Alors que la CAN 2025 au Maroc entre dans sa phase à élimination directe, l’élimination précoce du Gabon provoque une onde de choc politique et sportive.
La Coupe d’Afrique des nations 2025, organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, a achevé sa phase de groupes le mercredi 31 décembre. Place désormais aux huitièmes de finale, avec des affiches qui ressemblent déjà à des finales avant la lettre, notamment Burkina Faso–Côte d’Ivoire, Algérie–RD Congo, Mali–Tunisie ou encore Cameroun–Afrique du Sud.
Alors que cette phase à élimination directe débute samedi 3 janvier 2026, le premier fait marquant du tournoi reste l’élimination précoce de l’équipe nationale du Gabon. Une sortie de route brutale, qui a déclenché une réaction politique d’une rare fermeté à Libreville.
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Le Gabon quitte la CAN par la petite porte
Les Panthères du Gabon ont enchaîné trois défaites en autant de matchs. Battus d’entrée par le Cameroun (0-1), puis par le Mozambique (2-3), les Gabonais ont définitivement sombré face à la Côte d’Ivoire (2-3), malgré une avance de deux buts à zéro.
Une élimination sans appel, d’autant plus surprenante que le Gabon disputait encore, quelques semaines auparavant, les barrages africains qualificatifs pour la Coupe du monde 2026. L’écart entre les attentes et la réalité du terrain a provoqué une profonde incompréhension chez les supporters, dont certains ont dénoncé les sacrifices consentis pour soutenir leur équipe au Maroc.
Une contre-performance devenue affaire d’État
À Libreville, les autorités ont rapidement transformé cette débâcle sportive en affaire nationale. Dès le 1er janvier 2026, le gouvernement gabonais a annoncé la suspension de l’équipe nationale « jusqu’à nouvel ordre », la dissolution du staff technique et la mise à l’écart de deux cadres emblématiques : Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga.
La Fédération gabonaise de football a également été interpellée, signe d’une volonté politique de revoir en profondeur la gouvernance du football national.
« La débâcle des Panthères du Gabon à la CAN 2025 au Maroc (…) a ouvert une crise bien plus large que la seule contre-performance sportive », analyse gabonreview.com, évoquant une gestion institutionnelle de l’après-CAN qui a plongé l’opinion dans une rare confusion.
Un défi pour le nouveau ministre des Sports
Cette crise intervient au moment même où Paul Ulrich Kessany, ancien international gabonais et ex-capitaine des Panthères, vient d’être nommé ministre en charge des Sports, à la faveur d’un remaniement ministériel intervenu le 1er janvier 2026.
Pour l’ancien footballeur, la tâche s’annonce délicate : restaurer la confiance, apaiser les tensions et reconstruire une sélection nationale fragilisée, tant sportivement qu’institutionnellement.
Des huitièmes de finale très attendus
Pendant ce temps, la compétition se poursuit avec un programme alléchant pour les huitièmes de finale :
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Sénégal – Soudan (samedi 3 janvier, 17h)
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Mali – Tunisie (samedi 3 janvier, 20h)
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Maroc – Tanzanie (dimanche 4 janvier, 17h)
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Afrique du Sud – Cameroun (dimanche 4 janvier, 20h)
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Égypte – Bénin (lundi 5 janvier, 17h)
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Nigeria – Mozambique (lundi 5 janvier, 20h)
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Algérie – RD Congo (mardi 6 janvier, 17h)
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Côte d’Ivoire – Burkina Faso (mardi 6 janvier, 20h)
Des confrontations qui promettent une intensité maximale et pourraient, une nouvelle fois, redistribuer les cartes d’une CAN déjà riche en rebondissements.




