La coopération entre le Burkina Faso et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend franchir une nouvelle étape. À Ouagadougou, lundi 17 août 2026, l’Administrateur adjoint du PNUD, Haoliang Xu, a salué la vision portée par les autorités burkinabè et leur volonté de privilégier la souveraineté et le développement endogène.
En visite au Burkina Faso après un passage au Mali et au Niger, le responsable onusien a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Cette rencontre devait permettre au représentant du PNUD de mieux cerner les priorités nationales et d’examiner les moyens de renforcer l’appui de l’organisation au pays.
Haoliang Xu a notamment placé sa visite sous le signe du plan RELANCE, élaboré par le gouvernement burkinabè. Il entend échanger avec les autorités sur les moyens d’accompagner la mise en œuvre de ses objectifs et de répondre aux aspirations de la population. Pour l’émissaire onusien, ce programme traduit une orientation stratégique claire et réaliste, tout en mettant en évidence les opportunités du pays et les défis auxquels il reste confronté.
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Le responsable du PNUD a ainsi insisté sur la nécessité d’une action collective conduite sous l’impulsion des autorités burkinabè. L’objectif affiché est de faire correspondre davantage les interventions de l’agence onusienne aux priorités définies par le gouvernement dans le cadre du plan RELANCE.
De son côté, Karamoko Jean Marie Traoré s’est félicité de cette visite, estimant que la présence des partenaires internationaux sur le terrain permet de mieux comprendre les réalités vécues par les populations. Selon lui, le contact direct offre la possibilité de confronter les informations contenues dans les rapports à la situation réelle, puis d’adapter les approches et les réponses proposées.
Le chef de la diplomatie burkinabè a également appelé à maintenir une coopération fondée sur l’écoute, le dialogue et la sincérité. Pour Ouagadougou, l’enjeu est notamment de faire en sorte que les interventions du PNUD soient effectivement alignées sur les priorités nationales et les orientations du plan RELANCE.
La rencontre a par ailleurs permis au ministre burkinabè de soulever la question des mécanismes de classement des pays. Karamoko Jean Marie Traoré souhaite que les potentialités propres à chaque État soient davantage prises en compte, plutôt que de s’appuyer uniquement sur des standards dont les résultats ne correspondent pas toujours aux réalités du terrain.
La mobilisation des ressources constitue également un autre défi du partenariat. Les deux parties devront renforcer leur collaboration dans ce domaine, tout en accordant une attention particulière à la communication autour des actions entreprises et de leurs effets concrets sur les populations.
À travers cette rencontre, le Burkina Faso et le PNUD affichent donc leur volonté de poursuivre leur collaboration, avec une priorité donnée aux besoins définis au niveau national et à la recherche de réponses davantage adaptées aux réalités du pays.




