Ousmane Bougouma a enfin invité à adopter une approche globale fondée sur le respect des droits humains, la lutte contre la xénophobie et la promotion de sociétés inclusives.




