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Mali : 82 militaires détenus depuis avril ont été libérés par les groupes armés

Quatre-vingt-deux militaires maliens détenus depuis les attaques coordonnées du 25 avril ont retrouvé la liberté ce jeudi 13 août. L’annonce…

Quatre-vingt-deux militaires maliens détenus depuis les attaques coordonnées du 25 avril ont retrouvé la liberté ce jeudi 13 août. L’annonce a été faite par l’état-major général des armées, qui n’a toutefois donné aucune précision sur les conditions ayant entouré leur remise en liberté. Dans un communiqué, l’armée assure que les soldats sont désormais « en sécurité » et pris en charge par les services compétents.

Selon Bamako, leur détention était liée à des groupes armés affiliés à la coalition présentée par les autorités maliennes comme regroupant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement indépendantiste actif dans le nord du Mali. Pour l’état-major, cette libération est l’aboutissement d’un « processus engagé dès leur capture ».

L’armée évoque une planification ainsi qu’une mobilisation coordonnées, sans toutefois fournir davantage de détails. Aucun assaut, affrontement ou opération militaire de récupération n’est mentionné dans le communiqué. Le lieu où les militaires ont été libérés n’a pas non plus été précisé, pas plus que l’identité d’éventuels intermédiaires ou l’existence d’une quelconque contrepartie. Du côté du FLA, des sources proches du mouvement avancent plutôt des considérations sociales et humanitaires pour expliquer cette remise en liberté.

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Cette version n’avait cependant pas encore fait l’objet, jeudi, d’une déclaration publique détaillée de la part du mouvement. La libération simultanée de 82 militaires laisse néanmoins apparaître l’existence d’un canal de contact, direct ou indirect, entre les différents protagonistes. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de conclure à l’ouverture d’un dialogue politique ou à l’existence de négociations formelles entre Bamako et les groupes armés opérant dans le nord du pays.

Cette évolution intervient par ailleurs dans un contexte régional marqué par un rapprochement entre le Mali et l’Algérie. Les deux pays ont rétabli leurs ambassadeurs et rouvert leurs espaces aériens le 10 juillet. Quelques jours plus tard, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga avait assuré qu’il n’existait « aucune rupture diplomatique » entre Bamako et Alger. Son homologue algérien, Sifi Ghrieb, l’avait ensuite invité à effectuer une visite de travail en Algérie. Aucun élément public ne permet cependant d’établir un lien entre Alger et la libération des militaires maliens.

Le dossier reste d’autant plus sensible que le FLA avait diffusé, le 31 juillet, une vidéo montrant plus de 200 membres des forces maliennes détenus. Le mouvement affirmait alors que ces prisonniers comprenaient notamment des militaires capturés le 25 avril lors de la prise de Kidal, ainsi que d’autres soldats faits prisonniers en juillet pendant les combats d’Anéfis et de Tabrichat. La remise en liberté annoncée ce jeudi constitue donc une avancée humanitaire significative pour les militaires concernés et leurs familles. Sa portée sur le plan politique reste toutefois à déterminer.

Elle dépendra notamment des informations qui pourraient être rendues publiques sur les conditions de leur libération et de l’évolution de la situation des autres militaires toujours détenus.

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