Politique




Le bureau des droits de l’homme de l’ONU amorce sa fermeture au Burkina Faso après sa suspension par les autorités

Le processus de fermeture du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à Ouagadougou est désormais…

Le processus de fermeture du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à Ouagadougou est désormais engagé. Cette étape intervient plusieurs mois après la suspension de ses activités par le gouvernement burkinabè et ouvre une nouvelle phase dans les relations entre les autorités et l’organisation onusienne.

Mardi, le coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de la ministre déléguée Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré/Kaboré. La réunion avait pour principal objectif d’informer officiellement le gouvernement de l’activation de la procédure prévue par l’accord de siège en cas de suspension prolongée des activités du bureau.

Cette décision fait suite à la mesure prise en avril 2026 par les autorités burkinabè, qui avaient suspendu les activités du HCDH après des déclarations du Haut-Commissaire Volker Türk, lequel accusait le gouvernement de restreindre l’espace civique.

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Accompagné de la représentante résidente du HCDH, Maurice Azonnankpo a expliqué que la fermeture du bureau devrait s’étaler sur une période de six mois, conformément aux dispositions prévues par l’accord de siège. Les Nations Unies ont également demandé la désignation d’un point focal national chargé de coordonner les différentes étapes de cette procédure.

Au-delà de cette fermeture, les responsables onusiens ont exprimé leur volonté d’ouvrir un nouveau cadre de dialogue afin de redéfinir les modalités de coopération entre les Nations Unies et le Burkina Faso pour les prochaines années.

Les autorités burkinabè ont, pour leur part, réaffirmé leur position. Le ministre des Affaires étrangères a invité les organisations internationales à respecter strictement les limites fixées par leurs accords de siège, dénonçant des comportements qu’il estime contraires au principe de souveraineté nationale.

Selon Karamoko Jean Marie Traoré, cette décision vise à adresser un signal clair aux partenaires internationaux appelés, selon lui, à agir dans le respect des intérêts du Burkina Faso et des engagements qui encadrent leur présence dans le pays.

Tout en prenant acte de l’ouverture de la procédure de fermeture et de la demande portant sur la désignation d’un point focal, le chef de la diplomatie burkinabè a assuré que le gouvernement demeurait disposé à poursuivre sa coopération avec les organisations internationales, à condition qu’elle repose sur le respect mutuel et de la souveraineté nationale.

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