Une mortalité inhabituelle de poissons a été observée le vendredi 5 juin 2026 au barrage n°3 de Ouagadougou, où de nombreux tilapias et d’autres espèces aquatiques ont été retrouvés morts. Face à cette situation préoccupante, les autorités compétentes ont engagé des investigations afin d’identifier l’origine du phénomène.
Des équipes techniques dépêchées sur le site ont procédé à des prélèvements d’eau et à une série d’analyses destinées à évaluer l’état du milieu aquatique. Les résultats, rendus publics le samedi 6 juin par le ministère chargé des Ressources halieutiques, mettent en évidence une dégradation importante de la qualité de l’eau.
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Les examens physico-chimiques révèlent notamment un niveau d’acidité très élevé, avec un pH de 4,48, des températures comprises entre 29 et 30 degrés Celsius ainsi qu’une très faible concentration en oxygène dissous. Selon les spécialistes, cette combinaison de facteurs a entraîné une asphyxie massive des poissons, affectant aussi bien les espèces vivant naturellement dans le barrage que celles élevées dans des cages flottantes.
Les autorités attribuent cette détérioration du milieu à plusieurs sources de pollution. Parmi les causes évoquées figurent les rejets d’eaux usées, les activités maraîchères utilisant des produits phytosanitaires, le ruissellement des sols provoqué par les premières pluies de la saison et les canaux de drainage qui acheminent différents polluants vers le plan d’eau.
D’après le ministère, c’est le déséquilibre soudain des caractéristiques physico-chimiques du barrage qui a provoqué la baisse critique du taux d’oxygène et conduit à la mort d’une grande quantité de poissons.
Afin de limiter les conséquences environnementales et sanitaires de cet épisode, plusieurs mesures immédiates ont été engagées. Les services compétents ont lancé des opérations de collecte et d’évacuation des poissons morts, tout en menant des actions de sensibilisation auprès des pêcheurs et des populations riveraines.
Les autorités annoncent également un renforcement du contrôle de la qualité de l’eau, avec un suivi régulier destiné à prévenir de nouveaux incidents et à préserver durablement l’équilibre écologique du barrage ainsi que la santé des populations.




