Le Burkina Faso et le Royaume-Uni veulent donner un nouvel élan à leur coopération. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le lundi 13 juillet 2026, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, S.E. Angus Mckee, pour des échanges consacrés aux relations bilatérales entre les deux pays et aux perspectives de leur renforcement.
Au cours de cette rencontre, le diplomate britannique est venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur les principaux dossiers de coopération ainsi que sur les moyens de consolider les liens entre Ouagadougou et Londres.
À l’issue de l’audience, Angus Mckee a exprimé sa satisfaction concernant la collaboration entre les deux pays, notamment dans des domaines majeurs comme la sécurité et l’appui au développement. Il a également souligné que sa démarche s’inscrivait dans une logique d’écoute afin de mieux prendre en compte les priorités exprimées par le Burkina Faso dans la mise en œuvre des projets de partenariat.
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« Le Royaume-Uni reste toujours un partenaire étroit du Burkina Faso pour contribuer à renforcer le développement du pays », a déclaré l’ambassadeur britannique.
Les discussions ont également porté sur la proposition du Royaume-Uni de mettre en place un cadre de concertation destiné à favoriser des échanges directs et francs sur les stratégies de lutte contre le terrorisme. Cette initiative vise notamment à permettre un partage d’expériences avec les pays du Sahel, confrontés depuis plusieurs années aux défis sécuritaires.
Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué adhérer à cette proposition, estimant qu’un tel cadre pourrait être utile s’il permet aux différents acteurs concernés d’aborder avec sincérité et réalisme les problématiques auxquelles ils font face.
Le ministre burkinabè a toutefois insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de porter un regard plus équilibré sur les efforts réalisés par les pays du Sahel. Tout en saluant les interventions du Royaume-Uni, notamment à travers les institutions multilatérales, il a appelé Londres à contribuer à une meilleure reconnaissance des actions engagées par les États sahéliens dans la lutte contre le terrorisme.
Selon lui, ces pays consentent d’importants efforts sur le terrain et obtiennent des résultats qui participent à limiter la propagation de la menace terroriste dans la sous-région. Au-delà des questions sécuritaires, les deux responsables ont également évoqué l’avenir de la coopération économique et au développement. Le chef de la diplomatie burkinabè a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de poursuivre ce partenariat, à condition qu’il soit davantage aligné sur les priorités nationales et orienté vers des projets structurants.
Karamoko Jean Marie Traoré a notamment plaidé pour une coopération qui privilégie les investissements durables plutôt qu’une approche essentiellement basée sur l’assistance humanitaire. Dans cette dynamique de consolidation des relations bilatérales, les échanges ont également porté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du projet d’accord-cadre de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni, considéré comme un outil important pour structurer davantage le partenariat entre les deux pays.




