Le retour progressif des personnes déplacées internes vers leurs terres d’origine se confirme au Burkina Faso. C’est l’un des principaux enseignements de l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs 2026 du ministère de la Famille et de la Solidarité, qui fait état d’une évolution encourageante de la situation humanitaire dans plusieurs zones du pays.
Au 30 juin 2026, plus de 1 310 000 personnes avaient déjà regagné 1 034 localités, contre environ 1 160 000 personnes dans 871 localités au 31 décembre 2025. Une progression qui témoigne, selon le ministère, de l’amélioration graduelle des conditions sécuritaires dans certaines zones ainsi que des efforts engagés par le gouvernement pour faciliter le retour et la réinstallation des populations.
Face à cette nouvelle dynamique, le Premier ministre a donné une nouvelle orientation stratégique au ministère de la Famille et de la Solidarité. Désormais, la priorité devra être accordée à la réhabilitation des habitations dans les villages de retour plutôt qu’à la construction de logements dans les sites d’accueil des personnes déplacées.
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Cette approche vise à favoriser une réinstallation durable des populations en leur permettant de retrouver un cadre de vie stable dans leurs localités d’origine. Pour accompagner cette nouvelle phase, plusieurs initiatives structurantes ont été engagées. Elles concernent notamment le renforcement des capacités du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), avec l’acquisition de 68 camions destinés à améliorer les interventions sur le terrain.
À cela s’ajoutent la campagne nationale Dèmè Sira, le lancement d’une plateforme numérique dédiée ainsi que la mise en œuvre de la phase pilote du Service social mobile, autant d’actions destinées à rapprocher davantage les services sociaux des populations concernées.
Pour le ministère de la Famille et de la Solidarité, ces mesures traduisent une volonté de dépasser la seule logique d’assistance d’urgence pour inscrire l’action publique dans une démarche de relèvement, de résilience et d’autonomisation des communautés.
Les autorités réaffirment ainsi leur engagement à poursuivre cette dynamique avec l’appui des différents partenaires, afin que chaque famille retournée puisse progressivement retrouver des conditions de vie dignes et durables.




