La Brigade Laabal annonce un renforcement de ses interventions pour éradiquer la mendicité, qui représente un risque pour la sécurité routière, les forces de l’ordre et la lutte antiterroriste.
La Brigade Laabal, instrument civique de régulation sociale au service de la refondation nationale, annonce un renforcement de ses actions pour éradiquer la mendicité au Burkina Faso. Selon ses responsables, ce phénomène ne présente « aucun aspect positif » et constitue un enjeu majeur pour la sécurité publique et nationale.
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La mendicité, notamment aux feux tricolores et aux grands carrefours, représente un risque réel pour la sécurité routière. Les mendiants se faufilent entre les véhicules, distraient les conducteurs et sont régulièrement impliqués dans des accidents graves.
Cette présence anarchique complique également le travail des forces de sécurité. Les attroupements réduisent la visibilité et offrent parfois des voies de fuite à des individus recherchés.
Au-delà des nuisances visibles, la Brigade alerte sur une dimension plus préoccupante : la mendicité servirait de couverture pour des activités criminelles. Certains individus s’y fondent pour repérer des cibles de vols ou de braquages, ou pour collecter des informations sur les mouvements des Forces de défense et de sécurité, constituant un risque direct pour la lutte contre le terrorisme.
Les personnes en situation de grande vulnérabilité restent particulièrement exposées au recrutement par des groupes armés, qui exploitent leur précarité pour leurs activités.
La Brigade Laabal rappelle enfin que la mendicité est interdite au Burkina Faso. La tolérance de cette pratique renverrait l’image d’un État faible. Elle appelle donc les populations à faire preuve de civisme face à cette pratique qui alimente un véritable « business » et compromet les efforts de restauration de l’ordre, de la discipline et de la sécurité collective.




