De nouveaux éléments accablants émergent dans l’enquête sur le putsch avorté du 3 janvier 2026, mettant en cause El Hadj Madi Sakandé dans une mission de reconnaissance ciblée.
Interpellé dans le cadre du putsch avorté du 3 janvier 2026, El Hadj Madi Sakandé est soupçonné d’avoir pris part activement aux préparatifs d’un projet d’attentat visant le Président du Faso. D’après des éléments d’enquête dévoilés dans une vidéo exclusive de l’Agence d’information du Burkina, il aurait effectué, plusieurs mois avant les faits, une mission de reconnaissance autour d’un site présenté comme une résidence présidentielle, en vue de faciliter l’intervention d’un commando.
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Les investigations conduites dans le dossier de la tentative de coup d’État déjouée du 3 janvier 2026 continuent de mettre au jour des faits jugés particulièrement compromettants. El Hadj Madi Sakandé, identifié comme l’un des suspects clés, aurait procédé bien en amont à des repérages ciblant un lieu assimilé à un domicile du Président du Faso.
Selon des sources sécuritaires, cette opération de reconnaissance s’inscrivait dans une stratégie de préparation d’une attaque au moment de l’exécution du plan insurrectionnel. Le suspect aurait parcouru les abords du site afin de capter des images et de collecter des renseignements jugés sensibles, destinés au groupe chargé de mener l’assaut.
Une séquence vidéo récemment transmise à l’Agence d’information du Burkina montre El Hadj Madi Sakandé à bord d’un véhicule, décrivant avec minutie les lieux. Il y détaille les voies d’accès, l’environnement immédiat et certains points considérés comme névralgiques, dans une démarche visant manifestement à faciliter une opération armée coordonnée.
Pourtant, lors de son interpellation, l’intéressé avait rejeté toute implication directe dans la phase opérationnelle, affirmant s’être cantonné à un appui financier. Il reconnaissait néanmoins avoir participé à la mobilisation de ressources au profit de l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba, présenté par les autorités comme le principal instigateur du complot. Une version depuis battue en brèche par l’évolution de l’enquête.
Les investigations établissent également que Madi Sakandé n’aurait pas agi isolément. Le chauffeur du véhicule utilisé lors de la mission de reconnaissance serait le policier Moumini Soré, lui aussi interpellé. Ce dernier aurait déjà pris part, aux côtés de Madi Sakandé, à une opération de collecte de fonds estimée à 70 millions de francs CFA. En contrepartie, il devait bénéficier d’un positionnement stratégique au sein de l’appareil sécuritaire en cas de réussite du putsch.




