Société




Burkina Faso : 23 enfants sauvés d’un réseau de trafic vers les sites d’orpaillage

La vigilance des forces de sécurité burkinabè a permis de déjouer une tentative de trafic de vingt-trois enfants mineurs, destinés…

La vigilance des forces de sécurité burkinabè a permis de déjouer une tentative de trafic de vingt-trois enfants mineurs, destinés à être acheminés vers des sites d’orpaillage en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée. Une opération qui met en lumière la persistance des réseaux de traite et l’intensification des efforts de lutte contre l’exploitation des enfants dans la sous-région.

L’affaire remonte au mardi 23 juin 2026, lorsque les éléments de la Brigade territoriale de Mogtédo, dans le cadre de contrôles de routine sur les axes routiers, ont intercepté plusieurs minicars de transport en commun. À bord des véhicules, les gendarmes découvrent vingt-trois enfants âgés de 12 à 15 ans, visiblement en déplacement hors de leur localité d’origine.

Très vite, les vérifications menées sur place permettent d’établir la véritable destination du groupe. Les enfants étaient en réalité en partance pour des sites aurifères situés en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée, où ils devaient être exploités dans des conditions jugées particulièrement préoccupantes.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Les premières investigations ouvrent rapidement la piste d’un réseau organisé. Six individus de nationalité burkinabè sont identifiés comme étant impliqués dans le convoyage des mineurs. Saisie du dossier, la justice, à travers le Procureur du Faso, ordonne leur présentation devant les autorités judiciaires afin qu’ils répondent de leurs actes.

Dans la foulée de l’opération, les enfants ont été pris en charge par les services de l’Action sociale, mobilisés pour assurer leur protection, leur accompagnement et leur réinsertion temporaire. Cette prise en charge d’urgence vise à les soustraire à toute forme de vulnérabilité et à prévenir toute tentative de reprise par les réseaux de traite.

Au-delà du succès opérationnel, cette intervention met en évidence la coordination entre les forces de défense et de sécurité, les autorités judiciaires et les services sociaux dans la lutte contre la traite des personnes. Elle illustre également la persistance de réseaux transfrontaliers exploitant la précarité des familles et l’attrait des sites d’orpaillage pour organiser le déplacement clandestin de mineurs.

La Gendarmerie nationale, saluant l’efficacité de ses unités déployées sur le terrain, appelle par ailleurs la population à maintenir un haut niveau de vigilance. Elle encourage les citoyens à signaler toute situation suspecte impliquant des enfants, soulignant que la coopération communautaire demeure un levier essentiel dans la prévention et la lutte contre ce type de criminalité.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP