Après la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, le chef de la transition assure directement la tutelle des armées, dans un contexte de riposte militaire
À la suite du décès du ministre de la Défense Sadio Camara, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a décidé d’assurer lui-même la tutelle du département, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Pour garantir la gestion quotidienne du ministère, le général Oumar Diarra a été nommé ministre délégué.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Cette réorganisation intervient alors que les FAMa ont intensifié leurs opérations militaires en réponse aux attaques coordonnées du 25 avril, attribuées notamment au JNIM. Selon l’état-major, ces opérations ont permis de neutraliser plus d’une centaine de combattants en moins d’une semaine.
Dès le 25 avril, des frappes ont été menées à Sévaré, dans la région de Mopti, avec la destruction d’une base et de plusieurs cibles, dont une colonne de motocyclistes près de Ké-Macina ainsi qu’un véhicule armé. Le 26 avril, une opération à Kolokani, dans la région de Koulikoro, a permis d’intercepter une colonne en repli. L’offensive s’est poursuivie le 29 avril à Kidal, avec des frappes ciblant des positions armées.
Le 2 mai, deux nouvelles opérations ont été conduites simultanément : l’une dans la région de Tombouctou, au sud-est de Gourma Rharous, et l’autre à Sébabougou, dans la région de Kita, où plusieurs combattants ont été neutralisés et du matériel récupéré. Le général Sadio Camara a été inhumé le 30 avril à Bamako lors d’obsèques nationales. Parallèlement, le parquet militaire a ouvert une enquête pour des soupçons de complicité interne, avec des arrestations déjà effectuées.
Dans ce contexte, l’état-major général des armées affirme maintenir la pression sur les groupes armés et poursuivre les opérations sur l’ensemble du territoire national.




