Le président du Burkina Faso a accordé des mesures de clémence à 963 détenus à l’occasion du 1er janvier 2026, dans le cadre de l’exercice de son droit constitutionnel de grâce, a annoncé le Conseil des ministres.
Le décret présidentiel entérinant ces remises de peine, adopté en Conseil des ministres, repose sur l’article 54 de la Constitution du 2 juin 1991, qui confère au Chef de l’État le pouvoir de grâce, tel que précisé par la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso. Les décisions concernent des personnes définitivement condamnées à des peines privatives de liberté. Dans le détail, 372 détenus bénéficient d’une remise totale du reliquat de leur peine, 590 autres d’une réduction partielle comprise entre trois et douze mois, tandis qu’un détenu condamné à la réclusion à perpétuité voit sa peine commuée.
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Les bénéficiaires ont été retenus sur la base de plusieurs critères, notamment l’âge, la minorité pénale, l’état de santé jugé fragile ou la participation aux activités productives telles que les unités agricoles, les ateliers et les travaux communautaires. Une attention particulière a également été accordée aux condamnés ayant introduit une demande de conversion de peine en Travail d’intérêt général (TIG). Selon les autorités, ces mesures s’inscrivent dans une approche humanitaire visant à favoriser la réinsertion sociale des détenus ayant démontré des efforts réels de réhabilitation.
La liste exhaustive des 963 bénéficiaires sera publiée prochainement dans le Journal officiel du Burkina Faso.




