Le dossier visant Achraf Hakimi franchit une étape décisive. Ce vendredi 19 juin, la cour d’appel de Versailles a confirmé qu’il sera jugé devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine. Dans son communiqué, la juridiction estime que les investigations menées au cours de l’enquête et de l’instruction ont fait apparaître « des charges suffisantes » justifiant sa mise en accusation.
L’affaire remonte à février 2023. Une jeune femme avait alors déposé une plainte dans un commissariat, affirmant avoir été victime de viol lors d’une rencontre avec le joueur. Depuis l’ouverture de la procédure, le défenseur international marocain, également capitaine des Lions de l’Atlas, a toujours contesté les accusations, les qualifiant de « fausses ».
Quelques jours après la décision de la cour d’appel, il a réagi sur le réseau social X, affirmant attendre le procès « avec impatience » et déclarant : « Enfin, je pourrai parler ». À ce stade, la date du procès n’a pas encore été fixée. Son avocate, Me Fanny Colin, n’a pas confirmé l’intention d’un éventuel pourvoi en cassation, tout en rappelant que la décision ne préjuge en rien de sa culpabilité et que son client « a beaucoup de choses à dire ».
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Du côté de la partie civile, la réaction est tout autre. Me Rachel-Flore Pardo s’est félicitée d’une décision qu’elle estime fondée sur un travail judiciaire approfondi, évoquant l’adhésion de six magistrats à la mise en accusation. Elle souligne que sa cliente, après plusieurs années de procédure, ressent un soulagement mêlé d’espoir, malgré une médiatisation qu’elle juge difficile à vivre.
Les faits allégués remontent à une soirée de janvier 2023. Selon la version rapportée à l’époque par une source policière, la plaignante, âgée de 24 ans, aurait rencontré le joueur via Instagram avant de se rendre à son domicile en VTC. Elle affirme avoir subi des actes non consentis avant de parvenir à quitter les lieux avec l’aide d’une amie contactée par message. Depuis, elle déclare vouloir être entendue dans un procès et pouvoir « se défendre ».
La défense, de son côté, dénonce une procédure marquée par la médiatisation de l’affaire et conteste la solidité des accusations. Me Colin évoque une justice influencée par la notoriété du joueur, tandis que la partie civile estime au contraire que cette notoriété a contribué à la visibilité du dossier.
Malgré cette procédure judiciaire en cours, le joueur poursuit sa carrière sportive avec Paris Saint-Germain et reste un élément clé de Morocco national football team. Le jour même de la décision, il devait disputer aux États-Unis un match de Coupe du monde face à l’Écosse, en tant que capitaine, illustrant la tension entre l’actualité sportive et la gravité du dossier judiciaire désormais renvoyé devant une cour criminelle.




