Avec une production de 94 tonnes d’or en 2025, le Burkina Faso enregistre une performance historique dans le secteur extractif, portée par des réformes axées sur la souveraineté et un contrôle renforcé des activités minières.
Le secteur extractif burkinabè a franchi un seuil inédit en 2025. Sous l’effet des réformes engagées au nom de la souveraineté nationale, le Burkina Faso a atteint une production globale de 94 tonnes d’or, soit une progression spectaculaire par rapport à l’exercice précédent, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières.
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Présentant son bilan de performance pour l’année 2025 devant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre Yacouba Zabré Gouba a fait état d’un taux d’exécution de 89,66 % de son contrat d’objectifs. Une performance jugée globalement satisfaisante, tirée essentiellement par la dynamique du secteur minier et la mise en œuvre de politiques de souveraineté.
L’année 2025 s’impose ainsi comme un tournant majeur pour l’or burkinabè. D’après les données officielles, la production cumulée — incluant l’exploitation industrielle, artisanale et les saisies — a progressé de plus de 30 tonnes par rapport à 2024.
« Le secteur minier a affiché une excellente résilience en 2025, avec notamment près de 42 tonnes issues de l’exploitation artisanale », a souligné le ministre Gouba. Cette hausse significative s’explique, entre autres, par la montée en puissance de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), le suivi rapproché des 15 mines industrielles opérationnelles, ainsi que le renforcement des actions de lutte contre la fraude, ayant permis la récupération de 10 kilogrammes d’or du circuit illégal.
Énergie : des avancées notables sur le terrain
Parallèlement aux performances minières, le secteur énergétique a enregistré des progrès tangibles. Au cours de l’année 2025, près de 160 000 nouveaux ménages ont été raccordés au réseau électrique, tandis que 131 localités rurales ont bénéficié de l’électrification.
Les infrastructures ont également été renforcées avec la construction de 165 kilomètres de lignes de transport et environ 500 kilomètres de lignes basse tension, contribuant à l’amélioration de l’accès à l’électricité à l’échelle nationale.
Dans les zones urbaines et périurbaines, plus de 25 000 lampadaires ont été installés, un dispositif présenté comme un levier important dans la lutte contre l’insécurité.
2026 en ligne de mire : cap sur l’industrialisation
Fort de ces acquis, l’exécutif burkinabè entend accélérer la transformation du secteur en 2026. Le ministre a annoncé une réforme en profondeur du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), ainsi qu’une restructuration de l’artisanat minier autour de coopératives mieux organisées.
L’année à venir devrait également marquer un tournant pour l’actionnariat national. Au moins dix projets miniers semi-mécanisés, portés exclusivement par des investisseurs privés burkinabè, sont attendus.
« Notre objectif est de consolider durablement la souveraineté énergétique et minière du pays », a affirmé Yacouba Zabré Gouba, se projetant sur l’exercice 2026.




